‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 45 sur 494 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

tommont le romto de Lif^ny envoya requérir la pii' giiitloii de» deux bastanto qui avuient violé le sauircoiiduicC.

HT Or ostoit rctournri Hector vers son capitaine , le comte de Lifjny ; et entièrement luy tenta comment la chose estoit advenue, et la doMtn>UHMe (|ue les Anglois avoient faicie , en- Memblo aucuns autres de son armée, grandement ù sa foulle et à son déshonneur pour Tamour de son saulf-comluict. Si enfutledict comte si troublé et yré qu'il n'en povoit plus, et iwuverainement pour ceulx qui estoient sonbs luy, parquoy tout esmeu de couroux envoya prestement vers le seigneur de Croy, luy Bi(;nifller qu'il luy envoyast Butor, son frère, le baslard, lequoldu grand blasme et offence foite envers luy, par rompre son saulf-conduict , il vouloit pugnir ; et manda pareillement au sire de Longueval pour avoir le bastard de Dunoy, frère de sa femme. Les deux seigneurs Croy et Longueval , peu accoutans à tel commandement de rigueur , et eulx sentans non foibles, reffusèrent tout plat Venvoy ; et disoient que ainsy n'estoit pas à pugnir leur sang , encoires par couroux et par hauUeur,' combien que leur mes-pris leur <|esplaisoit assez, ce dirent. El adont les messaigesvéans les peu estre enclins à vouloir obéyr yndict comte , renforcèrent leur hmgaîge , et, ^BHime leur maistre leur avoit donné en charge^

redoubloient de rechief , et disoient : que se ils ne les délivrassent et tramissent audict comte , luy meismes les viendroit guerre i force en leur logis. Dequoy Longaeral respondy bien aigrement , et comme très mal content, que il ne luy conseilloit pas de y venir, et que s'il y venoit et il ne fiist le plus fort, il ne les ameneroit point, car rayderoit plus tost à tuer luy meismes. Desquelles pirolles rapportées et haullement levées , avec plusieurs autres , il s*en engendra une très grand hayne entre les deux parties, qui depuis dura longuement bien aigre. Toutesvoîes n'y eut autre force iaicte pour celle heure , car les bastards , acteurs de ceste besongne , se partirent secrètement^ et prindrent le large où bon leur sembloit.

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