OTT
11 y avait autrefois , près du village d'Osthausen , une chapelle dédiée à saint Nicolas , dont on voit encore les ruines. Elle formait le titre d'une chapellenie dont les biens sont aujourd'hui possédés par la famille de Zorn- Boulach , qui les a achetés.
A l'entrée du village, du côté d'Erstein, est la chapelle de Saint- YVolffgang, bâtie par Mrs. de Zorn-Boulach.
OTTENCKEL était un village situé sur la Brusche, aux environs de Strasbourg , dans le district de la paroisse de Sainte-Aurélie, hors de la porte de la Tour Blanche, près du couvent de Saint-Arbogaste , auquel il appartenait et qui en percevait les dîmes. Il en est fait mention, pour la première fois, dans une charte donnée en J 162, par Burchard, évêque de Strasbourg, et Sigebert, comte de Werd, par laquelle ils terminent une difficulté qui s'était élevée entre le monastère de Saint-Arbogaste et Anselme de Ringelstein, au sujet de la cour d'Ottenckel ; Als. illust., tom. 2, pag. 521 et 664. Henri , évôque de Strasbourg, prononça, en 1257, contre les prétentions des vicaires de la paroisse de Sainte-Aurélie, que persane Me , que faciunt residentiam apud locum Ottenkeln , ecclesia<tica sacramenla et sepulturam récipient ab ecclesia S. Arbogasti extra nntros Argcntinenses , sicut a lemporibus longe vetuslatis receperunt. Le pape, Alexandre IV, confirma, en 1259, au monastère de Saint-Arbogaste , villam que dicitur Ottekelem , cum decimis et omnibus pertinenciis suis , et navigium ad opus transcuntiuni ibidem. C'était un droit de bac qui s'y payait avant qu'on y eut bâti le pont. Le chapitre de Saint-Thomas, comme curé primitif de Sainte-Aurélie, convint, en 1447, avec le couvent de Saint-Arbogaste et lui permit d'avoir dans l'église de Saint-Arbogaste , un
OTTERSTHAL
baptistaire de bois , sous la condition qu'il ne serait employé que pour les enfants qui naîtraient dans les cours dépendantes de ce couvent ou dans le village d'Otenkelen ; Als. illust.y tom. 2, pag. 352. Cet endroit n'existe plus et ses habitants vinrent insensiblement s'établir dans la ville, surtout depuis 1530» que le magistrat fit démolir le monastère de Saint-Arbogaste. 11 n'en reste plus que quelques habitations voisines du cabaret de la Montagne- Verte.
OTTERSTHAL, village de l'évéché de Strasbourg, dans le bailliage de Saverne.
En 1413, l'évéque Guillaume investit Lambert de Castelle, à titre de fief masculin , du village d'Ottersthal, pour en jouir avec toute la seigneurie , ainsi que les sieurs de Schweinheim l'avaient précédemment possédé au même titre.
En 1435 , le même évêque accorda l'expectative de ce fief à Eberlin de Greiflfenstein , frère de Lambert de Castelle, dans le cas que ce dernier mourût sans enfants. En 1442, l'évéque Robert accorda l'expectative du même fief à Gauthier, Frédéric et Godefroi , fils de Frédéric de Thann , également dans le cas qu'Eberlin de Greiffenstein, mourût sans descendants mâles.
En 1447, Lambert de Castelle mourut sans enfants mâles, et l'évéque Robert donna l'investiture du fief d'Ottersthal à son frère Eberlin de Greiffenstein , sous la condition que Catherine de Deux-Ponts, veuve du défunt, auquel ce village avait été accordé en douaire, du consentement du même évêque, en jouirait sa vie durante.
Eberlin de Greiffenstein mourut aussi quelque temps après : ce qui fit que Gauthier de Thann fut alors investi du même fief, et celui-ci s'étant marié à la dame Schœnott
OTTEHWEIM.ER
de Sirck , le même évéque Robert lui permit , en 4459, d'affecter son douaire sur le village d'Ottersthal.
Gauthier de Thann mourut en 1484, et, à la mort de son épouse, l'évèque Albert investit , en 1488, à titre de fief masculin , Henri de Lucelbourg , au nom et comme porteur de sa femme Marguerite , fille de Gauthier de Thann. Frédéric et Egenolphe de Lucelbourg succédèrent, en 1493, à Henri, leur père, dans le même fief.
Les nobles de Lucelbourg furent constamment investis d'Ottersthal jusqu'en 1663, que l'évêque François-Egon de Furstemberg exerça le réméré et dégagea ce village des mains de Gauthier de Lucelbourg. 11 faut remarquer que ce dégagement portait sur la lettre primitive du fief de l'an 1413, qui permettait à l'évêque le rachat du domaine utile , moyennant une somme de douze cents florins du Rhin. C'est ainsi que le village d'Ottersthal fut réuni , en 1663, au domaine de l'évéché, qui en jouit encore aujourd'hui en toute propriété.
La dtme en vin d'Ottersthal fut adjugée à l'évéché , par jugement de la chambre de Spire, de l'an 1510.
En 1645, la moitié de la dîme d'Ottersthal fut accordée au curé de Saverne, pour la desserte de l'église de ce village et ce , par la régence de l'évéché de Strasbourg. L'autre moitié était un fief de l'évéché, possédé par Mrs. de Lucelbourg.
OTTERWE1LLER est situé à une petite demi-lieue de Saverne , près de la route et à trois quarts de lieue de Maurmoutier.
Cet endroit est composé d'environ 86 familles catholiques et deux juives.
176 OTTERWEILLER
L ancienne église , bâtie en 1634 , fut rebâtie à neuf, ainsi que le chœur, en 1758. Elle a été aggrandie en 1783, lorsqu'on rebâtit l'ancienne tour, qui avait été conservée et laquelle fut rebâtie aussi en 1783.
Le grand autel est dédié à saint Michel. 11 y a deux autels collatéraux , l'un de la Sainte-Vierge , du côté de 1 évangile, et l'autre de Saint- Joseph, du côté de l'épltre.
Le village de Gottenhausen est de la paroisse d'Otterweiller. Le grand autel de son église est dédié à saint Lambert. Il y a , du côté de l'évangile , l'autel de Sainte- Balbine.
Entre Saverne et Otterweiller, près de la chaussée, sous la paroisse d'Otterweiller, est, dans les vignes, la chapelle de Saint-Wendelin. 11 y a, au milieu de cette chapelle, une ancienne croix de pierre , qui paraît y avoir existé avant la construction de cette chapelle.
Otterweiller était dans son origine un fief de l'évêché de Metz , que Hugues de Geroldseck relevait, en 1320, de Henri , évêque de Metz. Ce dernier permit, en 1321 , au même Hugues , d'affecter le douaire de cinq cents marcs d'argent, qu'il avait promis à sa femme, sur les villages d'Otterwiller, Lochweiller, Kleingœflt, Bettbur et Altenheim, qu'il tenait de lui à titre de fief.
Ces cinq villages passèrent ensuite à Jean d'Usembourg et aux nobles d'Andlau, qui les vendirent, en 1366 , pour mille livres deniers , à Dieudonné de Hohenstein. De là , ils parvinrent aux nobles de Fénétrange , que nous trouvons possesseurs de ces endroits en 1414 , 1425 et 1454.
Arnoul de Fénétrange, fils de Burchard, vendit le quart de ces cinq villages, en 1 484, à Chirothœus de Rathsamhausen de la Pierre, pour la somme de cinq cents florins.
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Ce dernier obtint aussi les deux autres quarts , soit par Vachat qu'il en fit des sires de Fénétrange, soit par l'abandon que Marc Kerling de Strasbourg lui fit, en 1490, de la part de ces villages , acquise de la maison de Wurtemberg. Le quatrième quart restant parvint à Bernard , comte d'Eberstein, qui le vendit, en 1503, à Albert, évôque de Strasbourg. Les Hathsamhausen engagèrent, en 1613, les trois quarts d'Otterweiller, de Kleingœfft et d'Altenheim aux nobles de Landsberg.
Georges-Frédéric et Loup-Dieudonné de Rnthsamhausen vendirent , en 1(332 , à Jean-Georges , vild et i beingraff, comte de Salm , et à son épouse, comtesse de Munsfclden, les trois quarts des villages d'Otterwiller, d'Altenheim et de Kleingœfft, pour la somme de quatorze mille six cent quatre-vingts florins. Les deux acheteurs cédèrent , en 1638 , lesdits trois quarts au sieur Gebhard Bosch de Strasbourg , leur bailli et leur créancier, pour l'acquittement de ce qu'ils lui devaient. Celui-ci ne prit possession de ces villages qu'en 1640. Il eut une fille nommée Marguerite, qui, du vivant de son père, vendit, en 1650, pour le prix de trois mille livres deniers , les trois quarts des villages d'Otterwiller, Altenheim , Kleingœfft et Lochwiller, a l'abbaye de Maurmoutier, avec tous les droits en dépendants.
En 1663, l'abbaye de Maurmoutier céda les trois quarts qui lui compétaient sur les villages d'Otterwiller et de Kleingœfft, à Guillaume-Egon de Furstemberg, évêque de Metz , qui les céda ensuite, pour une somme de six mille florins, à François-Egon, son frère, évôque de Strasbourg. Celui-ci les réunit au domaine de l'évéehé de Strasbourg, qui en possédait déjà un quart depuis 1503 et qui jouit aujourd'hui de la totalité de ces trois villages.
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