‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 82 sur 100 · STU · texte numérisé non relu

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patronage , la grande et la menue dîme de Steinbourg , avec différents biens rentiers situés dans le même endroit pour deux mille florins.

L'évêque changea , en 1 588 , cette somme de vente en une rente annuelle rachetable de cent florins, affectée sur le bailliage de Benfelden. Elle fut rachetée en 1093.

La régence de Saverne accorda , en 1629 , les revenus de la prémissairie de Strasbourg au curé du même endroit.

STUTZHEIM , vulgairement Stitzen , est un village du diocèse de Strasbourg et de la Basse- Alsace, situé à deux lieues de Strasbourg , dans le chapitre rural de Bettbur et dans les terres du directoire de la noblesse de la Basse- Alsace, composé d'environ 25 familles catholiques et appartenant à M. de Flachsland , qui le relève du roi à titre de fief impérial. C'est la première poste de Strasbourg à Saverne.

Stizenesheim est rappelé dans la charte polyptique de l'abbaye de Maurmoutier, de 1144 , et curia apud Stucesheim , dans la notice des possessions du monastère de Sindelsberg , de 1148. Berthe , qui était supérieure de ce dernier endroit, obtint par échange, en 1122, avec Maurmoutier, des biens situés in villa , quœ dicitur Slucesheim... Hist. d'Als., lom. 2, lit. 589, pag. 245. Burchard et Gunther, évôques de Strasbourg et de Spire , confirmèrent, en 1154, curiam dominicalem in Stutzeshcim cum capella, à l'abbaye de Schwartzach ; Als. diplom., lom. 1, pag. 242 et 243. L'empereur Frédéric rappelle , dans son diplôme de 1163 , mansos duos in Stutzeshcim , entre les possessions du chapitre de Saint-Thomas de Strasbourg ; ibidem, loin, i, pag. 254. Le pape, Honorius 111, confirma, en 1219 , curiam dominicalem in Stuzesheim cum capella

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STTT7.HEIM

et officio villici , à l'abbaye de Schwartzach ; Archives de Schwartzach. Crafton, abbé de Schwartzach et son abbaye vendirent, en 1400, curiam et molendinum et medietatem decimœ in Stutzheim, au chapitre de Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg ; Registratura , pag. 8. Ce dernier chapitre est encore aujourd'hui décimateur du ban de Stutzheim et collateur de la cure. L'évêque Guillaume , par lettres du 11 janvier 1427, unit à la prévôté de Saint-Pierre-le- Jeune , les églises de Stutzheim et de Hœven , avec tous leurs droits et revenus , lesquelles étaient à la collation du même prévôt, à charge d'y entretenir et compétencier un vicaire perpétuel. Le chapitre de Saint-Pierre-le-Jeune , par acte du 21 octobre 1603 , céda le droit de patronage de la cure de Stutzheim à Charles, cardinal de Lorraine, et à ses successeurs dans l'évéché , en réservant cependant au prévôt, les biens de l'église que lui avait accordés l'acte d'union. Le motif de celte cession était la crainte que la cure de Stutzheim n'essuyât le même sort que celle de Hœven , qui était tombée entre les mains des luthériens. Le village de Hœven, voisin de Stutzheim, n'existe plus et son ban a été uni à celui de Stutzheim.

L église paroissiale de Stutzheim est dédiée aux apôtres SS. Pierre et Paul. Avant le luthéranisme , la cure de Stutzheim faisait partie de l'archiprétré de Saint-Laurent. Ce village était , en 1615 , desservi par le curé de Dingsheim , qui en est éloigné de trois quarts de lieue. Il ne redevint cure séparée et paroisse particulière qu'en 1727. A l'entrée de Stutzheim est une chapelle , sous l'invocation de saint Michel, bâtie au commencement de ce siècle.

Stutzheim et le village voisin de Bertzen appartenaient autrefois aux nobles de Reichenberg. Frédéric de Reichenberg , chanoine de Strasbourg , Volmar, son frère , et

STUTZI1EIM

Waltber, leur neveu , vendirent, en 1283, les villages de Berolzheim et Stuzheim , pour quatre-vingt quinze marcs d'argent, à un bourgeois de Strasbourg ; Als. illust., t. 2, pag. 663. L'empereur, Frédéric III, écrivit , en 1455, au magistrat de Strasbourg, de soigner les revenus des Dorffs Slutzheim , qui était fief impérial devenu appert ; Alsat. dipl., tom. 2 , pag. 387. Le même empereur investit , en 1475 , les margraves de Bade du village de Stùtzheim , à titre de fief; Historia Friderici IV, fol. 107. Les margraves d'Onolsbach tenaient , dans le môme temps , en leur qualité de burgraves de Nuremberg , à titre de fief impérial, l'advocatie ou Vogtey de Stùtzheim. Les mêmes margraves accordèrent ensuite la même advocatie , à titre d'arrière-fief, aux nobles de Fleckenstein ; Alsat. illust., tom. 2, pag. 259. Le village de Stùtzheim appartenait, au 16 e siècle , aux nobles de Vœlsch et de Haas ; en 1603, aux barons d'L'lm et aux nobles de Neuhausen , et en i 726 , les barons de Flachslanden l'achetèrent des Ulm ; ibidem , pag. 259. Ce fut l'empereur Rodolphe II qui accorda, en 1603, le village de Stùtzheim en fief à Jean, baron d'Ulm , son vice-chancelier ; ibidem , pag. 733. Au commencement de ce siècle , dans le temps de la guerre de la France avec l'Allemagne , Louis XIV accorda le fief de Stùtzheim à Jean-Jacques Wurmser, parce qu'Antoine, baron d'Ulm, servait dans les troupes ennemies ; ibidem, pag. 259. Antoine récupéra son fief en 1716 et, de l'agrément du roi, il le vendit, en 4726, à Jean-Henri-Joseph de Flachsland, vicc-dômne de l'évêché de Strasbourg; ibidem, pag. 705.

Stùtzheim avait donne son nom à une famille noble, éteinte vers l'an 1444, dans la personne de Jean de Stùtzheim ; Als. illust., tom. 2, pag. 671. Albert de Stùtzheim,

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miles et Egenolphe, son fils, vivaient en 1327 ; Diebold, fils d'Egenolphe , en 131)6 ; ibidem , pag. 671. On trouve Egenolphe en 1361 ; Glafey, Anecdola, num. 440.

Le village de Bertzen, nommé Berokheim dans l'acte de vente de 1283 , était situé à un quart de lieue de Stùtzheim. Il est aujourd'hui entièrement détruit et son ban est partagé entre Slùtzheim et Hurtigheim. L'abbaye de Schwartzach est décimatrice des terres qui composaient l'ancien ban de Bertzen.

SUFFELNHEIM , ou Soufflenheim, es't un grand village de la grande-préfecture de Haguenau , composé d'environ 198 familles, toutes catholiques , faisant le nombre d'environ 880 communiants et de trois familles juives. Le patronage de la cure appartient au prévôt du chapitre de Haguenau. La dîme est partagée entre le curé pour un tiers , la fabrique pour un autre tiers , et les nobles de Huffel et de Steincallenfels , pour le reste. Il y a dans l'église , dédiée à saint Michel , une confrairie du Saint- Rosaire, érigée sur l'autel de la Vierge. Il y avait autrefois, outre la cure-rectorat unie au chapitre de Haguenau , un plébanat , un primissariat et une chapellenie de Saint- Wendelin. Le curé de Suffelnheim dessert aujourd'hui et depuis l'an 1754, les habitants d'un canton de la forêt de Haguenau, dit Eichelgarten. Conrad IV, roi des Romains, rappelle castruni nostrum Suvelnhcim , dans un diplôme de 1251, pour l'abbaye de Neubourg.

L'abbaye de Neubourg avait autrefois plusieurs droits seigneuriaux à Suffelnheim , qui lui avaient été accordés par le comte Reinhard , son fondateur , mais qu'elle échangea, pour le bien de Seihoven, vers l'an 1178, avec l'empereur Frédéric, jus quod habuerat apud Suvelnheim a

SITFKLNHEIM

Reinholdo comité , qui in testamento delegaverat , dit une notice, écrite vers ce temps-là. Elle y conserva cependant encore pendant plusieurs siècles une cour seigneuriale, puisque les papes, Eugène III , en 1147, Alexandre III, en 1177, et Innocent III, en 1208 (Alsat. diplom., tom. 1, pag. 234 , 262 et 317), lui confirmèrent grangiam Suvelnheim, puisque Alberon, abbé de Neubourg, dans sa charte de 1215 (pag. 330) , rappelle sa grangia Suvilheim; puisque l'empereur Frédéric confirma, en H 58, curtem Suvelnheim à la même abbaye (pag, 247) ; de même Henri VI, en 1196, et Philippe, en 1201 , et Otton, en 1209, et Frédéric II , en 1219 ; et puisque Charles IV compte encore, en 1356, dans le nombre de ses possessions, curtem Suffelnhcim , cim juribus et appcndiciis suis (t. 2 , pag, L 2ih).

L'empereur Philippe confirma aussi, en 1207, bona in Suveltiheim , aux Prémontrés de Haguenau (tom. 1 , pag. 316).

Lampertus de Suovilheim est rappelé dans la charte d'Alhéron, abbé de Neubourg, de 1215 ; Als. dipl. y t. i, pag. 330.... Fridericus de Suffclheim souscrivit, en 1227, le diplôme de Henri , roi des Romains , pour l'abbaye de Kœnigsbruck ; idem , pag. 362.

Labbé de Seltz vendit, en 1245, à l'abbé de Neubourg,

decimationem sitam in banno ville de Suvelnheim , que ad jus et proprietatem monasterii Salsensis spectare dinoscitur.

Le détail des biens que l'abbaye de Neubourg possédait à Suffelnheim, au commencement du 13e siècle, se trouve dans le cartulaire de cette abbaye ; fol. 29 , verso et 30. Il commence ainsi : t hec sunt predia, que possidet eccle-

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