‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 395 sur 494 · CHAPITRE CXX.II · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXX.II

t le ittj «nTo^ letM* »m Liégeois par le bailli de Ljon, prometlaul les iisiiter.

De cestui second voya|;;e, qui esloitdedure coost3DCe à Liégeois , et duot ils liient leur plainte au roy , il ensîevi que le roy envoyu vers eux en la cité de Liéff e , pour les réconforter, le bailli de Lyon ; et lequel, avecqucs certaines letiresàly baillées, asscura Liéf^eois de tout confort et aide contre le duc de Bourgogne , à toutes lieuresque giuerrc voudroienl esmouvoir contre ly. Dont il ne dcmora gaires que jii la tierce fois ils ne reconiinenclièrent à follter ; et vindreiit assit^er Huy , ne s<;ai »e à aulcan propos pourpensé ne se à anlirui fol appétit , mes au moins sous la cooteurque je vous ai devisée dessus , et là oii il y avoit cerLûoe juste apparence; et] ils recommencèrent et poursievirent leur maleurde mal en f«s toujours , et plus et plus à Ifor perdition ei honte; et enensievi le voyage qui jamès ne doilu ftstre oublié , et par lequel tout le pays fut conquis, el toutes les bonnes villes rasées et abattues , el la cité meisnies menée h ce deiraiu que d' abattre ses portes et ses murs , et de sotifFrir emporter leor perron, et d'y prendre geas , et de leur priver et osier tous privilèges , loates coustumes et usages , toutes franchises et libertés anciennes , et d'en faire et user à volonté , fut de vie ou de cbevance, sans nulle contradiction, cl dont oncques le pareil n'avoit esté veu, le oui, ne truuvé en livre. Et leur vint tout ceci loules-foisdeceste maie prise de la ville de Huy, en quoi ils cuidèrent rediessler leur foule et honte par nouvel orgueil , et ils accrurent leur confusion à mille fois double par nng fol outrage. El non contens encore k tant, et d'estre et de vivre it demi heureux et demorans en leurs propres lieux et bi^itations, en commune aisance de vivre comme leurs voisins , et quérans encore quartement refuge au roi , qui autre-tel en fit comme devant, n'ont oncques cessé Jusqnesà avoir esmeu et desKé du pel letir tout parfait extrême maleur, et de quoi, par ung quatriesRM voyage que le dM Cborlw a meii

BOPRGOONE.— III' PART.

contre eux , ils ont esté mis à tonte dcrraine consommation , par feu , par expuisioa el par toute ruine et opprobre , comme Dînant , là où désormès n'y a teste pour se lever el es- 30Brdre,ne pour monslrerdeol ne Hère barbe, de nul éagede vivant homme, alors tant feust jeune.

Ce sont donc quatre voyAges que les ducs de Bourgogne , père et fils , ont fait à terrible exploit, et dn règne du roy Loys, roy de France, et tout en quatre ans, el dout les deux furent du vivant du duc Philippe, et lea deux autres après sa mort , de an en an , s:ins entre deux ; et dont le fils retournant de Conflans , glorieux vaincquer , fil le premier voyage pour et au nom de son père mal»de à Brusselles ; el lequel nient-moins, assis en sa chaire et son fils estant en France, gaigna par ses bous et vaillans serviteurs et snbgets , demorés par dechà, «ne dnre ei lïère bataille sur Liégois à Monienac , et là où haute-* ment et en grand valeur se monsirèrent Brai' bancbons et Mainuyers, avec anlctms anltre^ | de l'osiel du duc, liourguignons et Picarsi cl meismes de l'ostel de l'évesqBe de I-iégCy > comme le comte de Nassau , Iff seigneur dtf i Blanquenhem, le seigneur de Gasebecqne^ nommé messire Philippe de Hornes, et Iff ' grand bailli de Uaynant, nommé messirtf Jdian de Reubenpré , gentil chevalier et vaillant , et qui tous avoient gens de grand nonr et de grand fait. Et gardèrent l'honneur de i Ifur viel prince et maistre , et hii apportèrent , victoire de ses ennemis, sans main y mettre.'

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