‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 36 sur 100 · RAN · texte numérisé non relu

RAN

RANOENHEIM , ou Rangen , nomme Rand dans les anciennes chartes , est un village situé sur le ruisseau de Rohrbach, dans le bailliage de Kochersberg, à six petites lieues de Strasbourg , ne formant qu'une même communauté avec Mittelkurtz. Ces deux villages sont composés d'environ 22 familles catholiques. Rangenheim est ancien, puisque Anselme, camérier de l'église cathédrale de Strasbourg, qui vivait en 1089, accorda, selon le Nécrologe, des biens in Randa, aux Frères de Sainte-Marie. L'évêque de Strasbourg est seigneur de Rangenheim et le curé de Hohgœffl décimateur , en vertu de la cession des dîmes à lui faite par le grand-chœur de l'église cathédrale. Ce dernier acquit ces dîmes et celles de Mittelkurtz , de l'abbaye de Maurmoutier, à laquelle elles appartenaient primitivement , ainsi que le droit de patronage. On lit dans la notice des biens de cette abbaye, écrite vers Tan i 127, ad Rangas pertinent mansa sancti Martini cum decimatione et ecclesia. On trouve aussi ecclcsia cum terra dominica ad Randas , dans la charte polyptique des possessions de la même abbaye , rédigée vers 11 44-. Il y avait autrefois , à Rangenheim , une cure-plébanat à la collation de l'abbaye de Maurmoutier et un primissariat. Mittelkurtz dépendait de cette cure. L'évêque réunit, en 1605, la cure de Rangen à celle de Hoh-Gœfft. Les habitants de l'un et l'autre endroit sont aujourd'hui desservis par le curé de Hoh- Gœflt, dont l'église de Rangenheim, dédiée a saint Martin, est aujourd'hui filiale.

RANGENHEIM

M. Schœpflin , Als. illust., tom. 2, pag. 663, fait mention d'une famille noble de Rande, qui existait au quatorzième siècle.

La colonge de Rangenheim , le droit de patronage et quelques dîmes audit endroit, appartenaient, en 1564, aux Voltz d'Altenau , qui les tenaient en fief de la maison de Hanau , comme seigneur d'Ochsenstein. Les lettres d'investiture portent que , deux nominations de curés appartiendraient aux Voltz , et la troisième au seigneur direct. Ce fief était possédé, en 4609, par Jean-Henri Voltz d'Altenau.

En 1620 et 1621 , la cure de Rangenheim était déjà unie à celle de Hoh-Gœfft.

En 1620 , le grand-chœur était décimateur à Rangen, Zeinheim et Mittelkurtz.

En 1687, Rangen, Mittelkurtz et Zeinheim ne formaient qu'un seul ban.

Entre Rangen et Hoh-Gœfft existait autrefois le village d'Uttingen , ou Utingen , appartenant à l'évêché , dont le ban, avec ses pâturages, fut accordé en 1486, par l'évêque Robert , aux communautés de Rangen , Mittelkurtz et Zeinheim. Cette cession ne regardait que la partie du ban appartenant à l'évêché. L'autre partie , appartenant aux comtes de Linange, fut annexée au ban de Hoh-Gœfft.

L'évêque Jean racheta , en 1318 , de Frédéric de Wangen, le village d'Uttingen, qui lui avait été engagé par ses prédécesseurs

Uttingen est rappelé dans le registre , écrit sous l'empereur Louis de Bavière et l'évêque Berthold , entre les

villa comitatus , gvœ vulgariter dicuntur graveschaft , in quitus imperium ci cpiscopalus ornnia habent communia.

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