‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 466 sur 494 · BOURGOGNE.— III' PART · texte numérisé non relu

BOURGOGNE.— III' PART

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(f } Manille.

(2) .iujcudeCdio-liiillànl.

et festes, sans labear, de Id grâce que Dibu avoit envoyée aux Franchois, de leur dtttif remis en main img roy en Angleterre j qui estoit du sang de France et de l'amistéi et dppertcnant à la couronné ; il prochain comme Consrn germain ,' et d'avoir tcbomé et èxpiils fe Vray ènnemy, persécuteur et msnachfiur des Franchois ; EdUard; soubs la jonction du duc de l)Olirgo)(}ne. Mesmes ceiix de Tonmay en firent Ids fent et le* procèsslôhs telles que j'ai dites j à grand ffeste et joie.

CHài*itRE CXCI.

Comment le dtlc ChtitUs icent toTlléi lea titriiTeflèa l pu 4eli , et iiue tonte h «illgêlirê ne yrtfoinia riem a EdDard. ,

'' festoie en cotirt à ccslé hëiirci, IfiidNd toutes ces choses ici se 61*6111, et tju'bit jeâ rapporta teles au diic , qui les pririt éH pdcieoce telleinent quellément. Et liiësmd éd fit ses contes ; car aiitremëht taire tiH pondit , comme il savoit bien que les ciioseâ bufhdinëi et les faits des royaulihes et seighetifiei pendoient tontes en la main dé Dîëii et eh soâ ordonner , et les convient prendre en là nattird de leur venir teles qu'il lui plàiii les éhvoyëf ; car sens d'ommc n'a point de lieu , là oil les fais de fortune ont upcralioh secrète sur opinion commune. Ceci dis-je pour le duc, qui avoit grand intércsi, et qiii cognoissoît bien et véoit que tout ce lironillis ici , et ceste mutaciOD en Angleterre estoit pratiquée pour ly par le roy Loys et Warwyc ensendile , pour le desfairc et non pour aultre fin. i>rinfipalementet à ccslc cause , lui s^-uichant ce , et afin de conforter son frèri-le roy Eduard(i)f qu'il ne sncoimbust sous les malices des deux, ce duc maintenoit sa puissante fiêm armée sur nier , à grans cousts et despcns, pour cuidier rompre leur convine ; et envoya au roy Eduard toutes les adresses de conseil que pooit, hui d'une manière, demain d'une autre, afin de soi porter sagement et vaillamment en cestes ces macbinacioas contre ly. Mes tout enfin ne servit h riens; riens n'y porta ne fruit ne elfect. La ma-

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GEORGËl

lice des" deux pour ce temps ici pori;i fleur et fruit; et vindrent à leur intention, pour une grande part^ et la diligence du duc Charles , aveucques tout son pooîr et conseil «n celui endroit , fondit loni et tourna à nient en l'exécucian de Eduard , qui estott en Nort et se pr^paroit , ce disoii l'on , pour venir contre Warwyc , trois jours après ila bonne beure ; non pas que je ce lui impute à lâcheté , ne à faute de vaillance , mes ù ce qu'il n'avoit pas ses gens si prcsts ne si à heui'e comme il eust bien votu; et peut^cstre aussi que fortune alors ne le vouloit pas ainsi , pour eu faire sortir fin plus {p'ande et plus admirable , ne savoit-on pour qui.

Vray est toutesfois que se le roy Edouard eust mis ù efTect lemprement et de bonne heure le conseil du duc sou fr^rc , et lequel il lui avott sifpiifié par ung vaillant écuyer nommé Anthoiue De La Mer, ce fut qu'U s'en feust venu saisir Calais en tandis queW:u'wyc estoit encore en France , et là où Waneloc lui eust fait ouverture , et en pare'd le seigneur de Duras , et ne lui eust-on osé contredire , il eust tout espocnté le roy Loys et Warwyc , et fait confus et camus en toutes leurs malices; et feust demoré paisible et tranquille en son royaulme maugré tous -, ou à l'autre \ez , s'U eust pris et levé subllllement le roy Henry de la tour de Londres , par beaucop de manières qui estoient dressées et bien faisables ,'cai' y avoit kervelle avantageuse merveilleusement qui gisoit en la rivière de Tamise , toute propre à ce pour le rechevoir , Eduard , par ce moyen eust osié à Warwyc tout rinslnimcnt de quoi il se pooit aidier pour rentrer en Angleterre; et le duc Charles l'eust eu en ses mains , bien hors du commandement de toute France et d'Angleterre, ses contraires. Mes, comme j'ai dict , je ne sçay se Dieu l'eust volu ou non ainsi avenir , mes toutefois le sens de l'omme ne profita riens ici au roy Eduard , quand y-mesmes ne sceut oncqucs meure à effecl ce qui estoît de son salut. Promisi toutefois assez, et afferma de le faire; mes oncques n'en fit riens. Si en porta dur anuy le duc Charles i et dit bien ipi'il ne se voloit point aidier, ce percevoit bien; mes au fort , ce dist, quand il se soul'riroit perdre

ASTELUIN. ^M6S]

et bouler hors de son royatilme , si demorroit-il duc de iîourgoigue et de ses autres pays , et feroit tout à part ly , au moins mal qu'il poroit.

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