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est une petite chapelle dédiée à la Sainte-Vierge. Il y avait aussi autrefois , à Odratzheim , une maladrerie ou léproserie, dont Louis XIV, par lettres-patentes du mois de mai 1701, unit les revenus à l'hôpital de Molsheim. Cette maladrerie était située sur la chaussée entre Wasslenheim et Molsheim , dans l'endroit où est un cabaret qui porte encore aujourd'hui le nom de Gutleute-Haus.

Odratzheim a donné le nom à une famille noble de la Basse-Alsace, éteinte vers l'an 1573, dans la personne de Jérémie d'Odratzheim; A /s. illust., tom. 2, pag. 66 î. Adelbertus Hartungus de Odoratsheim , est nommé dans une charte de l'abbaye de Maurmoutier, de 1 135 ; ibidem, pag. Bernherus de Oderatesheim est rappelé dans des lettres de Hazigue , abbesse d'Àndlau , écrites vers l'an 1161. Un acte de Hugues, comte de Dabo, de 1178, pour l'abbaye de Neubourg, fut donnée teste Rudolfo de Oderatesheim. Les lettres de I'abbesse Hedewige et du chapitre d'Andlau , portant fondation du monastère d'Obersteigen , de 1221, nomment un Hezzel de Odratesheim , avec la qualification de miles. Waltherus d'Odratzheim , fils de feu Bu renard d'Odratzheim , vendit, en 1309, quelques biens au chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg. Ce Walther était neveu des deux frères Gerung et Anselme d'Odratzheim. Gerungus et Anselmus de Odrotzheim sont comptés dans le nombre des vassaux de l'évêché de Strasbourg dans le registre féodal, écrit vers l'an 1336.

OFFENDORFF est un village de la Basse-Alsace et du diocèse de Strasbourg , situé au confluent de la Sorr dans le Bhin, à quatre lieues au-dessous de Strasbourg et à une lieue de Bettenhoffen , chef-lieu d'un bailliage appartenant au prince-landgrave de Hesse-Darmstadt. C'est un allodial

OFFENDORFF

qui parvint, des landgraves de la Basse-Alsace, anx seigneurs de Lichtemberg. Louis et Frédéric, comtes d'Œtingen, qui le possédaient comme landgraves, vendirent en 4342, dos Dorff Offendorff, à Ludeman de Lichtemberg ; Ah. illtist., tom. 2 , pag. 176. Dès l'an 884 , Offonthorof est compté entre les biens de l'abbaye de Honau , dans le diplôme confirmatif de Charles-le-Gros ; Hht. de l'église de Strasbourg , tom. 2 , pag. 27 5. Henri VI , roi des Romains , confirma en H 87, curiam Offerendorff à l'abbaye de Kœnigsbruck.

Offendorffest composé d'environ 155 familles, toutes catholiques , et de deux juives. La cure , originairement filiale de Bettenhoffen , dépend du chapitre rural du Bas- Haguenau. Le chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux de Strasbourg est dccimateur du ban, en vertu de la bulle du pape Clément VI, qui réunit et incorpora, en 1344, les revenus du rectorat de Bettenhoffen au chapitre de Rhinau (voyez Bettenhoffen). Berthold, évôque de Strasbourg, qui fulmina cette bulle en 1345, porte dans son acte: vicarim veto perpetuus deinceps capcllœ seu filiœ in Offendorff, quai quamvis prédicat ecclesiœ in Betlenhoven sit subjecta , habet tamen per se baptismum et sepulluram, erit per vicarium perpetuum in Bettenhoffen prœficiendus ad quem ejusdem vicarice in Offendorff collationem volumus pertinere. Les habitants d'Offendorff embrassèrent le luthéranisme au milieu du seizième siècle. Les deux Philippe , comtes de Hanau, père et fils, passèrent, le 10 septembre 1571, une transaction avec le chapitre de Saint-Pierre-le- Vieux, pour l'établissement d'un ministre luthérien à Offendorff. Les habitants de ce village abjurèrent tous le luthéranisme en 1688, et reprirent la religion catholique. Le curé de Herrlisheim fut alors chargé de la desserte d'Offendorff

OFFENHEIM OHN

jusqu'en 1742 , qu'on rétablit dans ce dernier endroit un curé particulier, auquel le chapitre de Saint-Pierre-le- Vieux forma compétence , par acte du 25 juin 1 743. Le chapitre et le prévôt s'étant disputé le droit de patronage d'Offendorff, il fut adjugé par arbitrage, en 1782, au prévôt. A la mort du dernier curé, arrivée le 2 mai 1785, le curé de Bettenhoffen a réclamé les droits qui lui compétaient en vertu des lettres de l'évéque Berthold, de 1345. Mais par arrêt du Conseil souverain d'Alsace, du 31 mars 1786 , la nomination de la cure a été attribuée au prévôt.

L'église paroissiale d'Offendorff est sous l'invocation de sainte Brigitte.

OFFENHEIM. En 1512, l'évéque Guillaume obtint de l'empereur Maximilien , à titre d'échange , la moitié du village d'Offenheim , dont la moitié appartenait déjà à l'évéché.

En 1687, il y avait à Offenheim 12 bourgeois, et avant la guerre 14.

Offenheim est situé près d'un petit ruisseau nommé la Sauffel.

Les bans d'Offenheim et de Stutzheim sont séparés par un ruisseau, dit de Viversheim.

OHNENHEIM (qu'il ne faut pas confondre avec le village d'Onenheim , situé à deux lieues de Schlestadt , dans le bailliage de Ribeauvillé ,) est un village situé sur 1*111 , à deux lieues et demie de Strasbourg, dans la Basse-Alsace et les terres de la noblesse , au diocèse de Strasbourg et dans le chapitre rural de Benfelden. 11 en est fait mention dans les titres de l'abbaye d'Ebersmunster. On lit dans le

diplôme de l'empereur Othon , pour la même abbaye , de 997, qu'elle reçut de deux sœurs, nommées Wulfhilde et Heresinde, des biens situes in Onheim. Le pape, Luce III, confirma aussi en 4183, à Ebersheimmunster, dtws mansos in Onheim ; Als. dipl., tom. i, pag. 279. Il y avait autrefois , en Alsace , une famille noble nommée Ohnenheim , qui s'éteignit en 1362.

Ohnenheim appartient à Mrs. de Rathsamhausen , de la branche d'Ehenweyer, qui le tiennent en fief de la maison de Hesse-Darmstadt (voyez Fegersheim). Ohnenheim qui n'en est distant que d'un petit quart de lieue, forme avec lui la même paroisse et la même communauté et a eu avec lui les mêmes révolutions , tant pour la seigneurie que pour la religion. 11 s'y trouve près de 33 familles, toutes catholiques. Les décimateurs d'Ohnenheim sont le grand-chapitre de Strasbourg , au titre de l'abbaye d'Eschau , pour deux tiers , et le curé-recteur de Fegersheim , pour le troisième tiers.

OLLWE1LLER est un château situé en Haute- Alsace , dans le Haut-Mundat et au diocèse de Bàle, à une demielieue de la ville de Sultz et dans sa paroisse , à une lieue de Bolhveiller et à un quart de lieue d'Hartmansweiller; il appartient à M. de Waldner, qui le relève de l'évêché de Strasbourg à titre de fief oblat *. C'est un beau et grand

• U qualité de ce fief i-sl contestée. M. de Waldener, fondé sur la première investiture de 1261 , qui porte : si quenquam sive leyitimis cujuscunque sexus hertdibus decedere contingent, prétend qu'il est féminin. L'cvèché, s'appuyant sur celle de 1491 et sur toutes les subséquentes, le déclare masculin. A la dernière reprise, qui en fut faite le 16 juin 1772, par François-Louis de Waldener, en son nom et en celui de ses frères et cousins, cette qualité causa quelques discussions. L'évèque prit enfin le parti de donner de nouvelles investitures conformes aux

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château , remarquable par son architecture et ses jardins. « Avitam hanc majorum suoruni sedem , postquam per « quingentos annos varia sub fatorum vicissitudine duras- « set, Christianus Fridericus Dagohertus cornes a Waldner « magnis sumptibus an. 1752 e fundamentis restituit, « Olvillam, soli olim macti dicatam, musis quoque et gra- « tiis consecrans , » dit Schœpflin , Aïs. illust., tom.2, png. 87. La position de ce château est charmante : situé aux pieds des Vosges , ayant derrière soi des forêts ouvertes , entouré à la gauche de vignobles qui produisent d'excellent vin et qui sont de sa dépendance , à la droite des bois et des prés ; on y porte les yeux sur les plaines d'Alsace , sur le mont Jura et sur la Forêt-Noire qui , comme un grand théâtre , terminent la vue.

Olhveiller est connu dès le commencement du treizième siècle: ce n'était alors qu'une cour que les comtes de Ferrette relevaient à titre de fief de l'évêché de Strasbourg et du Haut-Mundat. Frédéric II , comte de Ferrette, le même qui fut étranglé en 1234, par Louis Grimmel, son second fils , l'avait accordé en arrière-fief au noble Burchard de Trubelberg , dont il la racheta pour soixante-dix marcs d'argent. Il accorda alors cette cour avec ses dépendances, quoddam feodum in curia sua Ollcwilr cum appendiciis suis omnibus, à l'abbaye du Lieu-Croissant, pour l'indemniser des dommages qu'il lui avait causés. Cette donation se fit per manum domini ephco-pi Argmtincnsis a quo movebat dictum feodum. L'abbaye du Lieu-Croissant , aujourd'hui des Trois-Rois, nommée en allemand Wachstatt, est une abbaye de l'ordre de Citeaux, aujourd'hui en com-

dernières , et le vassal mit au bas des reversâtes sa protestation , par laquelle il déclare lesditcs investitures ne pouvoir préjudicier à ses droits ou i celui de ses agnats.

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mande , dans le diocèse de Besançon et le comté de Bourgogne , près du monastère de Baume-les-Nonnes , fondée en H 34 , par Simon , comte de la Roche. Ulric, comte de Ferrette, fils de Frédéric, confirma la donation de son père et y ajouta toutes les dîmes en vin, grains et foins, qui dépendaient du fief de la cour d'OUweiller. Les lettres d'Ulric sont datées de l'an i249 Cette dernière donation avait été précédée des lettres de Henri, évéque de Strasbourg , du 28 avril de la même année * , par lesquelles il permet à Kuhard , abbé du Lieu-Croissant , de recevoir de ses vassaux , les bénéfices qu'ils tenaient de son église en Alsace et particulièrement à Ollweiller, bénéficia quœ a nostris hominibus vobis collata sunt , vel conferenda in cellario de Hollwirre ejusque appendiciis.

Pierre , abbé du Lieu-Croissant et son abbaye , sous la ratification des abbés de Bellevaux et de Lucelle, vendirent au mois de juin , pour acquitter leur dette et pour la somme de mille trois cents livres estevantes 3 , curiam nostram, sive domum , quœ vocatur Olwilr, sitam in banno municipii Sultza , à Conrad Waldener de Gebwiller et à ses trois frères Herman, Gunther et Eberhard, tous quatre fils de Crafton de Gebwiller 4 . Ils se réservèrent dans cette vente , capellam sitam in dicto municipio Sultza et ad ipsam

' Alsai. diplom. , lom. 2 . pag. 402. L'original n'existe plus , mais nous en avons trouvé une copie, vidimée en 1317, par l'official de Besançon, dans le» archives des Waldner, déposée au château de Schweighauscn.

• Dont l'original est aux archives des Waldner.

1 Librce Sltphanienses. La monnaie estevenanle était presque la seule qui avait cours dans le comté de Bourgogne, depuis le milieu de l'onzième siècle jusqu'à la lin du treizième. Voyez-en la valeur, dans Dunod , llist. de l'église de Besançon, tome 1, preuves , page 445 , et dans dom Grappin , Recherches sur les anciennes monnaies du comté de Bourgogne , pag. 424 et 175.

* Altalia diplomaties , lom. 4, pag. 430. Il existe dans les archives des Waldner un double contrat original de cette vente.

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curiam pertinentem. L'abbaye du Lieu-Croissant vendit dans la suite cette chapelle, appelée la chapelle des Trois- Rois de Sultz, avec ses appartenances, à l'évêque de Baie, et c'est à ce dernier titre que l'évêque de Bàle est aujourd'hui décimateur du ban d'Ollweiller.

Les quatre frères acquéreurs offrirent en flef curiam dictam Ollexvilr sitam in banno de Sulze , qu'ils venaient d'acheter de l'abbaye du Lieu-Croissant, à l'évêché de Strasbourg , comme le prouvent les lettres d'investiture que leur donna , le 17 août 1261 , l'évêque Gauthier 1 , et les lettres reversâtes que lesdits Conrad, Herman, Gunther et Eberhard donnèrent , le 22 août suivant , audit prélat , scellées du sceau de Crafton , leur père *. Par ces dernières, ils promettent à l'évêque, dans le cas qu'ils établiraient un château fort dans ladite cour, d'en donner l'ouverture pendant la guerre à l'évêque de Strasbourg et à ses successeurs. Ce château fut bâti en 1268, et en conséquence les trois frères Conrad , Herman et Eberhard , donnèrent des lettres à l'évêque Henri, le 16 février 1269, par lesquelles ils attestent avoir bâti, par sa permission , castrum apnd Ollcwilrc in proprielate fundi ecclesie Argentinensis, lui en promettant l'ouverture, à lui et à ses successeurs , dans le cas de guerre ; Original ès archives de Waldner, et Ah. dipl., tom. f, pag. 462. En vertu de cette promesse , l'évêque avait , en temps de guerre , la permission de mettre garnison dans le château d'Ollweiller, sous la condition qu'à la paix , il rendrait aux Waldner le château avec toutes ses fortifications , dans le même état où ils le lui auraient remis. L'annaliste de Colmar rapporte

' AUat. diplomalica , tom. 4 , pag. 455, mais pas entières. L'original esarchives des Waldner.

1 Ibidem. L'original es mêmes archives.

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qu'on trouva , en 1277 , au château d'OUweiller, près de Sultz, la tête d'un grand serpent et sa langue, qui avait la vertu de découvrir le poison , et dont on fît présent à l'empereur Rodolphe. € An. 1278, in Nollivilre (Ollivilre)

• castro prope Sultz inventa est calvaria serpentis magni « et lingua ejus vulgo noterzunge, datur régi Rudolfopro « clenodio, cujus vis toxicum prodere. »

Le château d'OUweiller passa , par les enfants de Herman de Waldner, dont nous venons de parler, à la maison de Waldner , qui le reprend encore aujourd'hui à titre de fief de l'évêché de Strasbourg. Herman de Waldener, mort après 1286, eut deux fils, Henri Kraflft et Berchtold, dont parle ainsi le registre féodal de l'évêché de Strasbourg, écrit vers l'an 1336 : « Crafflo dictus Waldener et « Bertscholdus frater ejus habent in feodo castrum Olle-

* wilre cum vineis , lignis , pratis et aliis suis attinentiis « quibuscunque. » Le plan qui se trouve dans les archives de cette famille, fait voir qu'il formait autrefois un château très-fortifié. Il était habité au commencement de ce siècle, par Frédéric-Louis I e »" de Waldner, qui mourut à Strasbourg le 17 juillet 1708. Ses deux fils, Frédéric-Louis II et Chrétien-Charles-Philippe firent , en 1709 , le partage de ses biens. Le château d'OUweiller parvint alors au premier, qui forma la branche aînée , dite de Schweighausen. A sa mort , arrivée le 16 avril 1735 , le château d'OUweiller passa à son second fils Chrétien-Frédéric- Dagobert de Waldner, que le roi , Louis XV, décora du titre de comte , par ses lettres-patentes du mois de juin 1748. Celui-ci épousa, le 2 avril de la même année, Louise-Françoise Heuze de Vologer, fille d'un gentilhomme de Normandie et veuve de M. Dumay, fermier-général. Celle-ci lui apporta en mariage de grands biens qui le

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mirent en état de rétablir entièrement le château d'Ollweiller. Il fit raser l'ancien en 1750, et le nouveau, qu'on voit aujourd'hui , fut achevé es années 1752 et suivantes : on y voit les armes des deux époux. La haute juridiction sur le château d'Ollweiller, que M. le cardinal de Soubise, évéque de Strasbourg , disputait alors à M. de Waldner, fut confirmée à ce dernier, par arrêt du Conseil souverain d'Alsace, du mois de mars 1750. Ce comte obtint aussi de Louis-Charles , comte d'Eu , grand-maître d'artillerie de France, un brevet du 6 avril 1751, qui lui permit d'avoir quatre canons dans son château d'Ollweiller. Madame la comtesse de Waldner, née de Vologer, y mourut le 22 août 1764, et fut enterrée dans la chapelle des Waldner, en l'église paroissiale de Sultz , où son époux, Chrétien- Frédéric-Dagobert , lui fit élever un beau mausolée de marbre. Il mourut lui-même à Paris , le 10 mars 1783, laissant pour héritier du château d'Ollweiller et de ses fiefs , François-Louis de Waldner, son frère aîné , auquel passa en même temps le titre de comte. Ce dernier céda le château d'Ollweiller à Krafft de Waldner, son fils , qui en jouit aujourd'hui.

OLVISHEIM , ou Olsheim , est un village de la Basse- Alsace , situé dans le diocèse de Strasbourg et dans le chapitre rural du Haut-Haguenau, à près de trois lieues de Strasbourg et à une demie de Berstett. Il ne faut pas le confondre avec un village qui portait autrefois le même nom , connu aujourd'hui sous celui de Waldolvisheim , et appartenant à l'évêque de Strasbourg. Olvisheim , dont nous parlons ici , appartient à M. de Berstett et aux héritiers de la famille de Dettlingen ; mais le premier possède plus de 10/12«nes de la seigneurie. La moitié du village

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appartenant à M. de Berstett , est fief de l'évêché de Strasbourg, le reste est allodial. Olvisheim est ancien et il est rappelé , dès le douzième siècle , dans les chartes de l'abbaye de Neuvillers. Il est nommé Wlunesheim , dans un diplôme de l'empereur, Henri IV, pour l'abbaye de Seltz, de 1074; Als. dipl., tom. 1, pag. 175. Villictis noster de Onolvesheim , est rappelé dans une charte d'Erphon , abbé de Neuvillers , de 1147 ; Als. dipl., tom. 1, pag. 235. L'empereur Philippe confirma, en 1207, bona in Onolsheim , à l'hôpital des Prémontrés de Haguenau ; ibidem, pag. 316.

Olvisheim faisait autrefois partie des quinze villages du comté particulier, dont la seigneurie et les revenus se trouvaient , en 1236 et 1243 , également partagés entre l'empire et l'évêché de Strasbourg ; Schœpflin, Als. illust., tom. 2, pag. 193. Berthold , évéque de Strasbourg , dans ses lettres de 1243 , compte Onolvesheim dans le nombre des ville ad comitiam pertinentes ; Wencker , de Ussbttrgeris , pag. 6. La partie épiscopale , qui en formait la moitié, devint ensuite un fief masculin possédé par divers nobles. Werlinus de Utenheim habet in feodo medietatem ville Onolfisheim , dit le registre féodal , écrit vers l'an 1336 , sous l'évéque Berthold de Bucheck. Les Utenheim furent remplacés au commencement du 15 e siècle dans ce fief, par les Marx d'Eckwersheim, et ceux-ci, en 1602, par les Berstett , qui le possèdent encore aujourd'hui (voyez l'article de Berstett).

Le chapitre de Neuvillers et M. de Berstett sont décimateurs d'Olvisheim, à l'exception de quelques parties de dîmes que perçoit M. le duc des Deux-Ponts , au titre de la seigneurie de Rappolstein. Dès l'an 1178, le pape, Alexandre III , confirma ecclesiam de Onolvesheim cum

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décima , à l'abbaye de Neuvillers ; Alsat, diplom., tom. 1„ pag. 265. Le droit de patronage de la cure appartenait au même chapitre de Neuvillers. Henri , évêque de Strasbourg, accorda en 1253, au grand-chapitre de Strasbourg, les dîmes et revenus de l'église d'Olvisheim , pour augmenter les fruits des prébendes , de consensu abbatis et conventus Novillarensis , ad quos jus patronatus ecclesie de Onolvisheim speclare dinoscitur,.... salva congrua portione vicarii per dictos abbatem et conventum in eadem continue instituendi : ce qui fut confirmé, en 1314, par l'évêque Jean , qui renouvela au même grand-chapitre , ecclesiam de Onolfesheim , que l'évêque Henri lui avait accordée cum decimis et juribus universis in augmentacionem prebendarum , de consensu abbatis et conventus Novillarensis , ita tamen quod de ipsius , redditibus ad sustentationem perpetui vicarii ad presentationem decani et capiluli Argentinensis per loci archidiaconum instituendi députent et assignent. En vertu de ces lettres , le droit de patronage d'Olvisheim passa au grand-chapitre de Strasbourg. Herman de Thierstein, chanoine archidiacre de l'église cathédrale , investit en 1322 , Hugues de Ranspach , sibi ad vicariam de novo institutam in ecclesia Onolfesheim per capitulum ecclesie Argentinensis presetUatum , ad quod jus presentandi vicarium , dum vacat , dinoscitur pertinere. Le grand-chapitre continua de nommer à la cure d'Olvisheim, jusqu'à .l'époque où les seigneurs introduisirent le luthéranisme dans ce village.

Alors la cure fut supprimée et ses dîmes partagées entre le chapitre de Neuvillers, qui en était originairement décimateur, et M. de Berstett, qui les obtint par transaction passée avec le grand-chapitre. Olvisheim est aujourd'hui composé d'environ 13 familles catholiques, desservies

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