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dants , à titre de fief masculin , qui existe encore aujourd'hui dans cette famille.

WERD , ou Werdt , situé sur 1*111 , à cinq fortes lieues de Strasbourg , à une lieue de Benfelden et à un quart de lieue de Matzenheim , est aujourd'hui un petit village, composé d'environ 14 familles catholiques, dépendantes de la paroisse de Matzenheim, et de 8 juives. C'est un fief de l'évêché de Strasbourg , dont M. le baron de Reinach est possesseur et seul seigneur foncier de toutes les terres, ce qui fait qu'il n'y a point de décimateur. Il y avait autrefois une chapelle , titre d'une chapellenie , aujourd'hui éteinte. Il n'y a plus qu'une petite chapelle domestique, sous l'invocation de saint Antoine , qui se trouve dans le château qu'habite M. de Reinach.

Il y a en Alsace trois Werd , que les écrivains ont souvent confondus ensemble. Le premier est celui dont nous parlons, le second est le bourg de Wœrth, situé dans les terres du landgrave de Hesse-Darmstadt , et le troisième est le village de Wœrdt, situé dans le bailliage de Hagenbach et appartenant à la maison palatine.

Le village de Werd, dont nous parlons, doit son origine au château du même nom, habité, dès la fin de l'onzième siècle , par des comtes qui en prirent le titre et le nom. Ces comtes descendent de Sigebert I er , qui vivait en 1080 et 1122. Sigebert III, son petit-fils, prit le premier le titre de comte de Werd , et c'est à lui qu'on peut attribuer la construction du château de Werd. La première charte où il est nommé cornes Sigebertus de Werde , est le diplôme de Henri VI, pour l'église de Bâle , de 4185; Hergott, Geneal. Habsburg., lom. 2, pag. 195. Il conserva ce titre, lorsqu'il fut investi, en H96, du landgraviat de la Basse-

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Alsace , qu'il transmit à ses enfants et à sa famille , qui s'éteignit en 1376, dans la personne de Jean II, comte de Werd, dernier landgrave de la Basse-Alsace de ce nom.

Le pape, Alexandre III, confirma, en 1178, capellam de Werde in Alsatia cum omnibus appendiciis suis , à l'abbaye de Lure ; Lunig, Spicil. eccles., tom. 5, contin. 1, p. 969.

Werd fit ainsi partie du landgraviat de la Basse- Alsace, dont i) était un bien allodial. Heinricus cornes de Werde et lantgravim Alsacie, fils de Sigebert III, offrit, en 1232, en fief, à Berthold , évéque de Strasbourg et à son église, entr'autres biens , partem nostram in castro superioris Werde ; Laguille , Hist. d'Alsace , preuves , pag. 35. Il y avait donc alors deux châteaux de Woerd, l'un supérieur et l'autre inférieur. Aussi ce dernier, ou Nidernwerde, est rappelé entre les biens allodiaux des comtes de Werd, dans deux lettres de Henri-Sigebert, fils du susdit Henri, de 1265 et 1266; Senckenberg, in parer gis Gottinganis, tom. /, lib. 2 , pag. 113 et 116. Jean 1er, fils de Henri- Sigebert , s'étant déclaré, en 1293, contre l'empereur Adolphe et Otton d'Ochsenstein , son landvogt en Alsace, il vit son château de Wœrd assiégé par l'armée de ce prince. An. 1293, in vigilia Simonis et Judœ castrum Werde facile expugnatur , dit l'annaliste de Colmar, pag. 28.

Ulric, comte de Werd, qui succéda, en 1308, à Jean 1er, son frère , dans le landgraviat de la Basse- Alsace , reconnaît, en 1336, tenir die Burg Werde, und aile die D'or f ère die von alter hant ztvischent Scher und llle, à titre de fief masculin de l'évêché de Strasbourg; Al<at. dipl., tom. 5, pag. 158. On lit dans le registre féodal de l'évêché de Strasbourg , écrit sous Berthold de Bucheck , vers l'an 1336 : lantgravius Alsacie habet in feodo ab ecclesia Argen-

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tinensi très partes castri in Werde. Die Vorburg :u Werde sont rappelés dans des chartes de 1336 , 1358 et 1359 ; Als. dipl., t. i\ pag. 158, 224 et 227. Les deux comtes Louis d'Œtingen , auxquels parvint ensuite le landgraviat, vendirent, en 1358, à Jean, évêque de Strasbourg et à son église, die Burg zu Werde, mit allem Bauwe unnd begri/fe, unnd aller ziigehorde ; Alsat. dipl., t. 2, pag. 224 , vente confirmée en 1359, avec la spécification de tous les biens qui dépendaient du château de Werd ; ibidem , pag. 227.

Le château de Werd, avec ses dépendances, fut engagé à plusieurs reprises par les évêques de Strasbourg : en 1366 , à Jean d'Ochsenstein , grand-doyen , en 1368 , à Hugues de Geroldseck ès-Vosges , puis aux nobles d'Andlau , qui le possédaient dès Tannée 1418. On trouve qu'en 1534, les nobles d'Andlau pour trois sixièmes , les nobles de Landsberg pour deux , et les nobles de Wildsberg pour un , étaient seigneurs engagistes du château de Werd et dépendances, et ce fut d'eux que l'éveque Erasme le racheta , en 1549. Il le conféra, en 1550, avec tous ses biens et droits en dépendants, à titre de fief masculin, aux nobles de Seebach, qui le possédèrent jusqu'à l'extinction de cette famille , arrivée en 1653 , dans la personne de Jean-Georges de Seebach. Comme les nobles de Reinach avaient obtenu , dès l'an 1626 , l'expectative de ce fief, l'évêque Léopold-Guillaume d'Autriche en investit , en 1656 , à titre de fief masculin , François-Guillaume de Keinach et ses descendants mâles, en se réservant la juridiction sur les possesseurs dû château de W'erd et leurs sujets , qui continueraient d'être justiciables de l'évêché. De là une branche tic la famille de Heinach porte le titre de Reinach-Werd.

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On trouve , outre les comtes de Werd , des nobles du même nom , qui paraissent également avoir tiré leur nom du château de Werd. Une charte de l'abbaye de Hohenbourg, de Tan 1232, fut donnée teste Cuonr ado de y Verde. On trouve dans l'église de la commanderie de Stephansfelden l'épitaphe de Jean de Werd, qui fut tué, en 4262, à la bataille de Hugsbergen , où il était du parti de Gauthier, évôque de Strasbourg , contre la ville. L'épitaphe qui se trouve gravée dans Sehœpflin, Als. illust. y t. 5, ad pag. 533, tabxil. 2, mm. i, est ainsi conçue: Anna Dom. M.CC.LXH , VIII idus mardi , obiit Johannes miles de Werda.... Gervandus burggravius W er demis , renonça, en 1267, à toute action qu'il pouvait intenter contre les bourgeois de Strasbourg, de morte dilecti fratris nostri Johannis ab ipsis in confliclu inlerfecti...; Wenckcr, in apparatu Archivorum , pag. 176. On lit dans la chronique manuscrite de Godefroi d'Ensmingen , qui fait la relation de la bataille de Hugsbergen, arrivée en 1262 , interfectus fuit Johannes miles de Werde. Il paraît que Jean et Gervand, son frère, étaient des bâtards de la maison des comtes de Werd , puisque l'épitaphe du premier ajoute à ses armoiries une étoile, qui est, selon M. Sehœpflin , Als. illust. , /. 2 , pag. 535 , une marque de bâtardise. Albrecht von Werdte, etlelknecht , est nommé, en 1373, dans le nombre des vassaux de l'abbaye de Maurmoutier ; Als. dipL, t. 2, pag. 268.

WESTHAUSEN , près benfeldeis. On trouve deux villages du nom de Westhausen , situés dans la Basse-Alsace et le diocèse de Strasbourg , l'un dans les terres de la noblesse de la Basse-Alsace et le chapitre rural de Ben-

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