AVANT-PROPOS II
rent , à certains égards , de celui auquel nous nous sommes livré. Les pièces diplomatiques dont il a accumulé une provision énorme , abstraction faite de celles qui ont été publiées, demanderaient à être transcrites, collationnées, classées , analysées et réunies en une publication spéciale qui renfermerait les Monuments écrits de l'ancien évêchê de Strasbourg. Mais des travaux de cette nature ne peuvent être entrepris qu'avec l'appui d'un Mécène comme le duc de Luynes , d une association , d'une ville ou plutôt du pays que la publication intéresserait plus spécialement. Quant aux autres fragments qui forment la dépouille littéraire de Grandidier, le soin de les reprendre en sous-œuvre, de reconnaître et d'indiquer leur connexion , en un mot le lien qui les rendait solidaires dans la dernière conception de l'auteur, la tâche ne serait ni moins attrayante ni moins laborieuse que la précédente. Des temps viendront peutêtre où des ouvriers courageux l'entreprendront sous l'influence d'un mouvement de l'opinion publique favorable à ce genre de travaux.
Après avoir mis au jour la plus grande partie des œuvres posthumes de l'historien , il restait à faire revivre les traits de sa figure. M. Winter, photographe à Strasbourg, s'est fait un véritable plaisir de nous en fournir les moyens, à des
AVAHT-PUOPOS
conditions accessibles. Le portrait qui est en tête de ce tome est la reproduction, bien réussie, du portrait sur toile donné au musée de Colmar par la sœur de Grandidier. L'indication qui est au bas est la reproduction réduite des trois dernières lignes du cahier manuscrit contenant la notice sur le kiosque du parc de Saverne , publiée pag. 261 à '264 de ce tome. On a ainsi , avec la signature de l'abbé, un fac-similé exact de sa dernière écriture.
Nos engagements sont remplis. Nous remercions les personnes qui ont bien voulu nous encourager et particulièrement celles qui nous ont soutenu du crédit de leur parole pour alléger le fardeau qui pèse sur nous seul. Nous plaçons l'ouvrage sous la protection de tous et nous faisons appel à la bienveillance en évoquant le bénéfice de la dernière ligne écrite par Grandidier au bas du programme inédit qu'il rédigea, quelques semaines avant sa mort, à l'abbaye de Saint-Biaise, dans la Forêt-Noire, pour la Germania Sacra , que les derniers Bénédictins préparaient.
« ValeU; lectures amicu studiisque nostris favetc. »
J. LlBLIN,
Directeur de la Revue d'Alsace.