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Widernheim et dernier de son nom, établit, en 1680, une chapellerie dans cet endroit , dont le titre de fondation doit se trouver dans les archives des seigneurs , mais laquelle chapellerie n'existe pas aujourd'hui.

WILGOTHEIM, communément Wilten , est un grand village situé dans la Basse-Alsace , dans le diocèse de Strasbourg , au chapitre rural de Bettbur, à quatre lieues de Strasbourg et à trois de Saverne , au bas de la montagne du Kochersberg , composé d'environ 88 familles , toutes catholiques. Cet endroit, qui appartient à l'évêqueprince de Strasbourg , est le chef-lieu du bailliage de Kochersberg, au milieu duquel il est situé, et où le bailli tient ses audiences.

La première mention que nous trouvons de Wilgotheim est dans une bulle du pape , Alexandre III , qui confirme , en M 79, à l'abbaye de Maurmoutier, jus apud Willegoltheim in quadam ecclesia, cum parte décime et quibusdam agris Als. dipl., t. 1 , pag. Î68. Hugues de Geroldseck et Jean , son fils , vendirent à 1 evêque de Strasbourg , en 1346, tous les biens et droits qu'ils avaient à Wilgotheim ; Als. illust., tom. 2 t pag. 141.

Les dîmes de Wilgotheim et le droit de patronage de la cure appartiennent au grand-chœur de l'église cathédrale de Strasbourg. Elles faisaient autrefois partie d'un fief claustral dépendant de la même église , qui fut uni avec tous ses revenus , en 1407, audit grand-chœur. Bona dotalia parochialis ecclesie in Wilgotheim , item décimas annonce, vini, feni, Uni et aliaz tam majores quam minuta ejusdem ecclesie in Wilgotheim et ejus parochia , tam in banno Wilgotheim , quam in bannis villarum Zeinheim, Landrescheim , Wellenheim , Avenheim , Neugerlheim et

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Wintzenheim, quœ quidem sex villœ pariter et eorum banna suni infra limites parochiœ in WUgotheim antedictœ , nec non earum ecclesiœ diutitts et ab antiquo fuerunt et sunt filiales et quasi filial dictœ parochialis ecelestie... Item curia dominicalis in dicta villa WUgotheim formèrent les biens et revenus qui résultèrent, en 1407, de cette réunion faite au grand-chœur. Au quinzième siècle et avant le luthéranisme , il y avait à Wilgotheim une cure-plebanat , un primissariat et une chapellenie de la Sainte-Vierge t dont le droit de patronage appartenait au grand-chœur. Au seizième siècle, les revenus de ces deux derniers bénéfices furent réunis au grand-chœur. La cure était desservie, en 1604 , par les Récollets du couvent de Saveme* Mais depuis la fin du 17e siècle, il y a toujours eu des curés séculiers nommés par le grand-chœur. On lit dans les protocoles du grand-chœur, qu'en 1718, année où la vendange fut partout précoce, quelques paysans vinrent , le 24 août, prier ce corps de leur permettre de vendanger leurs vignes, les raisins étant déjà trop murs.

L'église paroissiale de Wilgotheim est située dans un endroit élevé , au bout du village , à gauche en venant de Strasbourg. L'ancienne église était du quinzième siècle ; il n'en reste plus que la tour et une ancienne pierre qu'on a placée au-dessus de la porte d'entrée collatérale, du côté de l'épître, où l'on lit : Hoc munus accipe gratum me douante beatum , 1494. Adam , évêque de Tripoli , consacra dans cette église, le 8 octobre 1523, les deux autels collatéraux, l'un de Saint-Nicolas , qui était du côté de l'évangile , et l'autre de la chapelle de la Sainte- Vierge, qui était du côté de l'épître , et il y plaça sur l'un et sur l'autre des reliques tant des martyrs de la légion thébéenne , que de sainte Eugénie , abbesse de Hohenbourg. Les boîtes qui ren-

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ferment ces reliques , sont encore aujourd'hui déposées dans la sacristie, avec l'inscription authentique qui atteste cette consécration et cette déposition de reliques.

Cette ancienne église fut abattue le 4 avril 1730 et on bâtit à sa place un nouveau chœur et une nouvelle nef. L'un et l'autre furent consacrés , avec les trois autels , le 21 septembre 1732, par M. l'évêque de Paros. Les trois autels qui y sont aujourd'hui , furent construits il y a une douzaine d'années. Le grand-autel représente saint Maurice , patron de l'église. L'autel du côté de l'épltre a le tableau de la Nativité de la Sainte-Vierge et au haut celui de Sainte-Odile. A côté de cet autel est une statue de la Sainte-Vierge , titre d'une confrairie érigée en son honneur et placée dans l'emplacement de l'ancienne chapelle de Notre-Dame. L'autel du côté de l'évangile a le tableau des 14 auxiliateurs et au haut celui de Saint-Nicolas. A côté de cet autel est l'épitaphe de Jean-Jacques Bertomé , qui , après avoir servi en qualité de capitaine dans les troupes de Louis XIV, devint, en 1709, curé de Wasselnheim, et en 1 722 , curé de Wilgotheim , où il mourut le 1 3 février 1771, âgé de quatre-vingt-dix ans et deux mois.

A dix pas de l'église paroissiale et sur une hauteur est la chapelle de Saint-Médard , qui fut renouvelée au mois de décembre 1708, aux frais d'Otton Olep , curé de Wilgotheim.

A l'entrée de Wilgotheim , du côté de Strasbourg , est la chapelle ou station de Saint- Wendelin.

La paroisse de Wilgotheim était autrefois composée des villages de Wilgotheim, Zeinheim, Landersheim, Wœllenheim , Neugartheim , Avenheim et Wintzenheim. Aujourd'hui le curé de Wilgotheim ne dessert que les habitants de Wilgotheim et des trois autres endroits suivants.

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Neugartheim fut érigée en cure en 1698 , et à cette cure fut annexé Avenheim. Les habitants de Wintzenheim sont aujourd'hui desservis , les catholiques par le curé d'Utlenhcim et les luthériens par le ministre de Duntzenheim.

Il y avait une famille noble du nom de Wilgotheim, qui s'éteignit en 1447, dans la personne de Nicolas de Wilgotheim.

En 4407, Burchard de Lucelstein , grand-prévôt de la cathédrale de Strasbourg, unit le fief claustral de Wilgotheim à son église cathédrale , fief qu'il tenait de ladite église , pour les revenus en appartenir par moitié indivise tant au grand-chapitre qu'au grand-chœur. Ce fief consistait dans le bien dotal de l'église de Wilgotheim , dans la grande et menue dîme du ban du même endroit , dans la grande et menue dîme des bans de Zeinheim , Landersheim, Wœllenheim, Avenheim, Neugartheim et Wintzenheim , six villages dépendants de la paroisse de Wilgotheim, dans les biens des églises de ces six endroits, dans la cour seigneuriale de Wilgotheim et dépendances, ainsi que dans des rentes et biens situés dans lesdits endroits, ainsi qu'à Rhor.

En 4532, le grand-chapitre vendit la moitié dudit fief claustral pour la somme de 2400 florins du Rhin au grand-chœur, qui jouit aujourd'hui seul de la totalité.

La dîme du ban de Wilgotheim appartenait originairement à l'abbaye de Maurmoutier, qui la céda, en 4347, à Hugues de Geroldseck, d'où elle passa au fief claustral.

En 4687, il y avait à Wilgotheim 36 bourgeois , et avant la guerre, 66.

L'évêque y a une colonge.

Le ban de Wilgotheim est arrosé par un petit ruisseau, nommé Rohr.

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WILLENBÀCH était autrefois un village de la seigneurie de Lichtenberg et du bailliage de Wœrd. L'abbaye de Neubourg y avait des biens. Les papes , Eugène III , en en H 47, Alexandre III, en H77, et Innocent III, en 1208, lui confirmèrent grangiam Wilinbach ; Alsat. dipl., t. i, pag. 234, 262 et 3i7. L'empereur Frédéric , dans son diplôme de 1158 , nomme aussi cuttem Wilinbach , entre les possessions de cette même abbaye ; ibid., pag. 247. De même Henri VI, en 1196; Philippe, en 1201 ; Otton IV, en 4209, et Frédéric II, en 1219. Ce n'est plus aujourd'hui qu'une censé , appelée Willenbacher-Hoff, ou Velbacher- Hoff , où il y a trois familles catholiques, dépendantes de la cure royale de Diffenbach.

WILVISHEIM , nommé communément Wilssheim , ou Wilsen , rappelé sous le nom de Wilvenesheim dans le diplôme de l'empereur Henri IV, pour l'abbaye de Seltz , de 1074 (Alsat. dipl., t. 1, pag. il 5), est un village de la Basse- Alsace , situé sur la Sorne , dans les terres de la noblesse , au diocèse de Strasbourg et dans le chapitre rural du Haut-Haguenau , composé d'environ cinquante familles , toutes catholiques. Cet endroit , situé à deux lieues de Saverne, à une de Hochfelden, trois de Brumpt, et six de Strasbourg, est une seigneurie allodiale, laquelle, en 1675, était possédée conjointement par Mrs. de Wangen , de Neuenstein et de Lucelbourg ; Berncgger , pag. 63. Au milieu de notre siècle , la seigneurie appartenait en entier à Mrs. de Wangen ; aujourd'hui elle est partagée entre M. le baron de Wangen de Strasbourg, qui en a les trois quarts, et entre M. le baron de Fage, qui en possède un quart. Ce quart est parvenu à ce dernier par

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Mme de Barile , née de Neuenstein. Ces deux seigneurs sont conjointement patrons de la cure-rectorat. M. le baron de Wangen a un beau château à l'entrée du village, en venant de Strasbourg. Ce château fut bâti sur la fin du dernier siècle, par François-Christophe de Wangen, vicedomne de l'évéché de Strasbourg. \& dtme de Wilvisheim est partagée en trois tiers. Un tiers appartient au curérecteur de Wilvisheim. M. de Wangen et M. de la Fage ont , le premier trois quarts et le second un quart de l'autre tiers. Le troisième tiers est partagé par égale portion entre le prince de Hesse-Darmstadt , M. de Bergheim et M. de Guntzer.

L'église paroissiale est sous l'invocation de saint Martin, évêque de Tours , et a pour patrons secondaires saint André et sainte Marguerite. L'époque de sa construction est marquée sur une pierre incrustée au mur extérieur, du côté droit , qui donne sur le cimetière , où l'on lit : Anno Domini M.CCCC.LXIII , inceptum est presens opus sub domino Cunrado Rotenhusen redore hujus ecclesie.

Dans le chœur est le grand autel , au-dessus duquel sont trois statues , avec cette inscription : S. Martinus , S. Andréas, S. Margarelha patroni hujus ecclesie. Au bas du chœur est la tombe de Marie-Françoise de Neuenstein, née de Gohr. 11 y a deux autels collatéraux , l'un de la Sainte-Croix , du côté de l'évangile , l'autre de la Sainte- Vierge , du côté de 1 epître. Sur le cimetière attenant à l'église , se trouve l'agonie de Jésus-Christ sur le mont des Oliviers , peinte en fresque sur le mur de l'église. Cette peinture a été faite aux frais de Jean-Pierre Simonis, qui fut pendant 45 ans curé de Wilvisheim et qui y mourut le 20 mars 1*779. Son épitaphe se trouve à côté de cette peinture.

Il y a une chapelle domestique dans le château de M. do Wangen.

Le curé-recteur de Wilvisheim dessert les habitants catholiques qui se trouvent dans le village luthérien de Melsheim , qui en est éloigné d'une demi-lieue. Melsheim était autrefois filial de Wilvisheim.

On lit à la chaire cette inscription : R. D. I. G. Romhart hic reclor hoc me décore donavit, 1699.

WINGEN , ou Vingen, est composé d'environ 15 familles catholiques et d'environ 40 luthériennes , y compris celles de la verrerie qui se trouve dans le même endroit. Cet endroit, du bailliage de Lucelstein, appartient au duc de Deux-Ponts , qui est décimateur pour la moitié du ban ; la fabrique du comté de Lucelstein perçoit l'autre moitié. C'était autrefois une cure-rectorat , dans le temps que Wingen formait un endroit considérable. Les catholiques furent ensuite desservis par le curé de Lucelstein jusqu'en 1748, que Wingen fut érigée en cure royale particulière, dont le curé dessert les habitants de Wingen , Rostey, Hochberg, Quidschthal, Hùnnerscher, Kohlhùtte, Schùsselthal , Kindsbrunn , Zittersheim et Wimmenau. Les luthériens de Wingen sont desservis par le ministre de Weinburg. Les catholiques ont repris, le 4 avril 1748, possession du chœur de l'église mi-partie , dédiée à saint Félix de Cantalice. M. Schœpflin , Alsat. illust., t. 2, pag. 198 , dit qu'on voit à Wingen les ruines d'un ancien monastère. Le pape, Alexandre 111 , confirme, en 1177, grangiam Winchenhoven , à l'abbaye de Neubourg ; Alsat. dipl. , t. 1 , pag. 262. Le pape , Innocent III , confirma aussi grangiam Vinchinhoven , à la même abbaye, en

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1208 ; ibid. , /. / , pag. 317. Mais les bulles postérieures n'en font plus mention depuis cette époque.

Henri , comte de Lucelstein , offrit en tief , en 1382, le village de Winden (lisez WingenJ, à l'empereur Wenceslas et à l'empire; Crollius, Orig. Bipontinœ, pars prima, pag. 286.

WINGERSHEIM est un village de la Basse-Alsace , situé dans la grande-préfecture , au diocèse de Strasbourg et dans le chapitre rural du Haut-Haguenau, près du ruisseau de Rohrbach, à cinq lieues de Strasbourg, quatre de Huguenau et une petite demi-lieue de Hoh-Àtzenheim. Le grand-bailli de la préfecture de Haguenau en est seigneur et collateur de la cure ; le chapitre de Neuvillers est décimateur pour deux tiers et le curé pour un autre tiers. L'église paroissiale est sous l'invocation de saint Nicolas. Il y avait autrefois une prémissairie qui fut unie à la cure, par la transaction de 1587. L'endroit est composé de près de 128 familles catholiques et d'environ 18 juives , qui y ont une synagogue. Le curé dessert aussi les habitants du village voisin de Dunnenheim , qui en est éloigné d'un quart de lieue. Le prince Charles de Lorraine vint camper au mois d'août 1744 , avec l'armée autrichienne , à Wingersheim et y demeura quelques jours.

La famille noble des Wingersheim s'éteignit en 1 501) , dans la personne de Jean, dernier de ce nom; Als, illust., t. 2, pag. 677,

Heinricus de Wincgersheim est témoin d'une charte de Berthe, supérieure de Sindelsberg, donnée vers l'an 1121 ; Als. dipl., t. 1, pag. 196. Le pape, Innocent II, confirma, en 1140, mansos quatuor apud Wirchensheim , à l'abbaye

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pag. 284. On trouve des biens à Winegresheim , dans la notice des possessions du monastère de Sindelsberg, de 1148. Philippe I e ' confirma, en 1207, molendinum in Wingersheim aux Prémontrés de Haguenau ; Ah. dipl., t. 1, pag. 316.

L'église de Wingersheim avait , dans son origine , une église dont l'abbaye de Neuvillers est nommée patronne dans un acte de 1303. Par cet acte , Walther de Kaltsel fit une fondation sur l'autel de la Sainte-Vierge , dans ladite église. Cependant dans une transaction de l'année 1300, Wingersheim est nommé annexe de Hoh-Atzenheim , et effectivement cet endroit continua de dépendre, jusqu'au milieu du seizième siècle, de la paroisse de Hoh- Atzenheim, qui paraît avoir toujours été l'église-mère. Le changement de religion donna occasion d'établir un curé à Wingersheim , car le luthéranisme ayant été introduit en 1546 dans Hoh-Atzenheim , par Philippe , comte de Hanau , son seigneur, et Wingersheim , son annexe , qui dépendait de la grande-préfecture de Haguenau , étant resté fidèle à l'ancienne religion , il fut conclu à Saverne , le 4 mars 1587, une transaction entre Ferdinand, archiduc d'Autriche , alors landvogt d'Alsace , et entre le chapitre de Neuvillers , sous la médiation de Jean de Manderscheidt , évêque de Strasbourg. Par cette transaction , il fut établi une cure particulière à Wingersheim , dont la nomination ou droit de patronage appartiendrait audit landvogt où à ses officiers , et dont le possesseur percevrait, outre les revenus de la prémissairie et de la menue dîme, le tiers de la grande dîme de Wingersheim. Depuis 1687, que les habitants de Hoh-Atzenheim retournèrent à la religion catholique , il s'éleva plusieurs difficultés entre le chapitre de Neuvillers et le landvogt d'Alsace , tant au

sujet de la réunion des deux cures de Hoh-Atzenheim et de Wingersheim , qu'à cause du droit de patronage. 11 fut enfin décidé , par arrêt d'appel , prononcé en 1778 , à la cour souveraine de Nancy, que Wingersheim continuerait d'avoir un curé particulier à la collation du landvogt.

WlNTZEiNHEIM, qu'il ne faut pas confondre avec un village du même nom , situé dans la Haute-Alsace , à une lieue de Colmar, est un village de la Basse-Alsace , situé dans le diocèse de Strasbourg , au chapitre rural de Bettbur, non loin de la montagne de Kochersberg , à quatre lieues de Strasbourg , à une demi-lieue d'Ltlenheim et à un quart de lieue de Wilgotheim, faisant partie des terres du directoire de la noblesse de la Basse- Alsace , composé d'environ 1 7 familles catholiques , de 33 luthériennes et de 13 juives. Cet endroit est nommé villa Wintzenheim in Alsalia , dans un acte de donation fait par Albert, comte d'Egisheim, cité par Crusius ; Annal. Suevic, t. 1, part. 2, lib. 10, pag. 430. Cet Albert paraît être le même qu'Albert, comte de Dabo, mort en 1097. Cet endroit est nommé Winzenheim dans la charte polyptique de l'abbaye de Maurmoutier, dressée vers l'an 1144, et Wincenheim, dans la notice du monastère de Sindelsberg , écrite en 1148. Le pape, Alexandre III, confirma, en 1178, curiam de Wincenei in Alsaiia cum appendicite suis , à l'abbaye de Lure ; Lunig , Spicitegii ecclcs., t. 5 , cont. i , pag. 969. Wintzenheim est un fief de la maison de Hesse-Darmstadt, provenant de celle de Lichtemberg. Ce fief fut d'abord possédé, au 14 e siècle, par Gotzon de Grostein, qui avait épousé Agnès, fille de Jean de Lichtemberg. Il resta dans la maison des Grostein jusqu'en 1435 , que Jacques de

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Lichtemberg le conféra en fief à Jean Zuckmantel de Brumat, qui avait épousé Catherine, fille de Nicolas de Grostein ; Als. illust., t. 1, pag. 236 et 720. On trouve dans un acte de 1595 (Als. dipl. y t. 2, pag. 480), pagus Wuzenheim , qui est nobilis Waltrafii Zuckmantels. La seigneurie de Wintzenheim resta dans la famille des Zuckmantel jusqu'à son extinction , arrivée dans la personne de Charles-Théodose-Walraphe de Zuckmantel , dernier de son nom , mort le onze octobre 1781. M. le baron de Glaubitz en est aujourd'hui seigneur et le tient en fief du prince de Hesse-Darmstadt , duquel la famille de Zuckmantel le relevait aussi avant son extinction.

Le grand-chœur de l'église cathédrale de Strasbourg est décimateur du ban de Wintzenheim. Décime lam majores, quam minute ville Wintzenheim site infra limites parochie in Wilgotheim , bona dotalia ecclesie dicte ville filialis quoque de Wilgotheim furent unis , en 1 407 , audit grand-chœur. L'abbaye de Maurmoutier, qui avait conservé une septième partie des dtmes de Wintzenheim , vendit aussi cette partie, en 1489, au grand-chœur.

Wintzenheim fit partie de la paroisse de Wilgotheim jusqu'au seizième siècle , que ses habitants embrassèrent le luthéranisme. Aujourd'hui les catholiques de cet endroit sont desservis par le curé d'Utlenheim , et les luthériens par le ministre de Duntzenheim. L'église , mi-partie , est sous l'invocation de saint Urbain. Les catholiques ont repris possession du chœur en 1684.

Il y avait autrefois une famille noble du nom de Wintzenheim, qui s'éteignit, vers l'an 1441 , dans la personne de Henri de Wintzenheim. Mais ils tiraient leur nom de Wintzenheim , de la Haute-Alsace , et non de celui de la

Basse, comme le croit M. Schœpflin, Alsat. illust., t. 2, pag. 236.

L abbaye de Maurmoutier possédait autrefois la septième partie de la dime en vin de Wintzenheim. Par transaction passée , en 1629 , entre elle et le grand -chœur, celui-ci accorda à l'abbaye, pour ledit septième, une rente annuelle de douze florins, rachetable avec un capital de 240.

WITTENWEYLER , ou Wittenwyhr, situé sur le Rhin et de l'autre côté de ce fleuve , dans les terres de la noblesse de l'Ortenau , à . . . . lieues de Strasbourg et à une lieue et demie d'Ottenheim , est nommé Wittenwir dans un prétendu diplôme de Charlemagne , pour le monastère de Lièvre, de 803 (Hist. de l'Egl. de Strasbourg, t. 2, pag. 149), et Witario-villa , dans la charte polyptique de l'abbaye de Maurmoutier, écrite vers l'an 1127.

Cet endroit faisait autrefois partie de la seigneurie de Geroldseck, et il subit, en 1387, 1404, 1426, 1514, 1527, 1560, 1565, 1571, 1574, 1575, 1578 et 1625, les mêmes changements que le village d'Allmanschweyler (voyez Allmanschweijler) . Philippe , margrave de Bade , en investit, en 1565, Jacques Bœcklin de Bœcklinsau ; Alsat. illmt., t. 2, pag. 102. Wittenweyler appartient aujourd'hui à Mrs. de Bergheim , de Bœckel et de Franckenstein , qui en sont seigneurs territoriaux. Les Bergheim , de la branche de Ribeauvillé , ont les 7/1 2 es de la seigneurie. Philippe-Frédéric de Bergheim en acheta un quart en 1729, des barons de Blaarer de Wartensée. Louis-Charles de Bergheim, son Gis, acheta un autre tiers en 1779, des héritiers de M. le baron de Wredcn.

Le village de Wittenweyler, situé dans le diocèse de Strasbourg et le chapitre rural de Lahr, était , avant les

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changements de religion une cure-rectorat. Mais les comtes de Nassau , qui en étaient seigneurs au seizième siècle , y introduisirent le luthéranisme. Ce qui fait que cet endroit est aujourd'hui entièrement composé de luthériens , qui y ont un temple et un ministre résident , nommé par les administrateurs de l'hôpital de Strasbourg , qui est seul décimateur du ban. Cet hôpital acheta le droit de patronage et les dîmes de Wittenweiller des nobles de Hohenstein , auxquels ils avaient été engagés par le monastère de Lièvre. Les catholiques, qui peuvent se trouver à Wittenweiller, dépendent de la paroisse d'Ottenheim.

WŒLLENHE1M est un petit village de la Basse- Alsace, situé sur un bras du ruisseau de Kohrbach , dans le diocèse de Strasbourg , au chapitre rural de Bettbur, à plus de quatre lieues de Strasbourg et à un quart de lieue de Wilgotheim , composé d'environ neuf familles , toutes catholiques. C'est peut-être XYenilinga , où l'abbaye de Honau avait autrefois des biens qui lui furent coniirmés, en 884 , par un diplôme de l'empereur Charles-le-Gros ; Histoire de l'Eglise de Strasbourg, tom. 2 , pag. 276. Cet endroit appartient au prince de Hesse-Darmstadt et dépend du bailliage de Buchsweiller. Les habitants sont desservis par le curé de Wilgotheim , dans la paroisse duquel Wœllenheim est situé. Ils avaient embrassé le luthéranisme au seizième siècle, mais ils retournèrent à la religion catholique en 1688. Il y a une église sous l'invocation de saint André.

Le grand-chœur de l'église cathédrale de Strasbourg est décimateur du ban de Wœllenheim. Décime tam majores quam minute ville Wellenheim site infra limites parochie

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