MM
roys de France et d'Angleterre, ensemble les roynes et le duc de Bourgoingne et tout leur estât, se partirent de ladicle ville et de tons les environs ; et prindrent leur chemin le pins exploitant qu ils peurent vers Sens en Bourgoingne , cité pour lors ennemye anxdicts roys et au duc Phelippe. Et y avoit belle garnison et bonne des gens du daulphm qui assez craindoient la venue desdicts roys; combien que le semblant se monstroit en eulx non esbahys. Les roys chevauchoient ordonnéemcnt en bataille et le dne bourguignon d'cncoste eulx , dont le semblant n*es* toit point moindre d'ung empereur, posé que non roy. Le roy anglois , qui se trouva Goste à coste du roy françois son nonvcau père , et mis en la haulte roue de fortune pour avoir acquis Tassouvisscment de son souhait, comme d'cstre héritier et régent de Erance , gouverneur seul et embrasseur du corps et du falot du roy, en tout et par tout dispositeur de toutes les besoingnes telles qu^il les vouloit avoir, bien fait à penser que moult devolt avoir le cucr enfiery et bien à son aise, voiant encoires que avec luy, qui estoit enncmy venu au roy françois , il avoît recouvert amy et père pour estre ennemy à luy mcismes.