‹ ŒuvresChapitre 34 sur 37 · oni VRfcS ORATOIRT · texte numérisé non relu

oni VRfcS ORATOIRT

A fait naître : cette ligne tic démarcation nntlMBok que le pape sVst permis de tracer ; et ces prapki} n opprimés, sont aussi nos allies j nous ne frroM donc cette injure n deux nations éclairées, depamrfi Teuillent prodiguer leurs trésors et lenrsmgpflV* acquisition aussi éloignée, pour des richeiiciilVl certaines : ces Tcrités simples, notre imputuv * cessera de les rappeler, s^il en est besoin ; maiittpi point de vue ne décide pas la question.

Si , d^ni autre cAié, nous devions uniqneflMit déteriuincr par la nécessité que les circoBStoCM imposent , non-seulement d^éloigner la guerrB|M éviter les formidables apprêts , pourrions-BOOl.fl*' simuler Tétat de nosiînuncus non encore r^Wrix»* celui de notre armée et de notre marine flîf #^^ ganisces? Pourrions-nous vous cacher qm^''^^ nombrables malheurs d^une guerre même ^^\ plus grand pour nous serait de détourner de k*^"; tion les regards des citoyens, de les distraire Ia**^^; qui doive concentrer leurs vœux et leurs eipt<*^ diviser le cours de cette opinion publique, W"^ les forces suffisent à peine pour détruire les obtU^"*!^ nous restent à surmonter? Mais les malheurs Ab^V^hi mais les inconvéniens tirés de notre position cc**^!! suffisent pas encore pour décider la question dtf ^ii^î^r Enfin , si nous devions nous conduire AUjoniQ^^près ce que nous serons un jour; si^ franclnil>'' j li tervalle qui sépare PEurope de la destinée qfli Fi^' noi\s pouvions donner dès ce moment le sigiii^'^^ bienveillance universelle que prépare la recoond^l des droits nationaux, nous n'aurions pas iotflM>''r] bérer sur les alliances ni sur la guerre. L'Europe t^

t-elle besoin de politique , lorsqu'il v?j aura plV^? potes, ni esclaves ? La France aura-t«elle besoin ^^

B£ MIBASBAU. 4^9

lie n'aura plus d'ennemis 1 VL n'est pas loia de >eîA-ètre , ce moment où la liberlé , régnant sans jr les deux mondes y réalisera le vœu de la philoabsoudra Pespèce humaine du crime de la guerre^ amera la paix universelle : alors le bonheur des sera le seul but des législateurs , la seule force des. seule gloire des nations ; alors les passions par* is , transformées en vertus publiques ^ ne déchi* »lus, par des querelles sanglantes, les nœuds de la é qui doivent unir tous les gouvernemens et tous Knes ] alors se consommera le pacte de la fôdéra* ^eurebumain; mais^ avouons-le à regrettées con* ^xis, toutes puissantes qu'elles sont, ne peuvent, âs j dans ce moment, déterminer notre conduite* t.ion française^ en changeant ses lois et sesmcears^i Ls doute changer sa politique; mais elle est eu* t damnée , par les erreurs qui régnent en Earope f ■ partiellement un ancien système quMlenepcmr* Yuire soudainement sans péril* La segeMe ifxifi/lf inverser aucune base de la s&reté publique avurit >ir remplacée. Eh ! qui ne sait quVft politique irjK^ b , comme en politique intérieure, tiiut inUrrrull^ :langer ; que Tinterrègne des princes e«t Vi^fipH$m Tibles ; que l'interrègne des lois est le fkf/^ 4# hie ; et , si j'ose m'exprimer ainsi , qtie VïuUftkpm ctés pourrait devenir une crise féiUUu^f wmf la L ité nationale? L'influence t//t on U#4 iné^iM^ nation forte de vingt-quatre millUmi^ A^^mmê^ X la même langue, ramenant Vênt^/nêl e#is #m#' simples de liberté et d'éqnit/., qui ^ 4#/«f^>e 4*$éH le irrésistible pour le cienr t»Mi/iair« ^ Uéiféf^éémi toutes les contrées du t!Mmd4f /U# m\^m4Hm0^f^ et osélytes^ l'influence d^Miie ulU f$^Uéff4 téffH^H^fniêf loute, l'Europe entité i la ffhiiif a la »$$4t4Apê^H^

43o OEUYRBS OBATO]

A la justice; mais non pas tout i . (o

seuljoar^ non pas en un même însi it. Tim JsfdJMb

garrottent encore les mortels, trop cle paatfioaiki %inat| trop de tyrans les asservissent ; et cependant MllM psntion géographique nous permet-elle de noufe hàià Nos possessions lointaines^ parsem<ies dans lea denaaiBSt ne nous exposent-elles pas à des attaques que aoss m pouvons pas repousser seuls sur tona" lea pôîntsdado^ puisque, faute d'instructions , toua lea peupks M diMt pas avoir le même intérêt politiqtie y oelni de h nui d des services mutuels, des bienfaits réciptoqnes? Me fciÉfrd pas opposer Pa^fection des uns à l'inquiétude des DÉnii et du moins retenir, par unecoutenarftce iméonUÊ^céa fjui seraient tentés d'abuser de noa aeitalionf ^itïéûti prospérités?

Tant que nous aurons des rivaux ^ la prÈêmoé aou commandera de mettre hors de toute atMinls le^^ priétés particulières de la fortune nationaïsy dé lantïUsr l'ambition étrangère , puisqu'il faut encoM piller JPttBbition , et de régler notre force publique dPàpêis cdk qui pourrait menacer nos domaines. Tant q[flfe nàfe W* sins n'adopteront pas entièrenienc noa pihttysry flttns serons contraints , même en suivant une ptoKlS^ fins franche , de né pas renoncer anx prëcàuCkhiâ qAè li* clame la prudence. Si nos ambassadeur ii*OM ^tài k plaider la cause de nos passions y ik aiMMot it dMfi^fo celle de la raison , et ils n'en devienJrôhit que plàlikl* biles. Il n'est que trop vrai que la niatiôn qui tient ffe^ tout conserver la pair , entreprend un traTâit éliA £fr cile que celle qui enflamme Patu^bitibA eu éÊÊiàtil^ brigandages à la cupidité ,' des! cotiqudtûa k ïà ^imé»

Telles sont, Messieurs , les réfieziona léi'{rfMâhfsV' tantes qui ont frappé votre comité f èlTiés Vont d^âksrf conduit h deux principes qu'il à adoptés | ek ijm je itk

f^ous soumettre avant d'entrer dans les plas grands dé* létails sur Paifairé particulière d'Espagne.

Ces deux principes sont y i ^« qne tous les traites pire* iédemment conclus par le roi des Français^ doivent êlre ibservës par la nation françaiise^ juisqu'à ce qu'elle les lit annulés ^ changés ou modifiés j d'après le travail qui Mfra fait à cet égard au sein de cette assemblée et de ses BÔmités y et d'après les instructions que le roi stera prii le donner à ses agens auprès des diflérentes cours dô PSurope.

a^. Que dès ce moment le roi doit être prié de fair* connaître à toutes les puissances avec lesquelles nous avons des relations^ que le désir inaltérable de la paix^ ëi la renonciation à tonte conquête étant la base de HOtre conduite y la iiation française ne regarde comme existantes et comme obligatoires ^ dans tous les traités , que les stipulations purement défensives. Gds deux principes nous ont paru parfaitement conformeiti à f esprit d.e notre constilhition j^ et ils nous' semblent d'autant plus zmportans à décréter^ que j d'unW part^ ils suffiraienif ûU besoin pour rassurer nos alliés ; q^ue^ àe l'autre j ih ne laisseraient aucun douté sur notre amoufr porur la paixy notre désir de voir s'éteindre à jamais les torches de laguerre, notre intention de ne prendre les armes que pour réprimer les injustes oppresseurs. Ce n'est point assez que l'ambition qui cherche sans cesse à ê'à* grandir, que la politique qui veut tout béuleversér ^ nous soient toujours étran^res; il faut ebcore appreùdref à toutes les nations que siy pour étoufler à jamfais le germe des combats y il fallait renoncer k toate force extérieure y détruire nos forteresses^ dissoudre notre af raée et brûler nos flottes , nous en donnerions léfl premiers l'exemple. Les deux principes que je viens dé rappeler in* diq^uent déjà la réponse qu'il semble que le roidoiy^&ire

432 OI-.UVRBS ORATOZHBS

à la cour d^Espagne ; mais votre ci iotran dam

quelques di^taiis; nous avons exam t lolra alfiinoi avec TEiipagne sous ces rapports ^ Pépoquièi est arrangement ^ son utilité) sa forme ^ nos moycnii Is pon*^ tion actuelle des Espagnols et les vues appanslBa in Anglais.

Voici les résultats de nos recherches. Lss Eapapob out clé long*temps nos ennemis; après pins d*nB abdfr de combats y la paix des Pyrénées vint enfin dfaanntf les moins redoiitaliles die deux peuples paiement fiera (t belliqueux^ qui se ruinaient et se dëchiraisBt poor IV gueil de quek|ues hommes et pour le malheur d« dans nations. Le repos de l'Europe fut court t les pasHonsla princes ne coiuiaissent qu'un léger sommeil. Loaia UT' réunit dans sa famille les sceptres de la Fnnce et d'Es* pagne; cette réunion ^ et les vues amfaîtîenaes qu'elh recelait peut-être ^ soulevèrent contre nous Contas In puissances ; et si le sort ne remplit qu'à wOûU hors projets de vengeance ^ si nous ne succombftmsa pas sont tant de coups portés à la fois j nous no pûmes échspper à cet épuisement y à cette destruction intéritonie *qm Mt la suite d'une longue guerre. On s'aperçât UantAt qot cette succession , qui avait coûté tant de sangi B*sinirait pas encore le repos des deux nations. Iiesieisteicnt parens, les peuples n'étaient pas unis^ les sûnùm étaient rivaux j et l'Angleterre, profitant de IsnnAnp sions pour les affaiblir^ s'emparait impunément dn aixp* tre des mers et du commerce du monde.

Enfin j après cette guerre funeste qui avait coAla^ h nation française ses vaisseaux ^ ses richesses et- ses sba belles colonies 9 nos malheurs fournirent au csndkt. espagnol une occasion glorieuse de se déployer^ tel ^n* depuis lors il n'a cessé d'être. Ce peuple généreux ydoo^ la bonne foi a passé eu proverbe ^ nous reconnut ponr

es anus y quand Snmu xk inte â lartager nos ndbrtnnes ^ xdrvcs' ilir nos rÎTaiix^ et ses 'wrrmgtrBS m traité d^aBianœ ar^c nous aor le»

ma armes , sot la rvân^ ie natre crédit , sur les dékia le notre marine. Quel fut le fruit de txtie awMS l'Setxa mnées de paix et de tzzn^pzâlâé ^ai nVinaiaBt ftt ;ore éprouve d^slen-npîioa , ai rAaj^lelerDe eât pecté dans ses miUtif^ les principes sacrés qa''^^ :;hez el^ , et si les Français^ ptapSertears de la Uhetié ÀtM tntras avant d'avoir ua la €3onqaésir pour eaa^tniaiiMf n'^aTaient pressé leor rot de coihitfre pour défendis les

Cette qnerelle , absolnmsat étjangère a la omur d'^Es* pagne , pouvait n^me rinqaséler utr ses isofawisgff ^ compromettre en apparence ses inSérte les plus cl*eini# Mais les Anglais ayant les premiers violé la pais ^ rEspagnol , BAtlt à ses taiièê j cournt matx armes f nous lÎYra ses flottes, ses tréson, ses stddats j et c'est avec las que nons acq-aîmes rinunortel honnenr d^^woir retûtaé à. la liberté one grande pc«tion do gotre hnmain»

Depuis la paix roémoraUe qui oounnuuL nos eflbrts^ Vbl guerre a para pr^ a se rallumer entre la France et ^Angleterre. Dès que le roî des Français eût averti son jjlié qu^il armait , les ports de rEspagoe se remplirent de flottes redoutables. Elles n^attendaientqa'nnavispoar Toler à notre secours 3 et FAngleterre cx>nvint avec noua de désarmer .... Mais jetons un vmle sur cette époque honteuse , où Fimpéritie de nos ministres nons ravit un allié que nous aTions conquis par nos bienfaits^ quo nous eussions suffisamment protégé en nons montrant seulement prêts à le défendre^ et nous priva ainsi d'unnioyen presque assuré d^étre à jamais en Europe les arbitres de la paix. Cest en nous rappelant cette conduite 1. a8

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si elle peut un jour se défendre sans alliés y et ^f

crois aussi fortement que tout autre ^ il ne lâà^

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sauces dont les forces actuelles sont supérienm tfF

siennes ; car il ne s'agit pas de ce que peut insflînrll

n/ccftsité, mais de ce qu'exige la prudence : il ntl^

pan de faire une périlleuse montre de nos demiènsi^

sources , mais d^ prendre les moyens les plus pnfM

pour assurer la paix.

JNuus ne regardons aucun peuple comme nom CB*

il ne Test plus, celai qu'une insidieuse politique ivait représenté jusquHci comme notre rival j celui tous avons suivi les traces j dont les grands ezem* ous ont aidé à conquérir la liberté , et dont tant uveaux motifs nous rapprochent. Un autre genre alité j Témulation des boUnes lois j va prendre la

de celle qui se nourrissait de politique et d'ambi- If on 9 ne croyez pas qu'un peuple libre eV éclaira e profiter de nos troubles passagers pour renouveler :ement les malheurs de la guerre j jiour attaqueir liberté naissante , pour étouffer Pheureaz déve* ment des principes qu'il nous a transmis; ce serait lui un sacrilège de le tenter, ce serait pour nous crilége de le croire. La même religion politique t-elle pas aujourd'hui la France à la Grande-Bre-

? le despotisme et ses a gens ne sont-ils pas nos nis communs ? les Anglais ne seront-ils pas plus ns de rester libres, lorsqu'ils auront des Français i pour auxiliaires ? Mais en rendant hommage à la Sophie de ce peuple, notre frère aîné en liberté, ons encore les conseils de la prudence.

politique doit raisonner, même sur des snpposi-

auxquelles elle ne croit pas : et le bonheur des es veut bien que pour l'assurer on se tienne en'

contre les plus favorables aussi bien que contre us incertaines. Supposons donc que TAngletiërre ie avec inquiétude l'accroissement qu'une <^ons-' 3n libre doit un jour donner A nos forces , à'

commerce, à notre crédit; qu'elle lise dans sa e histoire l'avenir de nos destinées , et que par Fausse politique elle veuille profiter des circonff^ s pour rompre une alliance formidable dont ellir vent senti tout le poids. Quelles sont les mesu^s le telle supposition doit nous inspirer? Nous ne

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pouvons balancer le nombre des Taisseanx anglais quV Tec ceux de notre allie : notre intérêt nous oblige donc de confirmer notre alliance arec l'Espagne ; et le seul moyen de la cun&erreri c*est de remplir fidèlement nos traités. On dira peut-éire que cette fidélité même peut amener plus rapidement la guerre y arrêter notre r^tf* nération y épuiser nos finances ^ anéantir nos amweiî mais que répondra -t- un à ce dilemme? Ou TAngleterts veut la guerre ou elle ne la veut pas. Si elle ne laTsnt paS) si elle n^armeque pour négocier avecpluidesncoèsi la conduite que nous vous proposons ne saurait être legardée par elle comme une provocation ^ et tous rem* plissez vos engagemens sans compromettre TOtre tnm* quillité : si j au contraire j ^Angleterre Tant la goerrey alors vous ne devez plus compter sur sa jnstice ^ sur sa générosité ; notre inaction augmenterait noa périls aa lieu de les éloigner. Si TEspagne venait i sacoomber| ne serious-nous pas bientôt l'objet de la même amUrîoni et d'une vengeance plus animée ? Les *"êmee malheme que Ton redoute dans le maintien d'une alliance na meuaceraient-ils pas alors et nos finances et nos années? El combien d'autres maux n'est- il pas plus facile depnM^ La nation qui nous a choisis pour être les institatrars de ses lois j nous demande aussi la sûreté de ses postessions et de son commerce. LHnquiétude affinbKisit Vesprit public peut-être , et certainement le respect di à vos décisions ; le hasard semblerait accuser notre piévoyance ; une coaifiance excessive » même en justifianK votre loyauté y compromettrait votre sagesse. Il serait i craindre que les bons citoyens dont la fortnne senit frappée par le premier coup d'une guerre imprémê , m fussent aigris par le malheur; que le regret d'avetf' perdu un ancien allié ne vînt se mêler au sentimest d'autres pertes accumulées ; enfin , qu'on ne nous f*-

DE mirabbatt; 4^7

rocliàt, puisqu'il faut décider entre les chances é^leiient incertaines , de n'avoir pas préféré ciellequi, même n offrant des périls égaux , nous fournit plus de moyens le les surmonter. On pensera peut-être que l'Espagne , iûre de notre appui , se rendra difficile dans la négociaion de la paix ; au lieu , dira-t-on , qu'en ne nous mêlant pas de cette querelle, l'accommodement que nous^détirons n'éprouverait ni lenteurs , ni difficultés.

Nous ayons déjà réprouvé cette objection ; les prin» cipes que nous vous proposons de décréter ne laisseront aucun doute à la Grande-Bretagne sur nos intentions y et feront évidemment connaître à l'Espagne que notre constitution regarde seulement comme obligatoires les engagemens défensifs; notre conduite nela portera donc à aucune diémarche hostile que ne nécessiterait pas une juste 'défense ; elle ne pourra plus contrarier les Anglais, que dans le cas où ils voudraient être agresseurs. D'ailleurs , s'il est certain que l'abandon de nos engagemens forcerait l'Espagne à négocier plus promptement la paix avec l'Angleterre y il n'est que trbp facile de prévoir quelle pourrait être dans ce cas la nature de cet accpm* modement^etle tort irréparable qu'une semblable négociation pourrait faire à notre crédit j à notre commerce. Ce n'est point le pacte de famille en entier que nous vous proposons de ratifier ^ conclu dans un temps où les rois parlaient seuls au nom des peuples ; comme si les pays qu'ils gouvernaient n'étaient que leur patrimoine , ou que la volonté du monarque pût décider de leurs destinées.

Ce traité porte le nom singulier de pacte de famille, et il n'existe aucun de nos décrets qui n'ait annoncé à l'Eorope entière que nous ne reconnaîtrions désormais que des pactes de nation. Ce même traité , préparé par un ministre français dont l'ambition brûlait de réparer

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A la justice; mais non pas tout à la fois y noh pas en un aeni joar^ non pas en un même instant. Trop de préjagés garrotteibt encore les mortels, trop île passions les égarent, trop de tyrans les asservissent ; et cependant notre position géographique nous ]>ermet*elle de nous isoler? Nos possessions lointaines^ parsemées dans les deux mondes, ne nous exposent-elles pas à des attaques que nous ne pouvons pas repousser seuls sur tous les points do globe, puisque, faute d'instructions, tous les peuples ite cfoient pas avoir le même intérêt politiqtiey celui de la paix et desservices mutuels, des bienfaits réciproques 7 Ne fiidt*il pas opposer Paifection des uns à Tinquiëtudé des aiAres, et du moins retenir, par une contenance imrj^osaAt^'Oéox qui seraient tentés d'abuser de nos agftalions eldéledrs prospérités?

Tant que nous aurons des rivaux^ la pràdence nous commandera de mettre hors de toute atteinte les propriétés particulières de la fortune nationaïe^ dé surveiller l'ambition étrangère , puisqu'il faut encore parler di^ambition , et de régler notre force publique d^àpcis celle qui pourrait menacer nos domaines. Tant qnlé niM voisins n'adopteront pas entièrem'ent nos pcittoipesfyaeas serons contraints , même en suivant une politiq|aé fins franche , de né pas renoncer aux prëcàuâèn» qAé liclame la prudence. Si nos ambàs^adtoui^s ik*oM pfauf i plaider la cause de nos passions , ik atfiMlt à dU&dbt celle de la raison , et ils n'en deviendrôkit que pini hâ* biles, n n'est que trop vrai qtié la nktion qui veut M" tout conserver la pair , entreprend un traTail: plah fifr cile que celle qui enflamme Patnibitibtt eh offrant 4é brigandages à la cupidité ,' des conquêtes âf \à gfoiré*

Telles sont , Messieurs , les réflexions toi' jdtii importantes qui ont frappé votre comité ^ èltes rônt d'aftofil conduit à deux principes qu'il a adoptés | ek i^ùè je èaà

TOUS soumettre avant d^entrer dans les plas grands dédétails sur Faifairé particulière d'Espagne.

Ces deux principes sont^ i^. qne tous les traitée plrécédeinment conclus par le roi des Français^ doivent é(re observés par la nation française^ juisqu'à ce qu'elle les ait annulés 9 changés ou modifiés , d'après le travail qui sera fait à cet égard au sein de cette assemblée et de ses comités y et d'après les instructions que le roi ^ra prié de donner à ses agens auprès des différentes cours de l'Europe.

2^. Que dès ce moment le roi doit être prié de fairei connaître à toutes les puissances avec lesquelles nous avons des relations ^ que le désir inaltérable de là paix^ et la renonciation à tonte conquête étant la baâe de notre conduite y la dation française ne regaràe comme existantes et comme obligatoires , dans tous les traités , que les stipulations purement défensives. Ces deux principes nous ont paru parfaitement confontieîi» à Pesprit de notre constitution } et ils nous' semblent d'âTittant plus importans à décréter^ que y d'un^' part^ ils strfHraîenf AU besoin pour rassurer nos alliés^ ^^^y ^ l'autre ^ ib ne laisseraient aucun douté sur notre amotl^ pour la paix y notre désir de voir s'éteindre à jamais les torches de \sc guerre^ notre intention de ne prendre les armes que pour réprimer les injustes oppresseurs. Ce n'est point assez que l'ambition qui cherche sans cesse à s'agrandir , que la politique qui veut tout bouleverser y nous soient toujours étrangères; il £iut eùcore appreùdrei à toutes les nations que si, pour étoufier à jamfaîs le germe des combats ^ il fallait renoncer à toute force extérieure y détruire nos forteresses^ dissoudre notre armée et brûler nos flottes^, nous en donnerions les premiers Texemple. Les deux principes que je viens de rappeler indiquent déjà la réponse qu'il semble que le roidoiv^fitire

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à la cour d^Espagne : mais votre comiti entrera dans quelques d<.^ails; nous avons examini notre alliance avec l'Espagne sous ces rapports ^ Tépoque de cet «mmgement, son utilité, sa forme, nos moyens | la poiition actuelle des Espagnols et les vues apparentes des Anglais.

Voici les résultats de nos recherches. Les Espapiols ont été long*temps nos ennemis ; après plus d^un sifide de combats , la paix des Pyrénées vint enfin désarmer les moins redoutables de deux peuples également fieis et belliqueux^ qui se ruinaient et se déchiraient pour Porgueil de quelques hommes et pour le malheur desdenz nations. Le repos de TEurope fut court : les passions dei princes ne connaissent qu^un léger sommeil. Louis XIY réunit dans sa famille les sceptres de la France et d'Es* pagne; cette réunion, et les vues ambitieuses qu'elle recelait peut-être, soulevèrent contre nous Coûtes les puissances; et si le sort ne remplit qu^à moitié leurs projets de vengeance, si nous ne succonab&mes pas sous tant de coups portés à la fois , nous ne pûmes échapper à cet épuisement, à cette destruction intérieure qui est la suite d^une longue guerre. On s^aperçut laentAt que cette succession, qui avait coûté tant de sang y n^aisa- j rait pas encore le repos des deux nations. lies rois étaient parens, les peuples n^étaient pas unis, les minisfens étaient rivaux ; et ^Angleterre, profitant de leurs difi* sions pour les affaiblir, s^emparait impunément du sceptre des mers et du commerce du monde.

Enfin , après cette guerre funeste qui avait coûté à la nation française ses vaisseaux, ses richesses et sesplne belles colonies, nos malheurs fournirent au candies, espagnol une occasion glorieuse de se déployer y tel qus depuis lors il n^a cessé d^étre. Ce peuple généreux , doofr la bonne foi a passé eu proverbe, nous reconnut ponr

8es amis , quand il nous vit prêts à succomber. Il yint partager nos infortunes ^ relever nos espérances j a^iblir nos rirauz^ et ses ministres signèrent^ en iy6i ^ un traité d^alliance avec nous sur les tronçons brisés d&nos armes , sur la ruine de notre crédit , sur les débria de notre marine. Quel fut le fruit de cette union ï Seize années de paix et de tranquillité qui n^auraient pas encore éprouvé dHnterruption , si TÂngleterre eût respecté dans ses colonies les principes sacrés qu^elle adore chez el)e ^ et si les Français , protecteurs de la liberté des autres avant d'avoir su la conquérir pour eux-mêmes ^ n'avaient pressé leur roi de combattre pour défendre les Américains»^

Cette querelle , absolument étrangère à la cour d'Espagne y pouvait même l'inquiéter sur ses colonies ^ et compromettre en apparence ses intérêts les plus chers* Mais les Anglais ayant les premiers violé la paix ^ l'Espagnol, £dèle à ses traités, courut aux armes, nous livra ses flottes, ses trésors , ses soldats , et c'est avec lui que nous acquîmes l'immortel honneur d'avoir restitué à la liberté une grande portion du genre humain.

Depuis la paix mémorable qui couronna nos efforts^ la guerre a paru prête à se rallumer entre la France et; l'Angleterre. Dès que le roi des Français eût averti son jillié qu'il armait , les ports de l'Espagne se remplirent de flottes redoutables. Elles n'attendaient qu'un a viepour Yoler à notre secours ; et l'Angleterre convint avec nous de désarmer.... Mais jetons un voile sur cette époque honteuse , où l'impéritie de nos ministres nous ravit un allié que nous avions conquis par nos bienfaits ^ que nous eussions suffisamment protégé en nous montrant seulement prêts à le défendre, et nous priva aim»i d'un moyen presque assuré d'être à jamais en Europe les ar» bitres de la paix. Cest en nous rappelant cette conduite 1. a8

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de TEspagne | et les serrices quMIe nons a rendnsi que nous nous sommes demandé si la France devait rompre lin traité généreusement conclu | fréquemment utile y religieusement observé. Nous nous sommes snrtont demandé s^il conviendrait d^annuler un engagement tnssi solennel , dans Tinstant où PEspagne serait pressa par •les mâmes dangers q II VI le a trois fois repoussés lomds nons.

Nous n^aurions rien à ajouter pour ceux qui craindraient qu^une des deux nations remportât sur l'autre en générosité j maisFintéret nous dicte* t*il d'antres lois que la reconnaissance? Quelques hommes ^ forts de knc caractère et orgueilleux de leur patrie | croient que la France armée peut rester invincible ^ quoique isolée. H est Je ces honiuies parmi nous 9 et ce sentiment est d'autant plus honorable qu^il confond la force publique avec rénrrgie de la liberté. Mais la liberté publique n'est h plu5s grande force des empires qu'aussi long- temps quYtraugères à toute injustice , à toute conquête | les nations s^appliquent uniquement au déTeloppement de leur richesse intérieure et de leur véritable pcoraérité» Mais la France compte dans ses annales des triompha qui invitent à la vengeance : elle a des colonies quicscîtent l'ambition ^ un commerce qui irrite la cypiditi; til si elle peut un jour se défendre sans alliés ^ ce que je crois aussi fortement que tout autre 9 il ne faut pu néanmoins qu'elle s'expose à combattre seule des puissances dont les forces actuelles sont supérieures ao|: siennes } car il ne s'agit pas de ce que peut inspirer la nécessité y mais de ce qu'exige la prudence : il nt s^sflt pas de faire une périlleuse montre de nos demièies XSf* sources 9 mais de prendre les moyens les plus proPiil pour assurer la paix.

Nous ne regardons aucun peuple comme notre en-

nctni ; il ne Pest plus | celai qu^une insidietise poUrique nous avait représenté jusqu^ici comme notre rival ^ celui dont nous avons suivi les traces y dont les grands ezem* pies nous ont aidé à conquérir la liberté, et dont tant de nouveaux motifs nous rapprochent. Un antre genre de rivalité j Témulation des boànes lois j va prendre la place de celle qui se nourrissait de politique et d^ambition. Mon, ne croyez pas qu'un peuple libre eV éclairé veuille profiter de nos troubles passagers pour ren oïl Vêler injustement les malheurs de la guerre , pour attaque^ votre libert<é naissante, pour étouffer Pheureux déve* loppement des principes qu^il nous a transmis ; ce serait pour lui un sacrilège de le tenter, ce serait pour nous un sacrilège de le croire. La même religion politique n'unit-elle pas aujourd'hui la France à la Grande«Bre« tagne? le despotisme et ses agens ne sront*ils pas nos ennemis communs ? les Anglais ne seront-ils pas pluS certains de rester libres, lorsqu'ils auront des Français libres pour auxiliaires ? Mais eil rendant hommage à la philosophie de ce peuple, notre frère aîné en liberté, écoutons encore les conseils de la prudence.

La politique doit raisonner, même sur des suppositions auxquelles elle ne croit pas : et le bonheur des peuples veut bien que pour l'assurer on se tienne en' garde contre les plus favorables aussi bien que contre les plus incertaines* Supposons donc que PAnglelërre prévoie avec inquiétude l'accroissement qu'une eons-* litution libre doit un jour donner A nos forces , à' notre commerce , à notre crédit ; qu^elle lise dans saf propre histoire l'avenir de nos destinées , et que par ime fausse politique elle veuille profiter des circons^ tances pour rompre une alliance foriûidablè dont ellèf a. souvent senti tout le poids. Quelles sont les mieSùkics f qu'une telle supposition doit nous inspirer? Nous n9

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pouvons balancer le nombre des TaUseanz anglais qu'a- Tec ceux de notre allié : notre intérit nous oUig^doac de confirmer notre alliance avec TEspagna ; et le seal moyen de la conserver ^ c^est de remplir fidèkaflrtnos traités. On dira peut-être que cette fidélité mêae peat amener plus rapidement la guerre | arrêter notre r^tf* nération ^ épuiser nos finances , anéantir nos armceiî mais que répondra-t-onà ce dilemme? Ou PAnglotern veut la guerre ou elle ne la veut pas. Si elle ne lavent paS) si elle u^armeque pour négocier avec plus de sncces^ la conduite que nous vous proposons ne saurait Atie xo» gardée par elle comme une provocation ^ et tous remplissez vos engagemens sans compromettre votre tran* quillité : si^ au cuutraire y l'Angleterre Tentla guerre^ alors vous ne devez plus compter sur sa justios ^ sur sa • générosité j notre inaction augmenterait «^ périls an lieu de les éloigner* Si TElspagne Tenait à snooomberi ne serious-nous pas bientât Pobjet delamAmeamlnUony et d^une vengeance plus animée ? Les mêmes malheurs que Ton redoute dans le maintien d'une alliance ne meuaceraient-ils pas alors et nos finances et nosannissfEt combien d^autres maux n^est-il pas plus facile dêpi^vttv? La nation qui nous a choisis pour être les instilotenrs de ses lois y nous demande aussi la sûreté de ses poiaes* sions et de son commerce. L^quiétude afSfidbKxsit Pesprit public peut-être , et certainement le respect di à vos décisions ; le hasard semblerait accuser notie piévoyance } une confiance excessive , même eu justifiant votre loyauté, compromettrait votre sagesse. Il serait i craindre que les bons citoyens dont la fortune senît frappée par le premier coup d'une guerre impréraê,!» fussent aigris par le malheur; que le regret dVlvotf' perdu un ancien allié ne vînt se mêler au séntiiiiatf d'autres perles accumulées j enfin , qu'on nt nous if

Bs mirabbait; 4^7

{irochàt, puisquHl faut décider entre les chances également incertaines 9 de n^ayoir pas préféré celle qui, même en offrant des périls égaux y nous fournit plus de moyens JU les surmonter. On pensera peut-être que TEspagne y sûre de notre appui j se rendra difficile dans la négociation de la paix ; au Heu , dira-t-on , qu^en ne nous mêlant pas de cette querelle 9 Paccommodementquenous^dé* iirons n^éprouTerait ni lenteurs , ni difficultés.

Nous ayons déjà réprouvé cette objection; les prin* cipes que nous tous proposons de décréter ne laisseront aucun doute à la Grande-Bretagne sur nos intentions , et feront évidemment connaître à PEspagne que notre constitution regarde seulement comme obligatoires les engagemens défensifs; notre conduite ne la portera donc à aucune 4fmarche hostile que ne nécessiterait pas une juste |défense ; elle ne pourra plus contrarier les Anglais, que dans le cas où ils voudraient être agresseurs. D^ail* leurs j s^il est certain que Pabandon de nos engagemens forcerait PËspagneà négocier plus promptem^it la paix avec rAngleterre, il n^est que trop facile de prévoir quelle pourrait être dans ce cas la nature de cet acconi*modement^etle tort irréparable qu^une semblable négociation pourrait faire à notre crédit , à notre commerce* Ce n'est point le pacte de famille en entier que nous vous proposons de ratifier ^ conclu dans un temps où les rois parlaient seuls au nom des peuples ; comme si les pays qu'ils gouvernaient n'étaient que leur patrimoine , ou qne la volonté du monarque pût décider de leurs destinées.

Ce traité porte le nom singulier de pacte de famille^ et il n'existe aucun de nos décrets qui n'ait annoncé à l'Europe entière que nous ne reconnaîtrions désormais que des pactes de nation. Ce même traité ^ préparé par un ministre français dont l'ambition brûlait de réparer

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les hiimiHatîons d\ine guerre malheureuse, renfiermi pliivifliirs articles propres k lier TEspagne à sas TueSj c( à Pobliger à nous secourir dans le cas niâmeoù nous aurions été les agresseurs. Or, puisque noua renoiifaiu à conserver Je pareilles clauses envers les autreay novne les réclamons plus pour nous-mêmes.

Il est des articles qui doivent être ratifia : ceazijiii sont relatifs à la garantie n^ciproque des posaessîonsi anx secours mutuels que les deux nations doivent se domisr, aux avantages de commerce qu'elles s^assurent; d^aatres ont besoin d^étrc éclaircis : car vons ne pourea sooiGrir pas même l'apparence des clauses ofFensiTes auxquelles Jes premiers dans PËurope vous avez donné l'example de renoncer.

La seule mesure que vous propose â cet JgardTOtre comité j dans le cas où vous adopteriez en cemomeat la projet de décret qu^il va vous soumettrai c^est que vons le chargiez d'examiner en détail les articles du pacte de Esinilie, pour vous mettre à portée de resaerret'nos liens avi^criSspagney en faisant de ce traité un pacte nationsli en retranchant toutes les stipulations inutiles etoffemsiveS; et en priant le. roi d^ordonner ù son ministrede n^octer en Espagne le renouvellement du traité diaprés lésasses qui auront reçu votre approbation. Ici l'intérêt de VEspagne sera d'accord avec le vôtre. Qu^est-ce qu'on pacte de cabinet à cabinet ? Un ministre l'a fait ^ nn ministre peut le détruire; l'ambition l'a conçu ^ la riralité peut l'anéantir; souvent l'intérêt personnel d'un monaxqna Vil seul dicté | et la nation qui en est l'unique garant n'y prend aucune part. Il n'en serait pas ainsi d'un pacte vraiment national qui assermenterait en quelque sort» deux pays l'un à l'autre | et qui réunirait tout à la fns de grands intérêts et de puissans efforts. Ce pacte seul lie chaque individu par la volonté générale , produit une

ince indiâsolable ^ et a pooir bosie utofb««iftLàbfo hk iM clique.

l'ai est le résalut da tniTÛld» Ti>tr» «i^uûliN II nui-» le trois points distincts Tuo d« T^àulr» ^ ^lMM|tt^ ivi-*» sibleSy comme tous le Toyex : W dev^lopfi^MKUlAW c principes qui doivent être la base de xi>tiv «jr^lt^tui» tique; une décision quicouserTe unealliaiK^ uùW^ issurant le roi d^Espague que nous reuipUrou^ Ui>dt igemens; la demande d\in décret qui ckixrg<» votiHdi lité des modifications qu^ezige cette aUiancOi luniquUl Ira la renouveler. Mais cette détermination > «i voua optez, indique nécessairement d'a\itri)S metturo»} It» ntien de notre alliance avec PEspague serait îUii- 3, si, même au sein de la paix, et en nous bornant ù ter tout le poids de notre influença aux n/^gociationM doivent assurer le repos d'une partie de l'Eiiropa , s n^augmentions pas nos armemens dans (a niôma >orti(m qne ceux de nos voisins* Ce n^est pus lumm a des poss^rs&isns éloignée^i ce n^eit pas lor*quVii t avoir de grir.ixt mh<^%%es k tine granrle dintsnce^ >n peut sa r^v>':.ire a. n^ pi ttidf e U» arm^;!! /Jii'aii rtio«

nti cïst-htî;;!.*-.-.- i*r- : i.*ri <i;^n;gi»,t^ r^U ^ mai* d« la ite d.« :ij!2j|;*:"i - *t J jt'a ^rfuU it^f}n^ imy^tii^ni

*f\JC JAMI Jrinir »c ''«fUvt.v/» >;'^»* t^Hf^r/tr, fflTrl*;

44o osmiBS OHATOnxs

suivant , comme le plus propro & remplir vos cngftgH mens sans impruilence| h changer Fanciai système laai secousse , à éviur la guerre sans faiblesse* L^assemblée nationale décrète :

1^. Que tous les traités précédemment GOiicla8|C0Btinuerout autre respectés par la nation françaiaefjasqv^aa moment où «lie aura reru^ ou modifié ces divers actM d'après le travail qui sera fait à cet égard , et les instructions que le roi sera prié de donner à ses ng^s auprès des difiérentes puissances de l'Europe.

a**. Que, relativement à ceux que la nation ccoiradevoir conserver ou changer, le roi sera prié^ de faire connaître à toutes les puissances avec lesquelles la France a des>engagemens , que la justice et Tamour de la paix étant la base de la constitution française , la nation ne peut en aucun cas reconnaître dans les traités qne bs stipulations purement défensives et commerciales*

Décrète en conséquence , que le roi sera prié de ùixà connaître à sa majesté catholique , que la nation (Irançaise en prenant toutes les mesures propres â maintenir la paix , observera tous les engagemena contractés Aree FEspagne.

Décrète , en outre , que le roi est prié de cliargtr son ambassadeur en Espagne, de négocier avec les ministres de sa majesté catholique , à Peffet de resserrer par un lien national des liens utiles anz deux peuples,. et ^ fixer avec précision et clarté toute stipulation qui ne se* rai t pas entièrement uniforme aux vues de psdx générale^ et aux principes de justice qui seront à jamsusla politique des Français*

Au surplus, l'assemblée nationale prenant en oosisi* dération les armemens de différentes nations de l*Enrop«f

DE MIRABEAir. 44^

leur accroissement progressif et la sûreté de nos colonies et du commerce national y décrète , que le roi sera prié' de donner des ordres pour que nos flottes en commission soient portées à trente vaisseaux de ligne , dont huit an moins seront armés dans les ports de la Méditerranée.

Cette mesure ^ après une légère discussiou , est adoptée.

44^ OnUVRES OBATOIRES

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