‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 425 sur 494 · CHAPITRE CLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLI

Comment le rojLoys au double assembla frans archiers plus qu'U n'estoit de couslume , et de spa avis qu*U prist.

Le roy doncques partout son royaulme, vueillant pourveoir encontre ses querellans , les princes dessusdits , et soi garnir de force et d'amis encontre l'effort des autres , jà de longue main avoit praticqué en tous endroits tout Teffort qu'il pooit mettre sus, tant de nobles gens que de communes. Et en effet , par tous les lieux de sou royaulme là où ou

soloit lever francs archiers , il y assist de les lever au double nombre ^ plus que paravant. Si en trouva ung bien grand nombre , biea jusqucs à cinquante mille , bien embaslonnés et bien en point, avccques ses deux mille lances ordinaires , sans les aulti'es qu'il pooit avoir par mandement de ban.

Comme doncques le roy savoit et entendoit que son frère , monseigneur Charles , ne se voloit nullement départir de la ducié de Normandie qu'il ne Teust et ejiportast pour son partage , et que c'estoit le droict point de Isi destrainte de ce débat, à Tung de non s'en vouloir passer , et à Taultre de non la voloir donner ne de s'en desfaire, le roy s'avisa, et sagement , de faire convenir les trois estas du royaume à Tours. Et .par toutos les villes de son royaulme, meismes en Tournay, mandd venir nombre de députés envers ly, de par lesdictes villes, pour avoir avis aveucques eux et conseil en faire et en laissier sainement et deuement en ceste matère. Si y furent envoyés et députés maint notable preu» domme , et maint haut et noble clerc ; et mesmes tout Testât de saincte église y estpit semons et évoqué , par adjonction aveucques les nobles, lesquels tous s'assemblèrent à Tours , là où estoit le roy qui les attendoit. Et avoit aveucques ly , son oncle , le roY Renier, roy de Sicile, le comte du Maine, le duc de Bourbon, le prince de Navarre, le comte du Perche , le comte d'Angoulesme, le duc de Nemours , et multitude de grans ba^ rons et de haulx hommes^ auxquels e( devant lesquels , au jour qui estoit ordonné et signifié , le roy , en propre personne et de son propre sens, fit une très belle et notable relacion touchant ceste difficulté pendant pré*sentement. Et comme ly de soi ne se voloît; justifier , ce sambloit , en sa propre querella et cause , ne soi arroguer d'en savoir bien faire , de propre sens , au meilleur expédient , protesta devant eux tous soi estre insuDisant ly de ly, et non ydoine pour faire riens ea ceste matère de propre teste, veu encore qu'elle touchoit au bien universel de tout le royaulme , et à sa perpétuité, etly n'y avoit que son voyage; dont, par en abuser, ne lui voloit ne ne lui devoit porter ce grief. Si en demanda ravis e( 1^ çowei|..MMlK tOP W

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