SIR
Lu prémissairie de Sessolsheim, à la collation du grandprévôt, existait encore en 1607. Ses revenus sont aujourd'hui réunis à la manse prévôtale , à l'exception d'une petite partie, perçue par le curé.
En 1620 , les principaux décimateurs étaient le grandchapitre pour deux tiers et le grand-chœur pour un tiers.
En 1687, il y avait 33 bourgeois à Sessolsheim , et avant la guerre, 54. La dîme était partagée entre le grandchapitre pour deux tiers et le grand-chœur pour l'autre tiers.
Un fossé sépare le ban de Sessolsheim de celui de Landersheim.
SIRENTZ , ou Sierentz , est un grand village de la Haute-Alsace , situé dans le Sundgau , entre Mulhausen et Bàle, composé d'environ 123 familles, toutes catholiques, dans le diocèse de Baie et au chapitre rural dit entre les collines, ou inter colles. C'est un fief du roi, au titre de la maison d'Autriche, appartenant à Mrs. de Waldner, de la branche de Sirentz. Ce fief consiste dans la seigneurie du village de Sirentz, dans le droit de patronage des cures de Sirentz et d'Uffheim , et une partie des dîmes des villages de Sirentz , Uffheim , Geispitzen , Bartenheim et Waltenheim.
Le village de Sirentz est ancien : quelques-uns croyent que c'est l'ancien Urunci , rappelé deux fois dans l'itinéraire d'Antonin , pag. 252 et 349 ; mais M. Schœpflin a prouvé , Ah. illust., tom. 1, pag. 201, qu'il faut chercher Y Urunci aux environs du village dillzach , situé à une lieue de Mulhausen. Jl est plus vrai de dire que Sirentz est le Serencia que le même M. Schœpflin, Alsat. illust., tom. 1 , pag. 692 , place entre les palais royaux des rois
SIRENTZ
carlovingiens. Un diplôme de Louis-le-Germanique , pour l'abbaye de Mourbach, Alsat. diplom. y tom. i, pag. 77, de l'année 835 , est ainsi daté : aclum Serencia villa,
Adalbéron, évêque de Bàle, accorda, en 915, à Bennon, son cousin , qui s'était retiré à Einsidlen , la terre de Sirentz en Alsace , pour l'aider à entretenir les religieux qu'il avait assemblés audit ermitage d'Einsidlen ; Hartman, in annalibus Heremi dei parœ , pag. 31, et Hisl. de l'Eglise de Strasbourg , tom. 2, liv. 6, pag. 280.... Curtis Sierenzo est rappelée entre les possessions de l'évéché de Bàle , dans un diplôme de l'empereur Conrad 111 , de H 41 , concernant l'abbaye de Saint-Biaise ; Hergott, Geneal. Habsburg., tom. 2 t pag. 165. Le pape, Eugène III, rappelle, en 1147, entre les possessions du monastère de Saint-Alban de Bàle, décimas in villa y que dicitur Sierentze ; Alsat. dipl. t tom. i, pag. 232. Ainsi qu'Ortlieb, évêque de Bàle, dans sa charte de 1154; ibidem, pag. 241. Ainsi que Henri, évêque de Bâle , dans celle donnée vers l'an 1180; ibidem , pag. 273. Ainsi que Henri , évêque de Bàle , dans celle de 1184 ; ibidem, pag. 281.
L'abbaye d'Einsidlen vendit, en 1398, pour douze cents florins d'or , à Burchard Munch de Landscron , la colonge seigneuriale de Sirentz , dite Oberhof , le droit de patronage et les dimes des villages de Sirentz , Uffheim , Geispitzen , Bartenheim et Waldenheim. Celui-ci les offrit en fief, en 1406, à la maison d'Autriche, qui lui accorda en même temps , à titre de fief masculin , le reste de la seigneurie de Sirentz , en s'y réservant cependant la justice criminelle, ou haute justice. A l'extinction des Munch de Landscron , arrivée dans la personne de Jean , le fief fut conféré, en 1462, aux nobles de Halweill. Burchard de Halweill , dont la fille Catherine épousa , en 1522, Jean-