CHAPITRE XXIX
Des trêves qui furent publiées entre le roy de France et le roy d'Anglelcrre, et coninicnl les Tnuljours de Gernionten Beauvoisis Turent bi-ulés par les Anglois.
Grand fut rassemblement à merveilles de gens d'armes qui luy vindrent de lotîtes pays; et les faisoit moult beau voir en leur appareil. Et luy meismes de sa personne se hiist
CEORGE OïTASTEtI,AI\
sus, comme à sa IiauUcsse npartenoit dose nionslrcr en giiene en sii première armée , car |>rans estas de habillemens ne d'utitrcs beubans ne luy afTcroîent point pour l'amour du dcul. Pur aucuns jours tiulson séjour ù Arras , jusques {[ens de toutes pars fussent arrivés , et son année en point pour partir. Si advinlque pendant les meismes jours, ung samedy après les t'ois , furent criées par toutes les villes de l'obéissance du royet du duc de Bourgoiogne les trêves entre le roy de France et d'Angleterre", prenant depuis Paris jusques à liouloigne sur la mer et jusques ù Troyes en Champaingne ; et duroieul lesdîctcs trêves jusques à my mars, sur attente d'avoir accord et finuble paix ensemble; après lesquelles trêves nulles villes ne forteresses contraires audîct roy et duc de Bourgoingiie n'estoient comprinses , où que elles fussent sciluées. Parquoy trois mil Anglois, soubs In conduite du comte de Hantindun et de Cornuaille, (antost après tes trêves prises , alèrent di^vant la ville et chasteuu de Clermont en Beauvoisis , laquelle , par une très grant liaultxiine ils assaillirent très aigrement ; et la cuidoienl bien emporter par armes; mais très vaillamment fui defTendue, et n'y porent rien faire. Et pour ce que aucuns de leurs gens de bien y moururent , et autres y receurent grand meshaing de corps , par despitelpar revenge de leur annuy , dont ils ne povoîent avoir autre chose , ils boutèrent le feu CD ung fourbourgqui s'appelle de Saint-Andrieu, et ardirentmuimesbelles maisonsqui y estuient, puis fourrèrent toute la comtèliaultct bas , et en amenèrent ce qui y esloit de bon ; et atout leurs proyes s'en rallèrenl en Normandie.