‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 35 sur 100 · PUE · texte numérisé non relu

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commun par les Truchsess de Rheinfelden et les Birek wald , et dans le nôtre par M. le baron de Wangen de Strasbourg, qui le vendit au sieur Jacout.

Près de Pfulgriesheim et sous sa paroisse , était autrefois un petit village nommé Kolbsheim , situé dans le bailliage du Kochersberg et appartenant à levôque de Strasbourg, qui était déjà abandonné et détruit au milieu du seizième siècle.

En 1675 , Pfulgriesheim appartenait à Gabriel du Terrier, qui prit le nom de Birckwald. Il fut vendu en 1 72.., pour trente-cinq mille florins, à M. le baron de Wangen, de la branche de Strasbourg.

PLOBSHEIM , ou Blobsheim , est un village immédiat de la Basse- Alsace, situé dans les terres du directoire de la noblesse et appartenant aujourd'hui à Mrs. Kempfer et de Guntzer, qui en sont chacun seigneur pour la moitié , composé d'environ 44 familles catholiques, desservies par un curé royal , de 55 luthériennes , qui ont un ministre résident nommé par Mrs. de Rathsamhausen , et de 8 à 9 juives. L'église mi-partie , commune aux deux religions , est sous l'invocation de saint Pierre. Plobsheim est situé près du ruisseau de Krafft , dit Krimmerich , dans le diocèse de Strasbourg et l'archiprétré de Rhinau , à une demi-lieue du Rhin , à trois petites lieues de Strasbourg , et à cinq quarts de lieue de Krafft.

La marcha Blabodsaime est rappelée dans le testament de Remi , évêque de Strasbourg , de l'an 778 , pour l'abbaye d'Eschau, qui n'est éloigné de Plobsheim que d'une demilieue; Hist. de l'Eglise de Strasbourg, mm. 73> pag. 103. Le comte Erchangier accorda, en 823, à Bernald, évêque de Strasbourg, et à son Eglise, une maison et grange,

situées à Plobsheiro , avec des prairies, avec quinze arpents de terres labourables, avec douze serfs et avec le droit de cueillette d'or. Cette donation fut l'effet d'un échange, confirmé la même année 823 , par l'empereur, Louis-le- Débonnaire ; Histoire de f Eglise de Strasbourg , num. 95 , p. 175. L'empereur Henri II accorda, en 4046, à l'abbaye de Schutteren, six mass de terres, situés dans le village de Plobsheim; Histoire d'Alsace, tit. 370, pag. $09. On lit aussi dans le Nécrologe de la cathédrale , fol. 1$ , que Werinhaire, évôque de Strasbourg, accorda aux frères de Sainte-Marie, des biens situés in Blapotesheim.

Plobsheim appartenait autrefois aux empereurs , qui l'avaient engagé sur la fin du treizième siècle. L'empereur Albert permit, en 4308, à Jean, évêque de Strasbourg, de racheter, au nom de son Eglise , villam Blapoltzheim ab antecessoribus regibus obligatam cum juribus et suis attinentiis, en payant la somme de l'engagement, pour le posséder au même titre , lui et ses successeurs , dans 1 evêché ; Archives de Saverne. L'empereur, Charles IV, accorda la même permission de rachat, en 4356, à la ville de Strasbourg; Chartul. civit. Arg., num. $39. Mais l'un et l'autre rachat n'eut pas lieu. L'empereur, Louis de Bavière, avait engagé Plobsheim, en 4346, à Paul Mosung, bourgeois de Strasbourg , pour 494 marcs d'argent , et Jean Mosung, son héritier, le conserva sous Charles IV, en augmentant le prix de l'engagement. Des Mosung il passa aux nobles de Treubel , puis aux Heiden , jusqu'à l'empereur Sigismond , qui l'accorda , en 4444 , à Jean Zorn d'Eckerich. Ce dernier donna à ce prince deux cents florins et paya à ses possesseurs trois cents marcs d'argent. Une branche des Zom en prit de là le surnom de Plobs-

heim . qu'elle conserve encore aujourd'hui ; Ah. illml. % tom. 2, pag. 258 et 119.

La possession des Zorn fut interrompue, pendant quelque temps, par l'empereur, Rodolphe II, qui permit, en 1589, à Eberhard Wambold , son conseiller aulique, de racheter de leurs mains le village de Plobsheim. Ce dernier renonça, deux ans après, à ce droit de rachat, en faveur des Zorn , moyennant une certaine somme que lui donna Guillaume de Botzheim , qui était allié aux Zorn , ce qui fit que l'usufruit de Plobsheim fut commun pendant cinquante ans entre les Zorn et les Botzheim ; et cet usufruit leur fut ratifié par un rescrit de l'empereur, daté du 10 septembre 1594. Les cinquante ans révolus , l'empereur Ferdinand subrogea, en 1655, aux Zorn et aux Botzheim, dans la seigneurie de Plotzheim , tant Christophe Melchior de Lœben, qui, par son mariage avec une Botzheim, avait obtenu la sixième partie de ce village, que André Scheid. Mais les Zorn trouvèrent encore moyen d'arrêter ce rachat ; Als. ilhist., tom. 2, pag. 258.

Enfin , Louis XIV , succédant aux droits de l'empire et des empereurs, accorda le village de Plobsheim, au mois d'avril 1684, à titre de récompense, et comme possession allodiale, à Godefroi Gunzer, syndic de la ville de Strasbourg , et à son parent , Nicolas Kempfer, conseiller du conseil souverain d'Alsace et syndic du directoire, à la charge de rendre le prix de l'engagement aux nobles de Zorn; Als. illust., tom. 2, pag. 258. Ceux-ci ayant refusé de le recevoir, ils y furent condamnés , ainsi qu'à l'abandonnement , par arrêt du conseil de Brisach , du 8 février 1685. Dix ans auparavant, en 1675, le vicomte de Turenne fit placer un pont sur le Rhin, près de Plobsheim, sur le-

quel son armée passa le 7 juin. Il fut tué à Sasbach , le 26 juillet de la même année.

Les seigneurs ont un château à Plobsheim , qui leur appartient. On y voit aussi les ruines d'un autre ancien château, qui appartenait aux nobles de Bernhold, au commencement de notre siècle , et où demeuraient autrefois les nobles de Plobsheim, famille éteinte vers Tan 1441.

La dîme de Plobsheim est partagée entre le curé luthérien et entre les nobles de Rathsamhausen , qui jouissent du droit de patronage. Ce dernier est un fief de la maison de Hesse-Darmstadt. Louis de Lichtemberg investit , en 1427, Lutelmann de Rathsamhausen, du droit de patronage de Plobsheim et d une partie de la petite dîme du même endroit; et depuis ce temps, les Rathsamhausen firent la reprise du même fief des Lichtemberg , des Hanau et des Hesse-Darmstadt.

Sous la paroisse de Plobsheim , et à un bon quart de lieue du village, à l'entrée du bois, est, dans une plaine, une chapelle de la Sainte-Vierge, dite de Notre-Dame-du- Chêne (Zur Aych, ou Eich). On prétend que cet endroit était dans son origine un bois sacré , où les Druides gaulois offraient leurs sacrifices ; les auteurs cités dans notre premier tome de YHisl. d'Alsace, liv. 1, pag. 47, et la Descriptio parliculœ territorii Argent., pag. 61. C'est aujourd'hui une chapelle fondée, en 1454, par Adam de Zorn et Marthe de Bœckel , son épouse. On y révère une image miraculeuse de la Sain te- Vierge, qui y attire un grand concours de peuple. Cette image est placée sur le second autel , à l'entrée du chœur, au milieu de la nef, et on voit derrière elle un gros tronc de chêne , où , suivant la tradition du pays , cette image a dû se trouver. Les boulangers de Strasbourg, selon Hertzog , lib. 3,

fol. 12, avaient coutume tous les ans d aller en cérémonie avec les bannières et étendarts de leur tribu au pèlerinage de cette chapelle. Elle avait autrefois plusieurs biens de fondation , qui appartiennent encore aujourd'hui aux nobles de Zorn , en étant devenus possesseurs avant l'époque décrétoire du Jer janvier 4624.

Les lettres d'investiture , accordées par les Lichtemberg, les comtes de Hanau et les princes de Hesse-Darmstadt aux nobles de Rathsamhausen , depuis l'an 1435 jusqu'à nos jours x , comptent dans le nombre des fiefs accordés à ces derniers» les dîmes de Dumenheim. Dumenheim était un ancien village .de la Basse- Alsace et du diocèse de Strasbourg , situé près du Rhin , à trois lieues et demie de Strasbourg, à une demi-lieue de Plobsheim et à autant de Northausen. Le Rhin détruisit entièrement ce village au quatorzième siècle. Son nom est resté à une censé et à un canton nommé Dumenau, situé à une demi -lieue de l'ïll et touchant les bans de Plobsheim et de Northausen. Ce canton , dépendant aujourd'hui du bailliage de Zellenberg, appartient au duc des Deux-Ponts, en sa qualité de comte de Ribeau pierre. Rodolphe Herber et Jean Vogt le vendirent, en 1478, à Schmassmann de Ribeaupierre ; Als. illust., tom. 2, pag. 117.

Le village de Dumenheim est ancien. Dès l'an 823 , le comte Erchangicr accorda , à titre d'échange , à Bernold , évêque de Strasbourg , des maisons , une grange , des terres labourables et des prés , situés dans ce endroit : ce qui fut confirmé, la même année, par un diplôme de Louis-le-Débonnaire ; Histoire de l'Eglise de Strasbourg ,

• Dans les investitures postérieures de 1487 à 1518, les dîmes de Dumenheim sont tantôt spécifiées , tantôt omises. Elles ne s'y trouvent nommées constamment que depuis l'an lo25.

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/. 5, num. 95, pag. 174. On lit «tons la Notice de l'abbaye d'Eschau, que Bemi, évoque de Strasbourg, son fondateur, accorda , en 778 , des biens situés in Doumenhcim , à ladite abbaye , qui en était voisine : ce qui fut confirmé , en 1180 , par le pape, Alexandre III. Dumenheim est aussi rappelé dans la charte polyptique des biens de l'abbaye de Maurmoutier, écrite en 1127. Jean d'Erenberg, chanoine cellerier et archidiacre de la cathédrale de Strasbourg, vendit, pour deux cents marcs d'argent, en 1297, à Conrad, évêque de Strasbourg, min Hus und mine Vcsten zu Dumenheim , qu'il avait achetés d'un certain Goselin ; Archives de Sareme. Ce château de Dumenheim avait déjà été enlevé par les eaux du Khin, lorsqu'après l'extinction des nobles de Hugswihr, Berthold , évôque de Strasbourg , accorda les biens qui en dépendaient , en 1353, en fief, aux nobles de Stùtzheim et de Stuhlingen; das hievor gehorle zu der Rurg zu Dumenheim , die der

[Un bel abegesen dit l'acte cité par Schœpflin ; Als.

illusL, lom. 2, pag. 117.

La famille noble de Dumenheim s'éteignit vers l'an 1447. Les deux frères Jean et Goselin , fils du noble Walther de Dumenheim, vivaient en 1314 ; Als. illust., font 2, pag. 641. Ce Goselin paraît être le môme que celui ci-dessus de 1297; Johannes de Dumenheim miles et Walther, son fils , sont rappelés entre les vassaux de l'évéché de Strasbourg, dans le registre féodal de 1336.

PREL'SCHDORFF , ou Brisdorff , autrefois BrunigersdorfV, situe à une demi-lieue de Gersdorff, dans le bailliage de Wœrd, est un village appartenant au prince de Hesse- Darmstadt , au titre de la seigneurie de Lichtemberg. Ulric, landgrave de la Basse-Alsace, vendit, en 1332, das

Dorff Brunigesdorff, à Hanneman et Louis de Lichtemberg ; Als. dipl., tom. 2 , pag. 146. Les seigneurs de Kutzenhausen jouissent du tiers de la dîme ; les deux autres tiers appartiennent à l'abbaye de Kœnigsbruck.

Preuschdorff était autrefois une cure-rectorat unie à l'abbaye de Kœnigsbruck , desservie par un pléban à la collation de l'abbesse , et par un autre prêtre primissaire. L'église, dédiée à saint Adelphe, est aujourd'hui mi-partie. Les habitants catholiques, au nombre de 25 familles, formant 194 communiants , sont desservis par le curé royal de Diffenbach. Les luthériens , au nombre de 8N familles , sont desservies par un ministre résident , nommé par le prince de Hesse-Darmstadt , dépendant du consistoire de Banweiller, et qui administre aussi les habitants de sa religion de Gersdorff , Lampersloch et Mitschdorff.

Près de Preuschdorff est une censé, appelée Velbacherhoff, qui formait autrefois un village nommé Willenbach ; (voyez Willenbach).

Une charte de Godefroi , abbé de Weissembourg , pour l'abbaye de Neubourg , de H 93 , fut donnée testibus Billungo scoltclo et Billungo plebano de Bruningesdorf.

QUATZENHEIM. En 1573, le seigneur de Landsberg établit un ministre luthérien à Quatzenheim et saisit sur l'abbaye de Schwartzach , qui était décimatrice de cet endroit , une partie des dîmes pour en former le salaire du ministre.

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