CHAPITRE CLXYIII
Comment le roy voloit anéantir le don qu'il avoit fait de la rivière de Somme , disant que par contrainte il Tavoit fait.
Comme doncques ce duc Ghirfei •*«8tnit offert toujours et soi nîi f"
âes
GEORGE CnASTEU.Am.
moyen cnlrele royetson frÏTe, pour le bien de commune pais, et que ce moyen ne se pooil trouver pour le conicnletnent des doux, convenoit bien doncqucs que ce duc se nieisi sus fort et puissant, avencques ce qde ly mesmes avoil cause de doiéaoce encontre ie roy , parce que le pays de Somme qu'il lui avoit donné et transporté aiulîcl lieu de Cod- Rans, Ini avoit volu et voloit forlrutre , et ramener h nient son don, disant que ce que fait en avoit, il l'avoitfait par force et par constrainie et par manière d'ung sens, dissimulanlâ terme pour en estre qnille maiatenant; que chose fuite par telle manière forcée n'est pas de value après, quand elle peut appai'oir à Justice. Et pour ceste cause , le duc Charlesqui dès le commencement jusqu'en la En avoit fait toutes ses choses à fer et à clou bien IcUriées, et ncrvée», et noées, et passées, et conferméos par tout l'estroit sens de France et du royal pooir, quand il veit que ainsi on le voloit quérir et formener induemcnt et à sa (>rand boule et foule , dclibéra bien a meure sa cause privée avcucques celle qui lui estoit commune et d'ajouter la sienne doléance aveucques celle des autres, Et combien que plusieurs des princes de l'rauco , et presquu ions , h dur et à cnvis se consentoieui h emprendre ] cesie guerre, du roy contre son frère et â l'enconlre du duc de Bourgoi- Cne , comme de l'une part et de l'autre ils y regardoient cliose dilUcile et de grand mescbÎL-f, et il eux mesmes compêtant et touchant, et qu'à ceste cause et en ceslui regard contretenoient le roy lent et suspendant sa chaleur, auleuns toutes-fois, jeuâucs gens et capitaines, qui demandèrent le liuslin, quirent à gaigner et eux cserceren orgueilleux exploits, faire foule et damage à autrui, tf\ fois par envie sans autre cause, te! folspariiainede vieltempscongréée, dont ils l'ont libre, uvcucquesceque le roy de soi estuit en graud subtil sens fort muablc et variable, et lequel ils congnoîssoicnt assez ployable legièrement à esmouvoir rumeurj ï'inciloient ù la guerre ; et lui ramenlevoient, fait à douter , telle chose dont la souvenance lui dounoit pointure et occasion de s'en voloir vengier ; ainsi qit'cnlour des grands princes il y a souvent gens de diverses qua lilés qui peu prisent les mois qui leur volenl
de la bouce, et dont, pour les ensievir el pour les croire, les nobles princes soinrent encueurent en grands danunaigeset tneschiefs et en dure perdition d'ame, sans ce que ang tout entier royaume à la fois y chiet el tpe«buce , et tout par legier conseil et parcïal affection , et qu'amour ne se norrist ne ae se treuve en nostre cristieime fraternité nalle part , et que vérité n'a nullement sioge entre les curiaux (1), ne auciorité d'esire oye ne préférfîe devant conseil inique. ,