AVANT-PROPOS
Nous terminons avec ce tome l'édition des manuscrits que nous nous étions proposé de publier. L'ouvrage renferme non - seulement les travaux les plus précieux que Ton connaissait de Grandidier lorsque nous nous sommes mis à l'œuvre , mais encore ceux que le hasard a révélés depuis. Nous avons rempli notre tâche en nous conformant rigoureusement au programme que nous nous sommes tracé au début, c'est-à-dire en respectant l'œuvre du Maître jusque dans ses origines rudimentaires. C'est surtout dans la Description historique et topographique de quelques villes et bourgs , ainsi que des principaux endroits de l'Alsace et autres lieux des pays voisins ayant fait partie du diocèse de Strasbourg, que le lecteur sera frappé du scrupule que nous avons mis à nous conformer à celle règle. La plupart des notices ne sont, à vrai dire, que l'assemblage des notes recueillies par l'auteur pour servir de base au travail qu'il
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préparait. Nous avons du n'y rien mettre du nôtre, car, outre que Ton risque de dépasser la limite permise lorsque Ton écrit pour le compte d'un absent , ces notes ont l'avantage de conserver aux notices leur fraîcheur originelle; elles forment , presque toujours , un ensemble historique respectable , facile à vérifier, à compléter par l'addition des sources inconnues à l'auteur ou omises par lui, et qu'il est loisible à chacun de combiner ou d'habiller à la façon qui lui convient. Nous ne saurions trop le répéter, le but que nous devions poursuivre était de mettre dans la circulation des documents peu connus , de vulgariser des sources et de rendre hommage à la mémoire d'un homme auquel notre pays doit de- la reconnaissance. C'était une besogne pénible et ingrate: nous l'avons accomplie avec conscience ; c'est un témoignage que nous pouvons nous rendre et le seul que nous devions ambitionner des autres, sans toutefois nous flatter d'avoir réussi à le mériter sans réserve quant à l'exécution.
En se maintenant dans le même ordre d'idées, il y aurait encore beaucoup d'autres manuscrits à ajouter à l'édition, car Grandidier a laissé, nous l'avons dit ailleurs , une masse considérable de matériaux historiques. Si l'on devait les utiliser tous , cela exigerait un travail diffé-