I.A COMTESSE DUOMIMIFR
Ali ! c’est affreux ! Et celle malheureuse jeune femme a doue succombé, madame la princesse?
u princesse ne urnes™*.
D'après ce que m’a dit M. de Spor, elle est dans un étal désespéré.
•ocovanift.
Et l'auteur de ce crime odieux, le connalt-on, madame?
U PRINCESSE DE LOWESTEIN.
T« u jours d'après M. de Spor. un accuse de ce forfait deux femmis, deux monstres d'hypocrisie et de scélératesse.
LE PRINCE ROYAL
Des femmes, commettre un pareil crime! Ah! tous avez raison, madame, c'est doublement horrible! Ce sera là nu de ce* procès tristement célèbres qui excitent a la fois la terreur cl la curiosité. Et les débats, dites-vuus, madame, ont dil commencer avant -hier? Avec quel intérêt Ils out dil êirc suivis!
U PRINCESSE DE LOWESTUM.
Si Votre Altesse Royale voulait me le permettre, je serais trop heureuse de meltrc à sa disposition, aussitôt que je l'aurai reçu, le journal qui arrivera demain malin, et dans lequel se trouvera U première séance de ce procès.
U PRINCE ROYAL
Mille grâces de votre obligeance, madame la princesse ; je ne veux pas en abuser; seulement, comme nous tous, buveur* d'eau, qui sommes ici, nous nous réunissons h.ibiliiefhmenl le ma'iu au Pavillon de la Source, nous vous serions très-obligés madame, si, en venant au Pavillon, vous preniez la peine d'apporter ce journal; qoch|n'ui] lo lirait à haute voix, et tous nous assisterions, pour ainsi dire, à la première séance du procès, séance toujours si intéressante, eu cela qu'elle contient, je crois, l’acte d’accusation, où tous les faits soûl racontes.
fri proposition du prince, qui satisfaisait h vive curiosité des convives de Ducormier, fut accueillie à merveille, et l'on quitta la table en se donnant rendez-vous pour b- letidi-uiain. dans l'un des salons du Pavillon «le h Source, uù les habitués des eaux de Bade sc réuniraient le matin.
XMI1
Le lendemain matin du jour où U* prince royal avait dîné ches Anatole Ducormier eu nombreuse et brillante compagnie, la même société se trouvait réunie au Pavillon de la Source, a n*ù qu’on eu était convenu la veille. Bientôt madame la princesse de Lowcsieiu remit le journal des tribunaux si impatiemment attendu à un aide de camp du prince royal, que celui-ci avait chargé de cette intéressante lecture. Anatole cl sa femme arrivèrent les derniers. Le prince de Prusse les accueillit, comme toujours, avec une distinction particulière, et engagea Dncorinier à rester près de lui.
Les femmes s'assirent eu cercle, les hommes se tinrent derrière elles: un profond silence s'établit. I.e colonel Butler (aide de camp du piiucei s’assit devant une petite table où se trouvait le verre d Van sucrée de rigueur, et comment';! ainsi la lecture du journal judiciaire, au miU* u d’une vive attention.
OliMERVATEl R DKH TKSHM \ tî’X,