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par le curé royal de Vendenheim, et de près de 42 luthériennes , administrées par le ministre de Berstett. Le luthéranisme fut introduit dans Berstett et Olvisheim, vers l'an 1530 , par les seigneurs Adam de Berstett et Jean-Jacques-Marx d'Eckversheim. L'église , mi-partie , est sous l'invocation des apôtres saint Pierre et saint Paul. Les catholiques ont repris le 7 décembre 1717, possession du chœur.

Il y a , dans le district d'Olvisheim , deux chapelles , l'une de la sainte Trinité et l'autre de saint Pancrace. Quoique toutes deux tombées en ruine , elles sont cependant le titre de deux bénéfices simples , la première d'un bénéfice à la collation du doyen du chapitre de Saint- Pierre-le-Jeune , et la seconde d'une autre bénéfice à celle du duc de Deux-Ponts.

ONENHEIM , vulgairement Onen , (qu'il ne faut pas confondre avec Ohnenheim , qui appartient à Mrs. de Rathsamhausen ,) est un village de la Basse-Alsace et du diocèse de Strasbourg, situé à deux lieues de Schlestadt et à une lieue et demie de Guémar , non loin de la route qui conduit de Marckolsheim à Schlestadt , dans le chapitre rural de Marckolsheim , appartenant à M. le prince Maximilien de Deux-Ponts , en sa qualité de comte de Ribeau pierre et dépendant du bailliage de Guémar. Ce Ce village , composé aujourd'hui d'environ 66 familles , toutes catholiques , est fort ancien. Dès l'an 673 , le roi, Childéric II , accorda à l'abbaye de Munster, homincs illos qui conmanunt in Onenhaim : Als. dipl., tom. 1, pag. 4. Zwentibold, roi de Lorraine, confirma, en 896, à la même abbaye , les biens qu'elle avait à Hononheim ; Als. dipl., tom. 1 , pag. 97. On ignore les diverses révolutions

ONENHEIM

qu'éprouva Onenheim jusqu'au commencement du quatorzième siècle. On sait seulement qu'Albert, en sa qualité de roi des Romains, engagea au nom de l'empire , en J301, le village d'Onenheim , avec celui de Bergheim , à Burchard de Geroldseck ; Als. illust., loin. 2 , pag. 113. Celui-ci ne pouvant payer cent quarante marcs d'argent , qu'il devait à Henri de Ribeaupierre , son gendre , qui avait épousé Elisabeth , sa fille, accorda ces deux endroits audit Henri; ibidem, tom. 2> pag. 112, 114 et 621. Depuis ce temps, les seigneurs de Ribeaupierre devinrent possesseurs d'Onenheim. Ils l'engagèrent eux-mêmes, au milieu du 15e siècle, à Henri Meye , allié à Dietric de Rathsamhausen, sous lequel engagiste, Jacques de Hohenstein , prétextant quelque cause de guerre , vint piller Onenheim ; Als. illust., tom. 2, pag. 112. Les seigneurs de Ribeaupierre engagèrent ensuite Onenheim pour mille deux cents florins , aux nobles de Walbach , famille éteinte vers l'an 1554 ; Als. illust. y tom. 2, pag. 112. Ces nobles étaient en possession de l'engagement, au commencement du seizième siècle , lorsque les seigneurs de Ribeaupierre offrirent en fief, en 1507, das Dorf Onheim, à l'abbaye de Mourbach ; Als. dipl., tom. 2, pag. 446. Onenheim ayant été depuis racheté , il retourna aux seigneurs de Ribeaupierre, qui continuèrent d'en jouir à titre de fief relevant de l'abbaye de Mourbach.

Le curé d'Onenheim , qui est séculier, dessert aussi les habitants du village de Heidolsheim , qui en est éloigné d'une demie-lieue. L'église paroissiale est sous l'invocation du pape saint Grégoire-le-Grand. L'abbaye de Munster, outre un Dinghoff et une cour seigneuriale qu'elle possède à Onenheim , y jouit de la totalité de la dîme , ainsi que du droit de patronage de la cure. Le concile de Bàle unit,

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en 1446, le rectorat d'Onenheim avec ses revenus, ecclesiam de Onheim , guod de jure palronalus abbalis et convenir monasterii in Munster vallis S. Gregorii de aniiqua et approbata consuetudine fore dinoscitur, à l'abbaye de Munster, reservata super fruclibus et redditibus dictai parochialis ecclesie pro perpetuo vicario inibi instituendo portione congrua. Le décret d'union du concile fut mis en exécution en 1447, par Frédéric, évéquedeBàle ; Lunig, Spicilegii ecclesiast., loin. 5, ami. i, pag. iiiO et seq. Kobert , évêque de Strasbourg , dans le diocèse duquel était situé Onenheim, consentit, en la même année 1447, à cette union ; Gallia christ. , tom. 5, pag. 815.

Ce tut à Onenheim que s'assemblèrent , le 4 février 1660, les anabaptistes d'Alsace, qui, de laSi.isse, s'étaient réfugiés dans cette province , pour délibérer sur les confessions de leurs frères de Hollande. Ils y approuvèrent, par un acte authentique , la profession de foi allemande, faite à Dordrccht , én 1623 , et la française , dressée à Amsterdam, en 1630.

ORSCHWEÏLER (en basse-alsace), ou Orschweyer, est un village de la Basse-Alsace , situé dans le diocèse de Strasbourg et au chapitre rural de Schlestadt , près de Schlestadt et de Saint-Hippolyte , au bas de la montagne où est situé l'ancien château de Haut-Kunigsburg. Cet endroit est ancien et connu dès le huitième siècle, par les titres de l'abbaye d'Ebersmunsler. Carloman , roi d'Austrasie, compte, dans son diplôme de 770, les biens situés in Oleswilcrn , dans le nombre des possessions accordées à cette abbaye par le duc Adah'ic , son fondateur ; Hisf. de l'église de Strasbourg, tom. 2, pag. 103. Charlemagne l'appelle Holleswilre , dans son diplôme de 810 , pour la

OÎISCÏIWEILER

même abbaye ; ibidem, pag. 155. Le diplôme interpolé de Louis-le-Débonnaire , de 818 , détermine ainsi les biens qu'Ebersmunster avait à Orschweiler : in Ollesivilre , curtis dominica cum allodio rincarum et agrorum , mansus ccnsuales et serviles : decimœ ipsius prœdii totaliter ad portant monasterii in urus pauperum et hospitum pertinent. Bannus ipsius allodii cum omni mundiburde sua in ipsam curtim pei'tinet.... communis vero bannus usque in alveum Eggenbach et alveum Me ftuminis.... in ipsam curteni pertinet : sila est autem in comilatu Kircheim ; Hist. de l'église de Strasbourg, tom. 2, pag. 170. Guillaume, évôque de Strasbourg , confirma, en 1 031 , curtem dominicain in Oleswilre, à l'abbaye d'Ebersmunster. Les papes, Luce 111, en H83 , et Honorius III, en 1224, lui renouvelèrent curtim dominicain in Oleswilre cum decimis ipsius predii et banno. Hilde^arde , fondatrice du monastère de Sainte-Foi de Schlestadt, accorda, en 1094, des biens situés m Onolteswilere , à ladite église de Sainte -Foy ; Laguille , preuves, pag, 28.

Orschweiler est un ancien domaine de la maison d'Autriche. Nicolas Jœrger, bourgeois de Strasbourg, possédait au commencement du seizième siècle , la moitié de ce village , qu'il donna en hypothèque à ses créanciers. Ses affaires tombant en décadence , cette moitié fut adjugée en 1511, par sentences de la cour de Rothwill et de la chambre de Spire , à la ville de Strasbourg , qui lui avait prêté, en 150'* , mille florins. La maison d'Autriche s'opposa à ces sentences et parvint, en 1525, à ravoir Orschweiller, en donnant à la ville, la somme de mille florins ; Ah. Mus t., tom. 2, pag. 210. Ferdinand l«" engagea , en 1533, le village d'Orschweiller et le château de Hoh- Kœnigsburg , pour treize mille florins d'or, à Schweighard

ORSf.HWEH.ER

Jean et à François- Conrad de Sickingen (voyez le Château de Hoh-Kunigsburg). Le village d'Orschweiler fut ensuite possédé , depuis 1606 , par Rodolphe de Bollweiller, et depuis 1616, par Jean-Ernest, comte de Fugger, qui avait épousé Marguerite , sa fdle. Les comtes de Fugger en jouirent jusqu'en 1672 , qu'il revint aux barons de Sickingen , par transaction passée avec les comtes de Fugger. Il parvint, en 1770, à M. de Boug , avec le château de Hoh-Kœnigsbourg et ses dépendances, qui l'acheta de M. le baron de Sickingen. Mrs. de Boug en sont aujourd'hui seigneurs.

Ce village est composé d'environ 88 familles , toutes catholiques. Le grand-prévôt de la cathédrale de Strasbourg est collateur de la cure-rectorat. Le droit de patronage lui ayant été contesté par le seigneur, il fut adjugé au grand-prévôt, par arrêt du Conseil souverain d'Alsace, de 1759. Le curé est seul décimateur du ban particulier d'Orschweiler. 11 perçoit en outre la dîme des grains de la moitié du ban qui est commun entre Saint-Hippolyte et Orschweiler, et celle du vin dans certains cantons du même ban , où le chapitre primatial de Nancy, le curé de Saint-Hippolyte et celui de Guémar, perçoivent aussi des portions de dîmes. L'église paroissiale , dédiée à saint Maurice, est située sur une hauteur, au-dessus du village. II y a une statue fort ancienne de la Sainte-Vierge , exposée dans une niche du mur, à laquelle on a beaucoup de dévotion. Il y avait autrefois une prémissairie , aujourd'hui éteinte , dont les revenus sont possédés par le curérecteur. A l'entrée du village d'Orschweiler, est la chapelle de Saint-Joseph, qui a ses revenus particuliers.

II y avait autrefois une famille noble, du nom d'Orschweiler, éteinte vers l'an 1453. M. Schœpflin , Ah. illust.,

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