‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 71 sur 100 · PRÉVOTÉ DE SAINTE-FOI ET COLLÈGE · texte numérisé non relu

PRÉVOTÉ DE SAINTE-FOI ET COLLÈGE

Par lettres-patentes du 5 juillet 1 766 , le collège de Selestadt fut supprimé. Elles établissent au collège de Molsheim dix bourses ou places gratuites , remplies par dix enfants natifs de Selestadt, qui y seront logés, nourris, élevés et instruits gratuitement. Ces enfants , choisis dans les familles les plus nombreuses et les moins opulentes de la ville , sont nommés par l'évéque de Strasbourg , sur la présentation qui lui en est faite par les officiers municipaux de Selestadt. Ils ne pourront être admis que depuis huit ans jusqu'à douze , et ils ne pourront rester passé l'âge de vingt ans accomplis. Les biens et revenus du collège furent mis en séquestre , pour être employés aux pensions des Jésuites qui desservaient les collèges d'Alsace.

Par lettres-patentes du 7 novembre 1767, les bâtiments qui appartenaient et formaient l'enceinte du collège , sont affectés au logement des officiers des troupes en garnison en Alsace, et, à cet ctîet, abandonnés à titre de jouissance et remis au magistrat. Lesdits bâtiments seront employés à l'établissement de pavillons destinés à loger en tout temps les officiers de deux bataillons d'infanterie et de quatre escadrons de cavalerie , composant la garnison ordinaire de la ville. Les frais et dépenses , tant pour cet établissement que pour augmentation , constructions ,

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réparations et reconstructions , seront faits aux dépens de la ville.

Hildegarde , épouse de Frédéric de Stauffen , de concert avec ses fils, Otton, évéque de Strasbourg, Frédéric, duc de Suabe, Louis, Walther, Conrad et Adélaïde accordent et soumettent, en 4094, à l'abbaye de Conques, ecclesiam in Slehestat ad instar dominici sepulckri factam et a filio Ottone episcopo consecratam.

Otton, évôque de Strasbourg, dans ses lettres de 1095, dit que lui et ses frères , du consentement d'Hildegarde , leur mère , avaient fondé cenobitm in fundo nostro Shzestat béate fidei virgini consecratam.

Otton , évéque de Strasbourg , et ses trois frères , Frédéric , duc de Suabe , Louis et Walther, accordent , en 1095, predium , quod in Sclezestat villa , in pago Al salie hereditario jure possidebant , au monastère de Sainte-Foi, quod eorum mater ad honorem dominici sepulckri in Sclezestat et S. Fidei bénigne incejiit.

Le pape , Paschal 11 , confirma , en 4106, les biens et privilèges celle S. Fidis in villa Slettstat, que S. sepulckri vocabulo insignis est , ubi etiam béate martyris Fidis memoria celebriter habetur.

Les fondateurs du monastère de Sainte-Foi lui accordèrent le lieu et Ta seigneurie de Selestadt , avec les deux tiers du ban et du péage.

L'empereur, Frédéric 1er, confirma, en 1153, à l'abbaye de Sainte-Foi de Conques , ecclesiam Slezestat ad instar dominici sepulckri factam, avec ses appartenances, fondée par ses ancêtres.

L'antipape, Calixte III, confirma, en 1170, les privilèges celle S. Fidis, que sita est in villa Sletzstat, que S. sepulckri vocabulo est appellata.

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Les registres archidiaconaux de la fin du 15<* siècle, font mention de quatre bénéfices ou chapellenies existantes dans la prévôté de Sainte-Foi: 1<> de l'autel de Saint-Martin et de Sainte-Foi ; 2° de l'autel des SS. Pierre et Paul ; 3° de l'autel de Saint-Biaise ; 4° la chapellenie de Saint-Jean , dans la chapelle de Sainte-Foi , près du monastère de ce nom.

Le monastère de Sainte-Foi de Selestadt fut fondé en 1094 , par llildegarde , comtesse d'Hohenloë , épouse de Frédéric de Burcn, mère d'Othon , évêque de Strasbourg, v et de Frédéric de Hohenstauffen, duc d'Alsace et de Suabe, laquelle en fit bâtir l'église sur le modèle du Saint- Sépulcre de Jérusalem. Ce nouvel établissement fut soumis par la fondatrice à l'abbaye bénédictine de Sainte-Foi de Conques, au diocèse de Rhodez, à laquelle ce monastère resta attaché, jusqu'à la fin du quinzième siècle. Le pape , Pie III, l'unit, en 1503, à la manse épiscopale de Strasbourg. L'évéque Guillaume vendit , en 4536, une grande partie de ses possessions et de ses droits à la ville de Selestadt, et l'évéque Léopold donna, en 1616, le reste de ses biens, avec les bâtiments, aux Jésuites de la province de Mayence, pour y établir un collège.

Le collège des Jésuites de Selestadt ayant été supprimé en 1766, ses revenus furent séquestrés et employés en partie à l'établissement de dix bourses ou places gratuites, remplies par dix enfants natifs de cette ville. Les bâtiments qui formaient son enceinte et celle de l'ancien prieuré de Sainte-Foi , et qui venaient d'être renouvelés en 1754, furent abandonnés en 1767 au magistrat de la même ville , qui y bâtit des pavillons pour loger les officiers de la garnison. On n'en conserva que l'église, dédiée encore aujourd'hui à sainte Foi. Elle est desservie par un

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prêtre séculier amovible , à la nomination de l'évêque , suivant un décret du 24 octobre 4767. On y rétablit en même temps les deux congrégations des bourgeois et des garçons artisans, érigées en Iti26et4659, qui avaient été discontinuées par la dissolution des Jésuites, et qui furent unies ensemble, par décret du 23 octobre 1767.

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