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La rommunauté cTOtterwiller a une forêt à elle appartenante , que les seigneurs de Geroldseck lui avaient autrefois accordée. Dans le ban d'Otterwiller coulent le ruisseau de Mosselbach et celui de Kotbach.
En 1663 , il y avait à Otterwiller 23 bourgeois des 70 qui s'y trouvaient avant la guerre.
En 1663, la dîme d'Otterwiller était partagée par tiers entre l'évéque de Strasbourg , l'abbaye de Maurmoutier et le chapitre de Saverne. Alors le droit de patronage appartenait à l'abbaye , à laquelle la cure avait été unie depuis plusieurs siècles.
PETERSHOLTZ, ou Saint-Pierre -aux-Bois. Henri, évéque de Strasbourg, accorda en fief, en 4269, à Rodolphe, comte de Habsbourg, villam Saute Petersholtz, cum omni jure , qtio Me eam et predecessores sui possèderunl ; Als. dipl., tom. i, pag. 463.
L'abbaye de Moyenmoutier avait autrefois une cour à Petersholtz , au titre du prieuré de Tanvillers. Albert , évéque de Strasbourg , par deux lettres données en 4480 et 4493, aux abbés Jean de Faun et Gérard de Gomberval, prit sous sa protection curiam de Petersholtzen in valle de Villers ; Bclhomme, pag. 373.
Eric de Lorraine , évéque de Verdun , abbé commendataire de Moyenmoutier, vendit en 4601, prœdium, quod in loco S. Pétri ad nemus ex cunctis bonis cellœ de Tanvillari unicum supererat , à Claudine de Grammont , veuve de
Jean-Frédéric de Tanvillers , pour 2250 francs barrois ; idem, pag. 400.
PFAFFENBRUNN est une censé appartenant au prince de Hesse-Darmstadt , qui y entretient quatre familles calvinistes , située à quatre lieues de Neubourg , à une demi-lieue de Marienbrunn et à une lieue et demie de Gersdorff. Frédéric 1 er , dans son diplôme de 1158, compte curtem Pfaffenburnen au nombre des possessions de l'abbaye de Neubourg ; Alsat. diplom., tom. 1, pag. 247. Alexandre 111 , en 1177, et Innocent IU , en 1208 , l'appellent dans leurs bulles , grangiam Paphmbronem ; de même Henri VI, en 1196, Philippe, en 1201 , Otton, en 1209, et Frédéric II, en 1219 ; ibidem, pag. 262 et 317.
La solitude de Pfaffenbrunn fut illustrée par la vie d'un saint prêtre , nommé Richard , qui y vécut pendant phisieurs années et qui y mourut en odeur de sainteté , le !««■ novembre 1262. S. Richardus monachus presbyter et eremîta , vitam solitariam pro christi amore in ermitorio suojnxta Pfaffenbron in Ahatia multis duxerat amis, dit Trithème, Annal. Hirsaug., tom. 1, pag. 608 , qui ajoute que pendant sa vie il eut le don de prophétie et qu'il opéra avant et après sa mort plusieurs miracles.
Les ruines d'une ancienne église, où se trouvent maintenant des écuries , et une ancienne tradition font croire qu'il y avait autrefois à Pfafienbronn un monastère, ou du moins un prieuré de l'ordre de Citeaux. Ce qui est certain , c'est qu'au 14 e siècle il y avait un religieux-piètre résident avec quelques convers. L'abbaye de Neubourg vendit Pfaffenbrunn , sa censé et sa chapelle, en 1520, pour quatre cents florins du Rhin, aux nobles de Heckenstein. Henri- Jacques de Fleckenstein , dernier de ce nom,
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vendit, le 19 janvier 17H , le village de Nidersteinbach et la censé de Pfaffenbrunn , pour quatre mille cinq cents florins, au comte de Hanau-Lichtenberg.
Engelsrac, abbé de Weissembourg, accorda en H 57, à Nendung , abbé de Neubourg et à son abbaye , capellam Paphenburnen cuut dote, quant virginibus sacris apud réglant ponton deo famulantibus concesserat , et qu'il donna à la même abbaye de Neubourg, predictarum rogatu ferninarum. Godefroi , qui succéda à Engelscac , dans l'abbaye de Weissembourg, confirma en 4193, à Godefroi, abbé de Neubourg et à son abbaye , capellam Paphenburnen cum dote, quant olim a béate memorie dont. Engelscalco prœdecessore Nendungus suseepit.
PFALTZBOURG , ou Pfalzbourg , est une petite ville fortifiée, située aux frontières de l'Alsace et de la Lorraine , au haut de la Steig et au-delà des montagnes delà Vosge, à une lieue de la rivière de Zinzel, à trois quarts de lieue de la Sorne, dans une situation très -élevée, quoiqu'en plaine, et qui n'est dominée par aucune montagne, sur la grande route de Strasbourg à Paris , à deux lieues de Saverne, trois de Lucelstein, ou de la Petite-Pierre, deux de Lixheim, dix de Strasbourg, quatre de Saarbourg, six de Bouquenon, vingt de Nancy, vingt -deux de Metz, et quatre-vingt-dix-neuf lieues de Paris. Cette ville dépend , pour le spirituel et le militaire, du diocèse de Strasbourg et du gouvernement général d'Alsace. Mais quant à la justice, à l'administration et aux finances, elle ressortit du parlement et de l'intendance de Metz.
Pfaltzbourg occupe l'emplacement d'un ancien village, appartenant originairement aux comtes de Lucelstein , ou de la Petite-Pierre, nommé Einartzhausen, Eimortzhausen ,
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ou Amershausen. L'empereur Wenceslas accorda, en 1382, le péage d'Einartzhausen en fief à Henri , comte de la Petite-Pierre (Ah. illust., t. 2, pag. 197), déjà possesseur allodial du village. Le môme Henri , comte de la Petite- Pierre, ayant fait bâtir un château ou forteresse au village d'Einartzhausen, et y ayant établi un péage onéreux au public , Charles , duc de Lorraine , et Raoul de Coucy, évêque de Metz, firent ensemble, le 15 décembre 1391, une ligue offensive et défensive contre le comte pour s'opposer à ses entreprises ; Baleicourt, pag. 158. Cette alliance tendait à chasser Henri d une forteresse , que l'évéque de Metz prétendait avoir été bâtie sur un terrain dépendant à son église , et il fut stipulé , dans le traité, que le duc Charles aurait sept mille francs de bon or et jouirait de la moitié de la forteresse ; Benoit Picart , Supplément à l'Histoire de Lorraine, partie 2, pag. 139. Les deux alliés obligèrent ainsi le comte Henri d'abattre la forteresse et de supprimer les péages , qu'il avait établi sur son passage; Baleicourt, pag. 158. Henri mourut en 1394, laissant un fils, nommé Frédéric, décédé sans postérité en 1403. Alors le comté de Lucelstein passa à Burchard, frère de Henri, qui était grand-prévôt de Strasbourg. Burchard , se voyant le dernier de sa famille , quitta l'état ecclésiastique et se maria à Agathe de Hohenfels. Il abandonna, en 1403, le village et le château d'Einartzhausen à l'empereur Robert , de la maison palatine, sous la condition que cette maison y jouirait d'un quart sous le titre de burgfrid , et que les trois autres quarts continueraient d'être possédés par les Lucelstein à titre de fief, transmissible aux femmes relevant de la maison palatine ; Tolner, Codex diplom. palatinm , num. 207, pag. 158, et Joannis, Miscellan. Uistor. palatinœ, p. 48.
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Burchard passa, en 1414, un nouveau traité, par lequel la moitié d'Einartzhausen fut laissé à Louis , électeur palatin , et l'autre moitié continuerait d'être possédée par les Lucelstein, mais seulement à titre de fief masculin; Alsal. illust. y lom. 2, pag, 499, Jacques et Guillaume de Lucelstein, fils de Burchard, mort en 1418, s'étant déclarés contre Frédéric , électeur palatin , celui-ci se rendit maître , en 1 452, du château d'Einartzhausen et de toutes les terres appartenant aux comtes de Lucelstein, lesquelles passèrent ainsi entièrement à la maison palatine.
La situation du château et du village d'Einartzhausen , qui formait un poste important pour le passage des montagnes de la Yosge et pour la communication entre l'Alsace et la Lorraine , engagea la maison palatine à y bâtir une ville. Georges-Jean , prince palatin de Weldentz , auquel Einartzhausen appartenait, exécuta ce dessein, en 1570, après en avoir obtenu la permission de l'empereur, Maximilien II , et donna à cette ville le nom de Pfaltzbourg, c'est-à dire, de ville palatine. Als wir uns enlschlossen inn unser Graffschaft Lutzelslcin , und an dem Ort , da jetzung das Schloss und der Fleck Einortshausen ligt, ein Slalt Pfaltzburg genannt aufzubau.m, dit le fondateur, dans ses lettres de 1570; Als. HL, t. 5, p. Î99. L'empereur Maximilicn accorda plusieurs privilèges à la nouvelle ville, et entrautres celui du libre exercice de la religion luthérienne, dite de la Confession d'Augsbourg. Georges-Jean, prince de Weldentz, avait épousé Anne -Marie, fille de Gustave-Adolphe, roi de Suède, et les deux époux venaient souvent demeurer à Pfaltzbourg : ce prince y tenait encore sa cour en 1582, selon Zeiler, Topographia palatinatus Rheni , Zugabe , pag. 14, et on voit encore dans les forti-
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fications intérieures , où sont les fours de munition , les restes de l'ancien château qu'il avait habité.
La ville de Pfalsbourg fut vendue peu après (le 19 juillet 1584) à Charles II, duc de Lorraine, pour une somme de quatre cent mille florins du Rhin; Benoît Picart, partie 2, pag. 140. Ce duc continua les fortifications de cette ville commencées par le prince de Weldentz et qui , dans leur temps, passaient pour très-bonnes. On en trouve le plan, gravé par Merian , dans la même Topographie de Zeiler, imprimée en 1645. Henri II, qui succéda, en 1608, à Charles , son père , dans le duché de Lorraine , obtint , en 1609 , un décret impérial , qui lui permit de posséder Pfalsbourg à titre de franc aleu; Picart , pag. citée. Le même duc, voyant que les habitants protestants de cet endroit ne suivaient plus la Confession d'Augsbourg, dont l'exercice leur avait été réservé par l'acte de vente faite aux ducs de Lorraine , mais avaient embrassé la religion calviniste, leur fixa, en 1620, le terme d'onze mois, ou pour se rendre catholiques , ou pour quitter Pfalsbourg ; Zeiler, Topographia palatinatus Rheni, Appcndix, pag. 14. La plupart se retirèrent et allèrent s'établir à Bischweiler ; Alsat. illust., tom. 2, pa*j. 191. Ces calvinistes réfugiés de Pfaltzbourg augmentèrent le bourg de Bischweiler, et ce furent eux qui en bâtirent les deux quartiers qu'on nomme aujourd'hui le village français , et l'avant-bourg , ou Vorstœddel.
Henri, duc de Lorraine, donna, la même année 1620, la ville de Pfalsbourg à Henriette de Lorraine , sa nièce, fille de François , comte de Vaudemont , et érigea en sa faveur Pfalsbourg en principauté, sous condition qu'elle retournerait à la maison de Lorraine , si elle venait à mourir sans enfants ; Benoît Picart , pag. 140. Cette
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principauté était composée dos châteaux et villages qui forment aujourd'hui la prévôté de Pfalsbourg. Henriette épousa Louis de Guise, baron d'Ancerville, favori du duc Henri, qui était lils naturel du cardinal de Guise, assassiné à Blois, le 24 décembre 1588, et de l'abbesse des Kssarts, sa maîtresse; Cal met , Histoire de Lorraine, tom. 6", pag. 20 cl 30. Louis prit aussi le titre de prince de Pfalsbourg , et il est nommé , dans le contrat de mariage du 22 mai 1021, Louis de Lorraine, prince de Pfalsbourg; Calmet , Notice de la Lorraine, tom. 2, pag. 104. Ce prince, auquel le couvent des capucins de Pfalsbourg doit, en 102G, son origine , après s'être signalé en Allemagne par de brillantes actions , se retira à Paris , où il tint de ces assemblées littéraires, qui furent l'origine de l'Académie française 1 , (i mourut à Munich en 1G41. Henriette resta veuve jusqu'en 1643, qu'elle épousa à Bruxelles, le H octobre, en présence de l'archevêque de Malines, mais sans son consentement et sa bénédiction , Charles de Guasco , marquis de Solano , général de l'artillerie de l'armée pour le service du roi d'Kspagne ; Histoire de Lorraine, tom. 6, pag. 342. L'empereur Ferdinand accorda à ce marquis le titre de prince d'empire , par diplôme du 29 novembre 1 6 40 ; Notice, tom. 2, pag. 104. Il mourut peu d'années après , et la princesse Henriette se remaria en troisièmes noces, vers l'an 1050, avec François de Grimaldi; Histoire de Lorraine, tom. 0, pag. 343, 344 et 345. Henriette, née le 5 avril 1GU5, mourut à Neufehàteau, le 10 novembre 1GG0, sans avoir eu d'enfants de ses trois
' C'est lui . que le i.r de Latine! paraît avoir pris pour modèle d'Ennonidor, qui est le h.Tos d'un roman de «et autour, imprime .i l'iris en 163 i , et dodié audit Louis do Lorr.iine , prince de Mabbourg ; titLIiulheque universelle da romans, septembre, I7S5, putj. C4.
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maris. Elle fut enterrée entre son premier et son troisième mari, dans un caveau de l'église de Sainte-Lucie-du-Mont. Cette princesse , dont le portrait, peint par Yan-Dick, est conservé à Paris, au Palais- Koyal, était une femme d'une grande beauté, pleine d'esprit, de courage et de sentiments. Mademoiselle de Montpensier, fille de Gaston , duc d'Orléans, qui n'aimait pas Henriette, parce qu'elle était sœur de sa belle-mère , fit le roman des prétendues amours de la princesse de Pfalsbourg.
A la mort de Henriette , arrivée en 1000 , Pfalsbourg fut réuni de nouveau au duché de Lorraine. Charles IV ne le conserva que quelques mois , puisque, par l'article Vf du traité, qu'il passa à Yinceunes, le dernier février 1061, avec Louis XIV, il céda la souveraineté et la propriété de Pfalsbourg à la couronne de France ; Calmet , tom. 7, preuves , pag. Soi), Cette cession fut coniirméc par le traité de paix passé à Paris, le 21 janvier 1718, entre le duc d'Orléans , régent de France , et les députés de Léopold , duc de Lorraine. Ce dernier céda au roi la principauté de Pfalsbourg avec les villages de Lucelbourg, Dann, Wilsbcrg, llittcnbausen et Ilaselbourg ; Calmet , tout. 7, pag. Les anciennes fortifications de Pfalsbourg furent démolies en 1071) , et Louis XIV la fit fortifier, en 1080, sur les nouveaux plans du maréchal de Vauban. Celte ville forme un hexagone oval et régulier.
Pfaltzbourg dépend , pour le militaire , de la province d'Alsace. L'état militaire de cette ville est composé d'un gouverneur non résidant, d'un commandant, dit lieutenant de roi, d'un commissaire des guerres, d'un major et d'un sous-aide-major. Sa garnison consiste d'ordinaire en deux bataillons d'infanterie et en deux escadrons de cavalerie : il y a aussi à Pfalsbourg un lieutenant -colonel sous-
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directeur du corps royal d'artillerie , dépendant de la direction de Landau , avec un garde d'artillerie. Le corps royal du génie a aussi dans cette ville un capitaine en second , un lieutenant en second et un entrepreneur des fortifications , sous la direction de Strasbourg. 11 y a également une brigade de maréchaussée , composée d'un brigadier et de trois cavaliers dépendant de la prévôté générale de Metz et de la lieutenance de Metz. L'hôpital militaire pour la garnison de Pfaltzbourg est composé d'un médecin, d'un chirurgien-major, d'un chirurgien-aidemajor et d'un apoticaire-aide-major. Les capucins en sont aumôniers. Outre le commissaire des guerres , il y a à Pfalsbourg un trésorier des troupes et un régisseur des vivres.
Pfalsbourg , pour les finances , est de l'intendance de Metz , et l'intendant y a un subdélégué. C'est aussi de cette intendance que relèvent le trésorier du roi pour les troupes , le régisseur des vivres et les employés de l'hôpital militaire. 11 y a aussi à Pfalsbourg une recette particulière des domaines ressortissant au département de Toul, ainsi qu'une recette particulière des bois. Il y a aussi un grenier à sel avec un saunier, et les fermes générales ont un bureau tant à Pfalsbourg qu'aux Quatre -Vents. Pfalsbourg a aussi un bureau de la poste aux lettres, et une poste aux chevaux. Cette ville avait autrefois ses foires, mais elles sont depuis longtemps tombées en désuétude.
La mesure usitée pour la vente des grains à Pfalsbourg est le Fiertel , qui pèse cent quatre-vingt-dix-huit livres. Il se divise en six boisseaux. Le mesurage pour le froment et l'orge se fait ras, et pour l'avoine comble.
Pfalsbourg dépend pour la justice du parlement de Metz. C'est le chef-lieu d une prévôté royale et bailliagère
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créée par édit du mois de novembre 1661, dont dépendent la ville de Pfalsbourg, les villages de Dann, Wilsberg, Garburg, pour la moitié, Haselburg, Lutzelbourg, Hiltenhausen et Mittelbronn. Cette prévôté, régie par la coutume de la Petite-Pierre , est composée d'un prévôt royal , d'un lieutenant particulier, d'un procureur du roi, d'un greffier, d'un receveur des consignations, qui est en même temps commissaire aux saisies réelles , de cinq avocats et procureurs, de quatre notaires et de deux huissiers. L'audience se tient tous les vendredis. Les appelations de cette juridiction pour les cas présidiaux , autrefois attribués au présidial de Sarrelouis , ressortissent , depuis l'an 1767, au parlement de Metz.
Le corps de ville, ou corps municipal de Pfalsbourg- est formé d'un maire royal, qui est en même temps lieutenantgénéral de police , d'un lieutenant de maire , de deux échevins, de deux assesseurs, d'un syndic-receveur, d'un greffier-secrétaire , d'un commissaire de police et d'un sergent de ville. L'audience se tient les samedis de chaque semaine.
Il y a aussi à Pfaltzbourg une maîtrise des eaux et forêts, établie par édit du mois de décembre 1756 , dont l'audience se tient tous les lundis. Elle est formée d'un maître-particulier, d'un lieutenant-particulier, d'un gardemarteau, d'un greffier et d'un huissier. 11 y a, de plus, un commis à la recette des bois et deux arpenteurs.
Le roi de France est souverain de Pfaltzbourg , seigneur particulier, gros décimateur et collateur de la cure. La ville , outre la garnison , est composée d'environ 230 familles catholique* et de près de 12 juives, qui y ont une synagogue. L'église paroissiale est sous l'invocation de la Sainte-Vierge et sous le titre de son Assomption. Sous les
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ducs de Lorraine , elle était située hors de la forteresse : sous les rois de France, elle fut bâtie, en 1680, dans l'emplacement qu'occupe aujourd'hui la maison du sieur Sarré. Ayant été rebâtie en \ 739 , elle fut placée sur la grande place, dans l'endroit qu'elle occupe encore aujourd'hui. Le grand autel est sous l'invocation de la Sainte- Vierge, l'autel collatéral, du coté de l'Evangile, élevé en 4743, est sous l'invocation de sainte Anne : mais le tableau de l'autel représente le scapulaire. L'autel collatéral du côté de l'épître est sous l'invocation de la Sainte-Croix : mais le tableau de l'autel représente le rosaire. La chaire est dans la nef, du côté de l'Evangile : les orgues sont dans le fond. 11 y avait , il y a quelques années , dans cette église une confrérie du Saint-Sacrement, qui n'existe plus.
Il y a à Pfaltzbourg un couvent de capucins de la province de Champagne, fondé, en 1G20, par Louis de Guise, prince de Pfaltzbourg. Cette maison, composée, en 1750, de quinze religieux prêtres , ne compte plus aujourd'hui que huit à dix pères.
Pfaltzbourg a un hôpital militaire : mais il n'y a point d'hôpital bourgeois.
A un demi -quart de lieue de Pfaltzbourg, sur la route de Lucelstcin , est la chapelle de Saint-Jean-Baptiste.
Pfaltzbourg est située dans le diocèse de Strasbourg et dans l'archiprêtré rural de Beltbur. Le village d'Einartzhausen , qu'il remplaça , dépendait dans son origine de la paroisse de Dann : mais les ducs de Lorraine transférèrent cette dernière dans Pfaltzbourg, qui devint ainsi elle-même paroisse. Le curé-recteur de Pfaltzbourg, qui est nommé par un brevet particulier du roi , et 'ses deux vicaires amovibles, desservent non -seulement la ville, mais encore sa banlieue et les deux villages voisins de Dann et
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de Wilsberg. La banlieue de Pfaltzbourg , qui dépend également de sa prévôté , comprend les maisons dites des Quatre- Vents , qui s'étendent sur la route de Pfaltzbourg à Saverne jusqu'à une demi-lieue ; les baraques, dites de Lucelbourg , s'étendant jusqu'à trois quarts de lieue , composées d'environ cent familles; les baraques, dites du bois de chône, également à trois quarts de lieue, d'environ quatre-vingts familles ; les censés , ou maisons du Biehelbcrg, sur la route de Lueclstein, à une demi-lieue de Pfaltzbourg , de près de seize familles. Les habitants des Quatre-Vents fréquentent l'église de Dann ; les autres celle de Pfaltzbourg.
Le Biehelbcrg , ou Bùchelbcrg , est une foret dont Albert, évêque de Strasbourg, acheta une partie en 1479 et 1480 , tant du tuteur des enfants de Thomas Buding, que de Frédéric de Cuppenheim, mari de Claire de Vildsberg, et dont l'autre fut vendue en 1189, au magistrat de Saverne , par Chrétien de Thann et son épouse. Nous trouvons aussi Pierre de Kùttolsheim , qui accorda en 1457, à l'église de Munolsweiler, la part qui lui appartenait dans la forêt du Biehelbcrg. Lu juridiction criminelle de cette forêt , ainsi que les dîmes des terres défrichées, appartiennent pour deux tiers à l'évêché de Strasbourg et pour un tiers à la seigneurie de Pfaltzbourg.
Wilsperg , ou YYillzberg , nommé ]\\wl<> Chcsberch , dans la charte potyptique de Mcinhard, abbé de Maurmoutier, de l'an 1144, composé d'environ cinquante familles catholiques et dépendant de la paroisse et de la prévôté de Pfaltzbourg, nommé aussi le Neuf- Village, est situé au nord et à une bonne demi-lieue de Pfaltzbourg , près de la route qui conduit à Bouquenoui, sur le ruisseau de son nom, qui se jette ensuite dans la Zinzel. Wilsperg dépen-
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dant autrefois de la seigneurie de Lucelbourg , a été cédé à la France, en 1661, par le duc de Lorraine, Charles IV, avec la principauté de Pfaltzbourg. Il n'y a ni église , ni chapelle. Wildsperg a donné son nom à une famille noble de la Basse-Alsace , connue dès le quatorzième siècle et éteinte en 1587, dans la personne de Guillaume de Wildsperg.
Dann, ou Dam , autrefois Dannach , ou Tannach , dont la paroisse fut transférée à Pfaltzbourg , de la môme paroisse et de la même prévôté , composé d'environ cinquante familles catholiques , est éloigné de Pfaltzbourg d'une demi-lieue , et le roi en est également seigneur et décimateur. Son église est sous l'invocation de saint Etienne et sous le titre de son invention. Il y a un château commencé , dont les matériaux sont encore sur place. Danutû marca est rappelé dans la notice des biens de l'abbaye de Maurmoutier, écrite en 1127. L'empereur Rodolphe permit , en 1287, à Otton d'Ochsenstein , de racheter villam Dann? , engagée «n partie par l'empire à Simon et Walram de Geroldseck ; Alsat. diplom., lom. 2, paq. 37. Il parvint ensuite aux nobles de Lucelbourg, qui le vendirent, en 1611, à Henri, duc de Lorraine. Le duc, Charles IV, céda cet endroit, en 1661, à Louis XIV, et cette cession fut confirmée à la couronne de France par le traité de 1718.
A une demi-lieue de Pfaltzbourg , et à aulant de Dann , sous la paroisse de cette ville, mais dans le ban de Dann, est , dans la forêt qui se trouve à gauche de la grande route de Pfaltzbourg à Saverne , une source nommée la Bonne-Fontaine, ou Gulenbrïum : ses eaux, qui sont trèslégères et apéritives, passaient , suivant une ancienne tradition, pour être un excellent fébrifuge. Elles ont été
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négligées jusqu'en 4715, que les deux régiments de Foix et Alsace infanterie , et celui de Germinon cavalerie , qui formaient la garnison de Pfaltebourg , commencèrent à faire usage de ses eaux pour arrêter un flux de sang contagieux dont ils étaient attaqués. Ils s'en trouvèrent promptement soulagés et guéris. En reconnaissance , les soldats firent construire, en 1716, une chapelle en l'honneur de la Sainte-Vierge ; c'est aujourd'hui un pèlerinage célèbre et fréquenté. La chapelle a été rebâtie en 1742; on y a joint une habitation pour un ermite qui la dessert. Les offrandes sont employées à son entretien et à l'honoraire d'un vicaire de Pfaltzbourg, qui y dit la messe tous les samedis et tous les jours de fête de la Vierge.
PFETTISHEIM. La dîme de Pfettisheim appartenait, en 1620 , par inégales portions , au grand-chapitre de Strasbourg, qui en avait la plus grande partie , à I'évêque, aux héritiers Stumpff , aux Augustins de Strasbourg , etc.
En 1335, Louis, comte de Lichtemberg , avait vendu aux sieurs Baumann le tiers de la dtme de Pfettisheim.
En 1687, il y avait à Pfettisheim 18 bourgeois, et avant la guerre 19.
PFULGRIESHEIM, ou Fulkriegsheim, est un village de la Basse-Alsace et du diocèse de Strasbourg , composé d'environ 7 familles catholiques et de près de 31 luthériennes , situé sur le Leisbach , dans les terres du directoire de la noblesse de la Basse-Alsace et le chapitre rural de Bettbur, à deux lieues un quart de Strasbourg et à une demi-lieue de Pfettisheim. M. Jacout , négociant à Strasbourg , en est seigneur et il est aussi décimateur du ban
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pour un tiers. Les deux autres tiers appartiennent au chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux de Strasbourg, à la coinmandcrie de Saint-Jean de la même ville et à l'université protestante. L église, commune aux deux religions, est sous l'invocation de saint Michel. Avant le luthéranisme, qui y fut introduit par les nobles d'Andlau , qui en étaient seigneurs, il y avait une cure-plébanat, située dans le district de Tarchiprètré de Saint-Laurent , dont le droit de patronage appartenait au duc de Deux-Ponts. Le dernier curé catholique, de la famille de Kageneck , quitta en 1526. Les catholiques étaient, en IG15, administrés par le curé de Dingsheim. Aujourd'hui, les catholiques de Pfulgriesheim sont desservis par le curé de Pléttisheim , et les luthériens par un minisire , résidant à Strasbourg et qui dessert en même temps les habitants de Mderhausbergcn.
Pfulgriesheim appartenait autrefois aux évêques de Strasbourg. L'évoque Henri accorda en fief, en 1203, u$u~ fructus seu pro vent-us ville sue Vulncviegesheim, à Frédéric d'Ettendoilf. Conrad, également évéque, racheta, en 1287, villam Fulcviegeslieim qui avait été engagé par ses prédécesseurs.
On trouve ensuite Fulkriegcsheim rappelé dans le nombre des villœ comitatus , guœ vulgavitev dicunlur graveschaft, dont la seigneurie était commune entre l'empereur et l'évéché , dans le registre écrit sous l'empereur Louis de Bavière et l'évéque Berthold de Bueheck ; Alsat. illust.y tom. 2, pag. WS. Quelque temps après et dans le cours du li«* siècle, la moitié impériale parvint par engagement à l'évéché (Ah. illast. , tom. c 2 , pag. "264j, qui cependant ne possède plus ni l'une , ni l'autre moitié. Pfulgriesheim devint un village allodial , possédé au seizième siècle par les nobles d'Andlau , au dix-septième en