CHAPITRE XXXVII
CoDimeiit momeigneur le daaiphin apprit à Bourges la Dourelle do trakté lait par aon père le roy et mit tes places en deffenoe.
r Or estoit monseigneur le daulphin à Bourges qui véoit et oyoit toutes ces choses , contraires à lui grandement et desespérables. Véoit le duc bourgoingnon son] .beau-frère estre en grand effort et puissant devers le roy , et que par luy et à son appétit toutes les choses de ce royaulme se traictoient ; véoit à Tauire lez sa sœur estre accordée au roy anglois, avec Tadhéritement perpétuel de la couronne de France, contre tout humain droit et divin , et que, par ceste aliance et amityé incompatible , il seroit expuls et dejecté de son héritage piteusement , et frauldé par les deux puissances conjointes. Durement fust esbahy certes , et non merveilles. Et luy sembloit chose bien pénible et dangereuse moult, à résister à tout et pourveoir convenablement , combien que de nécessité il feilloit foire vertu , et prendre reconfort bien en austère fortune , comme amye, là ou gist gloire et espreuve des haulx couraiges. Provision toutesvoies i>ossible pour lors, et la meilleur qu^il pot , il y mist ; et garnit ses villes prestement par tout, icy et là, et y mist ses plus féableset vaÛlans capitaines ; àMelun, le seigneur de Barbasan ; à Montreau , le seigneur de Guiery et messire Robert de Loire ; à Montargies , le bastard de Y auru , et Pierron Luppel à Maulx , à compaignie du seigneur de Gamaches ; et ainsi partout , là ou il estoit besoing , mist et assist ses gens pour maintenir la frontière contre ses ennemis ; et au remanant se pourvéy de gens d'armes le plus qu'il povoit pour tenir les champs encontre eulx , attendant Taventure que Dieu luy vouldroit envoyer.