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MULHAUSEN

un village et enfin une ville , se trompent. Car on trouve le nom de Mulenhusen, dès Tan 823, dans un diplôme de l'empereur Louis-le-Débonnaire , pour l'abbaye de Massevaux , et dès le règne de l'empereur Frédéric II , cet endroit avait été changé en ville , dans le même temps que Colmar et Schlestadt ; ce prince , dans un diplôme de 1236, rappelle déjà civitatcm Mulhausen. Or, les Augustins ne vinrent à Mulhausen que vers l'an 1270, comme le prouve une charte de Henri , évéque de Sion , de la même année.

La possession de Mulhausen fut longtemps disputée entre les empereurs de la maison de Souabe , qui la prétendaient comme ducs d'Alsace , et entre les évéques de Strasbourg, possesseurs du Haut-Mundat, dont cet endroit est peu éloigné. L'affaire ayant été mise en arbitrage, elle fut adjugée, en 1221 , à l'évêque qui , trois ans après, en accorda l'advocatie à l'empereur Frédéric second. Enfin l'évêque Berthold donna, en 1236, la ville de Mulhausen, avec tous ses droits , en fief à cet empereur et à tous ses descendants mâles. Frédéric ayant été proscrit par le pape, elle revint , en 1246 , à l'église de Strasbourg , dont elle était fief. L'évêque Henri de Staleck s'empara alors de Mulhausen et y fit bâtir un château dans la ville , pour mieux assurer sa possession. Les habitants ne voulant plus être sous la puissance épiscopale , Rodolphe . comte de Habsbourg , landgrave de la Haute-Alsace prit , en 1261, sous sa protection, la ville de Mulhausen. Les habitants lui ayant livré la ville, le château qui était commandé par le schultheiss de l'évêque, fut pris après trois mois de siège et entièrement rasé ; Kœnigshoven , cap. 4, § 46, Paralipom., ad Ursprrg., paij. 255, Annales Colmarienses , etc. Voyez la Chronique de Senones, llb. 5, cap. 14.

Ml'N

Mulhausen tomba ainsi dans le pouvoir de la maison de Habsbourg. L'évêque de Bâle, ennemi du comte Rodolphe, l'assiégea en 1271, mais il ne put la prendre, et Rodolphe étant devenu empereur, en 1273, la déclara libre en 1275, ce qui lui donna rang parmi les villes impériales. L'église de Strasbourg ne renonça cependant pas à son droit , et ce ne fut qu'en 1308 , qu'elle le céda à l'empereur Henri VII, par un accord confirme par les électeurs.

Mulhausen est située sur les confins du Sundgau et de la Haute-Alsace , sur la rivière d'Ill , qui l'environne de tous côtés, à trois lieues du Rhin et à autant des Vosges, à deux d'Ensisheim , six de Bâle et huit de Colmar. Son circuit comprend près d'une lieue : le quart de la ville consiste en jardins.

Ses armes sont d'argent , à une meule de moulin , de gueules.

MUNDOLSHEIM, ou Munoltzheim, est un village de la Basse-Alsace et du diocèse de Strasbourg, situé près de la Suvel, à une lieue et demie de Strasbourg et à une demielieue de Suffelweyersheim, dans le chapitre rural du Bas- Haguenau et dans les terres du directoire , appartenant à Mrs. de Joham , qui le relèvent du roi à titre de fief impérial, composé d'environ 100 familles, toutes luthériennes, qui y ont un ministre résident nommé par le seigneur, et une église placée sur une hauteur.

Mnnoldesheim est rappelé, vers l'an 1128, dans une notice des biens de l'abbaye de Maurmoutier ; Hist. d'Alsace, tom. 2, lit. 6il, pag. 27/. On lit dans la chronique manuscrite de Godefroi d'Ensmingen , que dans la guerre de la ville de Strasbourg contre l'évêque Gauthier, et ce le 8 mars 1262 , cives fere otnnes populi dvitatis Argent.

MUNSWILLER

circa mediam partem exierunt civitatem cum lapicidis et aliis operariis , destruentes turrern ecclesiœ Munolzheim , que turris eral valde fortis lapidera et alta, liment es quod dictus episcopus faceret munitionem ibi. On lit la même chose dans la chronique allemande de Kœnigshoven , cap, A, pag. 249.

Nous trouvons Hartman, Egenolphe et Jean de Rathsamhausen investis, en 1394, par l'empereur Wenceslas, du cinquième du village de Mundolsheim ; Als. illust., tom. 2, pag. 258. Les Beger possédèrent , à titre de fief impérial , le village de Mundolsheim jusqu'à leur extinction, arrivée en 1532; ibidem, pag. 259. L'empereur, Charles V, le conféra la même année à Mathias Held, son vice-chancelier, qui , du consentement de l'empereur, le vendit , en 1537, avec le village de Mittelhausbergen et d'autres biens, pour quatre mille florins , à Conrad Joham , qui en prit lui et ses descendants le nom de Mundolsheim ; Als. illust. , tom. 2 , pag. 707. Les fils de Conrad furent investis du même fief en 1577 ; Moser, Reichs-Hofraths Process, t. 3, pag. 757.

Avant le luthéranisme il y avait, à Mundolsheim, outre la cure-rectorat , située dans le district de l'archiprétré de Saint-Laurent, la chapellenie de l'autel de Saint-Nicolas, à la collation du grand-custos, également éteinte. Les catholiques qui peuvent se trouver à Mundolsheim , sont aujourd'hui desservis par le curé de Suvelweyersheim.

Les nobles de Munoltzheim , ou Mundolsheim , s'éteignirent vers l'an 1411.

MUNSWILLER. Ce village , situé dans le bailliage de Saverne , appartient aujourd'hui à l'évêque - prince de

MUNSWILLER

Strasbourg. Il a été pendant plus de trois siècles un fief relevant de l'évéché de Strasbourg.

En 1316 , révéque Jean accorda en fief les villages d'Ingenheim et de Munswiller, avec tous leurs droits, juridiction et dépendances , à Eberhard et Eberlin de Greiflenslein , en échange de la moitié de l'advocatie de la basse ville de Saverne que ceux-ci lui cédèrent.

En 1398 , Eberlin de Greiffenstein et Petermann , son frère , tenaient en fief de l'évéché le village de Munswiller.

En 1 484 , Gauthier de Thann , qui avait succédé au dernier noble de Greiffenstein , relevait aussi le village de Munswiller à titre de fief de l'évéché de Strasbourg.

A l'extinction de la famille des Thann , l'évéque Robert conféra , en 1497, le village de Munswiller, à titre de fief masculin , à Georges de Rathsamhausen de la Pierre. Celui-ci l'accorda aussitôt après, en arrière-fief, au sieur Voltz d'Altenau. 11 passa ensuite à Frédéric de Lutzelbourg, beau-frère de ce dernier, auquel il fut accordé , en 1513 et au même titre , par Georges , Albert et Samson de Kathsamhausen. Les Lutzelbourg en jouirent à ce titre jusqu'en 1669 , qu'ils vendirent le village de Munswiller pour deux mille cinq cents florins, à Herman-Egon, landgrave de Furstemberg , du consentement de l'évéque François-Egon , frère de l'acheteur, comme principal seigneur direct et des seigneurs de Rathsamhausen , de qui les Lutzelbourg le tenaient en arrière-fief. L'évéque n'y consentit qu'à condition que la maison de Furstemberg recevrait ce village à titre de lief masculin relevant directement de l'évéché.

L'évéque François-Egon , devenu héritier du landgrave, sou frère, admodia en 1681, pour six années, les revenus

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