Oeuvres illustrees d'Eugene Sue La marquise d' Alfi
J'accomplis nnc promesse pour moi bien douce à tenir; je vais tâcher de te faire connaître le beau pays que j’üabile, ce pays où ma conduit le hasard de* révolutions.
J'avais d'abord longé â t'écrire r — des lettres tur la Savoie, — mai», une fois à t'truvre. il in'a semblé que , si «lacté qu'elle soit, la description d'an admirable paysage, qu'aucuu personnage réel on fictif n'anime , devient fastidieuse pour un grand "ombre de lecteurs; j'ai donc renoncé à mon premier projet.
Mon ami, qu'wt-cc que CCllC niaiaou? - 1
d’offrir iMii i K. do Raymondj soutenir que je conserve
Une aventure romanesque et trafique, qui s'est, ditou . passée il y a quelques a nuée»
•aux euvirnus du lac d'Nnnecy. m'a été !• rnir renient ra* routée ; elle a servi de canevas au récit que tu vas lire.
Tu le sais, chère soeur. j’ai écrit ce livre, et je le le dé»
die , dans la pen«ée • le l'uwn-M-r .1 mes sentiments d’inaltérable reconnaissance pour l'accueil cordial et touchant qnc je reçois en Savoie -.jamais je n'oublierai que c'est * la bien» cillante et honorable intervention de M. d'Astcijo . président le conseil des minisires du roi de Sardaigne, ce priuce Imnuéie homme ï que je dois la géucicusc hospitalité dont je joui» ici (t).
Il) Je suis hcoreut 1 Savoie, ce
intendant général en Savoie, ce gage du et aimables relation*.
W MUlOÜISE D'MFI.
Tii ignora» h politique, chère tueur, je ne te parlerai donc pas de la liberté qui regue «laos le- Etala sanie* je ne te parlerai pas non plus de M. d'A/t.-,iii>, coinuie homme politique; niîkis tu lui seras, ainsi que moi, profomiùm ni sympathique, i|uand je te dirai la iiohlossc du caractère de l'honune jsrivé, le murage du soldat. dont le sans .» coulé pour la sainte cause de l'indépetid.inro de la patrie; quand je le dirai culin le ch.irme de son esprit, et sou double talent de poêle et de peintre. H'U>eui privilège» ! L'homme d'Etat passe, emporté p.i. la inar« he des événement» ; mai» aux événement» survit riiuinnie de graud co ur, arti»te aussi remarquable qu'eminent écrivain.
J'arrive au but et au sujet de cet ouv.sge
Le lac d' \rinny et ses environ» ne sont pas. »eloa moi. aussi connus qu'il» mèn ent de l'être; mes vœux seraient comblé» si la lecture de l'œuvre que je (tublie pmi 'ail engager quelques touriste», quelques pav»agiste» amoureux de leur art, quelques personnes ayant le goût de l'agriculture à visiter les ni >ç«iMlceoces de cette eoutiée, qui joint i la grandeur et à la variété des sites alpestre» une fertilité merveilleuse et uuc science agricole très-avancée.
J'ai connu des geu» du inonde, des artistes Irês-justemeut enthousiaste» de la Suisse, »i voisiue de la Savoie, et non moiu* admiraleurs de certsines heauténdc ee dernier pays, dont la réputation est européenne; telles que Chamounir, le mou/ Blanc. le laedu Bourget ; mu » jamais aucun de ccs voyageur» n'avaii pou»sé ses cxcurwoos jo»qu'.iu l.ic d'Annecy. Deroicrriiicul encore, me trouvant chez M. I.opp • , Icuui- peintre français établi ici, et qui joint à un profond sentiment Je la nature un talcul plein d’avenir, j ai eu le plaisir de rencuutrer l'un de nos graveur» les plu» distingué», M. Aiuédéc Varia Il arrivait du lac Majeur,' il venait de traverser les plu» admirables • antoos de la Suisse, cl cenciulaui, eu parcourant les rives de lac d'Auneey et ses environs, il marchait de surprise en surprise, d'enchantement en enchantement; se demandant, ainsi que moi, contmeut celte contrée qui renferme de» trésors inexploré» était pi'csqu complètement inconnue des artistes.
J'ai doue taché de peindre exactemeui qn Iques-uus de» site» où se passent les principal.*» »< eue» de mou récit; mai» je réclame d'uvan e. i liera sœur, ton indulgence et Celle «lu l« leur, pour la fl.lélilé peut être trop scrupuleuse de» détail», salis lesquels il est cependant ire» difficile de rendre exactement le caractère et l'aspect d'un paysage; la manière doul je perçois les objets extérieurs peut seule excu-rr celle lidéiilé de rcpeiHliiction poussée ju qu'au scrupule... peut-être ju-qu'à l'exces : au premier asp.-et d’on grand tableau de la nature, je »ui» d'abord ébloui; les détails »e perdent dan» la m jesté de rensciiible . le re»»enlimeni du beau c»l alors chez moi plu» instinctif que raisonné ; mon admiration confuse, troublée, ne suit, à bien dire, où »•• prendre, allaul de l'une à l'autre d>* ces magnificence*; c'est seulement apres avoir, si ie peux m'exprimer ainsi, firniiqué souvent les mêmes lieux, que. d'iiu coup d'œil sûr cl ravi. jVinlirasse à la fois les détails cl l'ensemble ; ainsi doue l'exactitude
f tresque topographique des descriptions que tu reueouireras dans ce Ivre, chère sœur, prouvera, sinon le talent du peiulre, du moins sa véracité.
La Savoie, Je te l'ai dit. me semble non-seulement digne du vif intérêt de» touristes voyageant pour leurs plaisirs, des artiste* passionnés pour l ur art. mai* au point de vue des procédés de culture et de riuerovahle fécondité de »ou sol. la partie au pays que j'babitc doit attirer I attention de l'agriculteur.
Un fait d'une importance capitale m'a surtout vivement frappé ; c’e»i l'emploi pre»quc général des vache» laitières comme bttes de labour et de charrois; souvent, dan» mes promenades, i’ai inieirogé le» cultivateurs, uliu de savoir si cette traction fatiguait le bétail, si elle n’orcaioouail pas des avortement 1 » ou une dépréciation dans la quantité ou dau» la qualité du lait; il u’eu e»t rien : les vache» soumise» à ce travail ( en moyenne de huit à dix heure* par jour, entrecoupé d'un repu» de deux heures), pourvu que leur nourriture soit substantielle, donnent la même uuautité. •'« même qualité detail, opèrent leur gestation avec autant de facilité que *i elle* restaient dau» l'oi»iveie de letahleou du pâturage, quoique l'on ne cesse de le» attcltrr qu'un moi» au plu.» ayant leur vêlage : enfin elles deviennent plus robuste» cl sont moins sujettes à certains maux que celle» dont on ue se sert poiut pour le labour. Je suis journellement témoiu d’une expérience décisive. Le métayer de la maison que j'habite, aux enviruu> d Annecy, est un excelle -t cultivateur; son exploitation se eompo>e de terres à blé. de prairies artificielle» et de champ» de plantes légumineuses. Quatre mehes, doul le lait est abondant et parfait, suffisent i tou» le» travaux de cette ferme : labour, hersage, char» roy.ige. etc., etc.
Autre remarque, aussi fort importante à l'endroit de l'économie agricole : le mode d'attelage employé ici est le moins dispendieux de tous ; il se compose d'uu double joug de bois, de deux anneaux de fer et d'uue courroie; ce double joug porte à la fois sur les cornes et sur la nuque do l'ammal, et lui permet d'employer alternative-
ment et sans fatigue ce* deux modes de traction ; uu joug complet vaut de cinq à six francs, il épargne ainsi la dépense et fenUctiea de harnais toujours si coûteux. I.es chariots à quatre roues sont d'un prix 1res -minime, cent cinquante A deux cents francs, et d'une Mie légcielé, malgré leur solidité, qu uu enfant les mettrait en mouvement En Frauee, au contraire, il y a toujours, sur un attelage de trois ou quatre chevaux, la déperdition de la force d'un çheval, uniqocnii'nl destiné à supporter le poids de ce* monstrueuses charrettes bardées de fer. dont la contenance est de l ré -peu supérieure à celle des chariots de Savoie, surtout s'il s’agit de la rentrée des céréale* et do* foins que l'on peut entamer sur ces véhicules trahies par deux vache» jusqu'à la concurrence de »oixauic-dix à quatre-viugl* quiataux.
Le» conséquences de l'ufiffsofton de* vache» laitières anx travaux do l'agriculture seraient incalculables; ainsi, en France, un cultivaleur possédera , je suppose , un troupeau de dix à douze varlies uniquement destinées à la production du lait, des veaux et de l'engrai» . eu Immaut à ces fouctious l'emploi de sou bétail, le cultivateur t il pas inuctives et complètement perdues des forces ie traction massantes, au moins équivalentes à celles de quatre chevaux? Et de plu», la morte saison venue, les chevaux inutiles à l'ecurie cmsowest s* as rnobiinr., tandis que la vache de trait, retenue à Tétahic durant les mauvais temps de l'hiver, DoasB so* un bt sa noci- RtTORB.
Il e*t impossible de ne pas reconnaître quelle immense écooomie résulterait du procédé de culture que je signale, soit pour les grand», soit pour les petits cultivateurs, il est évident que la différence ni moins de» frai» d'achat, d'entretien et d'usure de deux attelage» de chevaux dans une exploitation agricole de moyenne étendue, suffir I presque entièrement le fermage.
Une autre que»t ion des plus vitales en agricotlnre, celle des engrais ; e»i parfaitement comprise en Savoie... Mais »d F chcre soeur, on scrupule m'arrête, je ne sai.» quel scél rat couronné... ou qui dedrail l'étre , disait *. — Le cadavre d'un ennemi sent toujours bon. — Le mot affreux, je l’ai Ires-inuoccmmcni parodié. L'autre jour, l'an do mes bons voisin* d'Aimecy-lc-Vieux. manipulant certaines substance», réclamait l'indalgeuce de mon odorat. — L’engrais sent toului ai-je répondu; or, ni loi, chère sœur, ni me* lectrices, lie poussez à ce poiul le stoïcisme agronomique ; je crois donc devoir renvoyer à une note que lu ne liras pas quelques lignes relatives à remploi de l'un des plus pui»sants engrais employés dans ce pays. Cette note ne s'adresse pas à loi, « hère sœur, mais aux lecteur» que I agriculture intéresse et. parmi eux, j’aime à compter tou mari, mou second frère, de qui l'éminent savoir d agronome et l'expérience consommée ont élevé les belles cultures de votre terre de» Bordes à lu hauteur d'une ecole d agriculture modelé (I).
Je te pari. -rai donc seulement, cliere sœur, d'un engrais singulièrement pittoresque, car il offre un riant et charmant aspect ; l'on voit ici, eu cette saison, de vastes champs d élégant» roseaux de quatre a cinq pied* «le hauteur, d'uu vert éclatant, et balançant au vent leur» t g es élancées; ils croissent merveilleusement dans tous les suis humides. tourbeux, sillonnés, miné* par de petites source» souterraines. On appe le ici res champs de roseaux : du marais. Leur acliou fertilisante est tellement puissante lorsqu'ils sont employés comme en-
(I ) Le soj du banin d'Annecy oit en ronde partie un lerraia d’iHuvion d'ane telle Fertilité, que, hien qu'on ne le fume que tou» Ici deux on troi* am, le» céréales. Ica prairie» artiucielks, lea racine», les légumineuses. le chanvre, le colu. dc vi. ni.ent luxunanti aana épuiser ce sol d'une fécondité non pareille. Cependant, l'engrar» Fiant le pain de cette bonne terre nourricière, les cultivaleurs emploient ici, ainsi que cela se pratique aussi .Un» Ica Flandre», on fermeirt de végétation d'une extrême activité : f engrais humain : selon rat ationK constaté par U science ; qne I homme peut snllire a l'engrais de la portion da *ol nécessaire è la production du blé qu'il consomme. Le» engrais, eertes. le plu» gratuit lous et dont le» miasme» délétères sont facilement ncutralnés par un procédé au*si simple que peu couleur , sc change en une poussière fécondante; il est ici soigneusement recueilli, et devient ainsi l'un Je» agents les plus utiles «le la production agricole; lundis qu'en France telle est encore l» routine et l'ignorance, que dans les trois quarts des départements cet ciignu reste complètement inutilisé. Nous avons lu dans le Culhttnltur g entrent journal d agriculture, un ei> «lient travail sur Ica engrais, par l'un de nos bons et chers %oi«ma, M. Amoutrui, ii.gémeur civil, cl l'un «Ira plus savants praticiens agricole» «te lu Savoie. Très-versé dans le» .sciences chimiques, M. Aomudrui a perfectionné l'emploi des engrais; ses culture» sont des plus remarquables, et nous avons admiré dans ses étables des pioduit* de la race porcine que U» plu* célèbre» éleveurs d'Angleterre envieraient, bisous en passant que, cette année, M. Amoudrua • employé un moyen au»n simple qde certain de préserver U pomme de terre de la maladie.-— Aprè» lea avoir plantée* en avril, il a arrarbé m* fanes lorsque le lub-rnde a eu atteint aon point de maturité. La rce»llodc M Amoudrua a été parfaite ri complètement Mine, celle de ses vwism*. qui n 'avaient pas voulu cmpl.iycr le même procédé, a été perdue. Noua citcmu» encore, psrmi les grand* propriétaire» oui s'occupent d'agriculture avec sucré» en Savoir!, M. de Fésigny, rom mandant de la garde nationale d'Auuety. borna* de noble cœur; jadis proscrit, condamné à mort pour la cause «le la liberté, il est aujourd'hui l'un des plus dignes, de» plus fermes soutiens do la «nalitutioa sa rdc.
J.A MARQUISE D'AI.Fl.
gr.â$, soit verts, soit à l’étal de litière, que le uni qui les pruduil •eqiitart une valeur souvent triple et gtiaaruple de relie des meilleures terres à blé , ou du meilleur vignoble, et rapportent en ctmséq ieuce, sans aucun frais de culture, Il y a près du village de Menlhon s>ir les bord» du lac, tel marais qui s'est payé dix * mjlir mulrfrascs i hectare! C'est, je le l'assure, uii gracieux tableau que ce* graudes étendues de roseaux, divisés, pour la vente, eu petits lots (u’eu obtient pas qui veut ). et envahis, au moment de la coupe, par des hommes, des femmes, des enfants, qui viennent faueillcr celle richesse végétale et l'emportent ea gerbes verdoyantes.
Or il existe en France, et notamment en Sologne, d immenses étendues de terrains minés par des sources sans écoulement, sol >térile, infect, dont les exhalaisons pe-xileutiellcs étiolent les habitants du pays, et causent ces funestes fièvre» intermittentes qui déciment les malheureuses populations rurales, déjà écrasées par la misère et par un travail accablant; cependant les roseaux dont je parle, chere soMir, croit raient parfaitement dans ces terrains tourbeux à demi submergés, à la seule condition que les eanx de source, au lieu de croupir, se renouvelleraient incessamment ; assainissement très-facile i pratiquer au moyeu de fossés d ‘écoulement. Ainsi, au lieu détre attristé par la vw de ces immensités d’eaux boueuses, putrides, désolées. où pointent çà et là quelques maigres fonffes de joncs, le regard se rc|kfh.crail sur de vastes étendues de roseaux ondoyants dont le produit considérable ne demande aucuns frai» de culture, et qui. par leur action fertilisante, surpassent la valeur des engrais les plus coûteux.
Tu me pardonneras, chère sœur, cette longue, trop longue digression agronomique ; plusieurs de mes lecteurs me la pardonneront peut-être aussi , je m estimerais doublement heureux si quelques renseignements d’une application facile pour l'agriculture ressortaient du moins de la préface de ce livre, destiné, je le répète, à attirer, autant que cela m’est possible, l’aUeiKioa. non-seulement des touristes et de» artistes, mai» ao*si celle des agriculteur» , sur la Savoir, devenue pour moi une seconde pairie, grâce à l'affectueux accueil dont j’ai été honoré en ce pays de mœurs si douces, si cordiale*, si ouvertes. si noblement Hospitalières, en un mot si françaises... dau* la vmie, dans la bonne acception du mot.
J'ajouterai, en terminant, que l.i grande industrie e-t aussi dignement représentée à Auneçy, et dans les euvirous, par plusieuis établissements, cuire amres le» forges et la papeterie de Cran , et l.t mugui tique filature de M. Ltumii. où sont employé» plu» de deux mille travailleurs qu’il entoure d’une sollicitude paternelle. Il existe au -si à Faverges uue fabrique considérable de soierie», généralement exportées en Amérique : c’est N. Blanc qui a dote la Savoie de cette brillante industrie.
Et maintenant, ebere sœur, que b destinée de ce livre, placé sous tou invocation fraternelle, s'accomplisse! Combien je serais fier et heureux si quelques uns de mes lecteurs voulaient venir s’assurer par eux -memes de la réalité de» tableaux que je vais tenter de peiudre. et partager ainsi l'adm ration qu’ils m'inspirent.
Un mot encore : l’béroiucde l'aventure que I on m a racontée était, m’a-i-on dit. Vénitienne, j’ai suivi cette indication dans mon récit. Ai je besoin d’ajouter que j éprouverais on regret amer si jamais l’on pouvait douter que l’individualité bizarre, souvent atroce, mais du moins rcpeutau'c, que j'ai tâché de mettre eu telief. u'e»t absolument, dan» ma pensée, qu'une exception, et non pas le type de la Vénitienne.
Venise et se» habitants sont saints et sacrés pour moi . depuis les Combats sublimes de celte noble ville, dont le patriotisme héroïque s'e-l incarne dans Nuu... Ma.xir! d'goe émule de Naixkii, et comme lui, l’un des plus vaillants, des plus purs, des plus illustres défenseurs de la liberté iialit-nue, qui compte, bêlas! comme d'autres causes non inouïs impérissables, tant de proscrits, tant de héros... tant de martyrs!
Adieu . chère et tendre sœur, dans l'tmc de tes dernière* lettres, tu meyépondai» que : « Si, malgré la hieuveillautc hospitalité dont je joui» en Sa vole. j 7 a vais parfois U: mal du pays, tu avais, toi, le mal de frère... * Ce mol tout haut et charmant peint ion e-prit et Ion cœur, il est noue éloge a tou» deux... tu me permettra* de le rappeler ici.
Eocèxs SUE.
Savoir. — Annecy -le-Vi- ux , 14 ioùI 1852.
P. S. telle dédicace était écrite depuis p> u de jours, lorsque lu es venue, avec celui qui est devenu un frère pour moi, passer quelques jours dan* uu »olitude : oou* avons parcouru plusieurs des sites dé- Ciks dans ce livre, j'ai l'jrspoir que tu les retrouveras tuuime d'aocieunes et aimables connaissances.