COUVENT DES DOMINICAINES
11 y a d'ordinaire trente religieuses sous une prieure, qui est triennale.
Les registres archidiaconaux de la fin du 15 e siècle, font mention de trois chapellenies existantes dans l'église du couvent des Dominicaines de Selestadt: 1© de l'autel de la Sainte-Vierge et de tous les Saints ; 2<> de l'autel de Saint-Jean-Evangéliste ; 3° de l'autel de Saint-Jodoque.
Le couvent des Dominicaines de Selestadt doit son origine à quelques filles pieuses qui commencèrent, en 1245, à s'associer et à vivre sous la règle de Saint- Augustin. Le pape, Innocent IV, les soumit , l'année suivante, à la règle de Saint-Dominique; Als. M., 1. 2, p. 381. On leur unit , en 1258 , les religieuses qui s'étaient établies sur la montagne de Saint-Nicolas de Syle , près de Ribeauvillé , qui avaient été obligées de quitter leur couvent, pour éviter les persécutions du comte Walther de Horbourg, qui ne les aimait pas, parce que son frère leur avait accordé ses biens à son désavantage. Beatus Rhenanus , Rer. Germ. , lib. 3 , pag. 303, dit que de son temps , il y avait quarante religieuses dans ce couvent. C'est de là que le couvent des Dominicaines de Selestadt fut nommé in Sylo, nom qu'il conserve encore aujourd'hui. Ce couvent, comme tous ceux de l'ordre, est exempt de la juridiction de l'ordinaire et gouverné par le vicaire-général de l'ordre.
326 8ELESTADT
Cinq Dominicaines du couvent de Selestadt furent appelées en Suabe, par Eberhard, comte de Wurtemberg, en 1480 , pour remettre la réforme dans le monastère de Gnadenzell ; Crumis , Annal. Sueiric, tom. 2, part. 3, lib. 7, pag. 453. L'rsule de Zorn , une des cinq, qui en fut élue prieure, mourut en 1529 ; idem, lib. #, pag. 467.