‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 447 sur 494 · CHAPITRE CLXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXXII

Comment le duc Charles, par la grand justice qu^il maintenoit , estoit cremeu en ses pays.

Geste justice doncques ainsi mise sus par les pays du duc du costé de France , elle donnoit au duc de Bourgoi{;ne dure cremeur ; et à luy ce lui estoit aussi une clerc preparaciondeson armée. Car en armée il sietà ung prince eslre cremeu et obéi, redouté des malvais et honoré des vaillans , et de tenir riégle et ordre entre eulx qui sont à prisier ou à corrigier ; car en cela pend la gloire et le salut de tous grans osts et de tous grans princes. Or estoit le duc Cbarles parti dû Quesnoy fièrement en armes , et ly mesmes armé de toutes pièces, tirant vers Péronne , lu où il vint et se tint dix ou douze jours, tant que ses monstres fussent faites, et que tous ses gens se trouvassent ensemble , qui furent en nombre environ de vingt mille pris. Et en estoient souverains capitaines : messire Adolf de Clèves , le liaslard do Boiir^joignc , c comte de ■\Iarlc , messire Jacijiics de Saiiict- Pol , le seigneur d'Ayaierics et |)lu:>icurs au-

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