‹ Œuvres historiques inéditesChapitre 98 sur 100 · WOERTH · texte numérisé non relu

WOERTH

accorda , en 1330 , aux habitants de Wœrth , les mêmes privilèges dont jouissaient ceux de Haguenau et entr'autres le droit de marché ; Herlzog. lib. 5 , pag. 7. Charles IV, dans son diplôme de 1348, donne aussi à Wœrth la qualité de ville. Les guerres qui la ruinèrent dans la suite, la lui Hrent perdre et elle n'est aujourd'hui qu'un bourg composé d'environ 26 familles catholiques et d'environ 77 luthériennes. On voit encore les ruines de ses murs, et Wœrth , entre ses privilèges , a conservé celui de tenir marché quatre fois par an. M. Hœffel , mort médecin à Deux-Ponts , natif de Wœrth , dans sa Historia balsami miner alis Alsatki , 1734 , pag. 3 , prétend qu'on frappait autrefois de la monnaie à Wœrth et il ajoute en avoir vu une pièce de la valeur de deux florins. Une charte de l'an 1480 fait voir qu'il y avait autrefois à Wœrth un château aujourd'hui détruit ; Abat, illmt., tom. 2 , pag. 230. Ce château était situé dans l'endroit où est aujourd'hui la maison du receveur seigneurial.

Wœrth forme aujourd'hui , avec Hatten , un bailliage particulier, appartenant au prince de Hesse-Darmstadt , qui en est seigneur et décimateur pour un tiers. L'abbaye de Stûrzelbronn, à laquelle a été uni le rectorat de Wœrth , jouit des deux autres, tiers. Elle était aussi patronne de la cure et du primissariat , avant le changement de religion qui y fut opéré, en 1545, par Philippe, comte de Hanau. Les catholiques y ont cependant repris l'exercice de leur religion après la paix de Westphalie , et ils sont aujourd'hui desservis, depuis Tan 1698, par un curé royal, qui dessert aussi plusieurs villages voisins. Les luthériens sont desservis par deux ministres , dont l'un pasteur et l'autre vicaire , nommés par le seigneur et dépendants du

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