LA BARONNE DE UCF.NAY
Four moi, le crime ne fait pas l omhrc d’un doute, mais ce qu’il m'est impossible de comprendre, c'est la cause de la haine de cette ft.mmc contre cette pauvre duchesse qui la comblait de marques de buuté.
l'amiral.
T est justement là, madame, ce qui me fait penser, moi, ou que cette malheureuse est folle, ou qu'elle est innocente, car il faut être fou pour faire le mal pour le mal, et jusqu'ici le procès prouve que l'accusée ne connaissait pas la duchesse avant d’entrer à son service. Tel a été son zèle et ses soins pour sa maîtresse, que celle-ci lui en a souvent témoigné sa satisfaction. Alors pourquoi Maria Fauveau aurait-elle voulu l'empoisonner?
LE PRINCE ROYAL
Permettez, monsieur l'amiral, vous oubliez une des choses les plus capitales du procès...
l'amiral.
Laquelle, monseigneur?
LE rr.INCE ROYAL 3U Colonel.
Colonel, relisez- nous, je vous prie, la fin de ce billet écrit par la fille Duval à la femme Fauveau. (A l'amiral.) Veuillez peser le sens de ces mots, monsieur l'amiral.
i r. colonel lisant.
t Vos projets m’effrayent, mais comptez toujours sur ma discrétion, car cette vengeance est de celles que je comprends. *
le prince royal à l'amiral.
Eh bien, monsieur l’amiral, est-ce assez positif? Cette femme n'accompUssait-dlc pas un dessein formé de lougue main et dont la tille Duval avait connaissance? Ce dessein n’avait-il pas pour but la vengeauce ?
l'amiral.
Il est vrai, monseigneur, j'avais oublié celte circonstance. Ce billet est accablant, et cependant, à moins d'filrc un monstre, il me semble impossible que mademoiselle Duval écrive, à propos d nn abominable cmpoisounemcnt : Celte vengeance est une de celles que je comprends.
u richesse DE SPIXOLA.
Accablant pour les deux complices, car celte indigne fille Duval doit avoir aussi trempé dans ce crime.
U PRINCESSE DE LOWESTEIN.
Mais certainement, monsieur l'amiral; celle créature est un monstre; une femme qui tue son enfant est capable de tout. (A Ducormicr, oui a tressailli.) Je vols que vous partagez mon horreur et mon indignation, monsieur le comte.