FAUST
Certes, M le comte est le plus beau, le plus élégant. le plus aceom- ! pli des gentilshommes; mais quand il est tête à tète avec madame la | marquise, il n'a pas plus de conversation que sua cheval.
est flexible et citante; ma» sa figure. d'une beauté parfaite, n'a d’antre ei- | pre»tou que celle d'uue insolente fatuité. Il porte avec une «tance cavalière
• mi ri.hc habit «le cour Julien a dix-huit an», te» Irait» cliarmmU, délkali
et candi les comme ceux d'une jeune fille, sont d'une douceur anséliiioe, il eM splendidement. mat» ridicule-iienl accoutré d'une culotte de Ml in blanc à bouffel. d'uue tunique de vclour* incarnat, brodé d'or, et d'un court manteau jaune hrodé d'argent; le* insigne* de l’ordre dtf la Toison d'or brillent sur u poitrine, il lient à la main m toqae de velour», et parait xaui gaaeba qu'enibarruw sou* ce vêtement théitraf.
le r.ojrr* ciristiak, gra< ement.
Enfin, mon cher Julieu, le voici veau, ce beau jour où celle que j’appelle ma sueur va vous douucr sa main.
julie!', en proie n une torte d'extase.
Monsieur le comte... est-ce un rêve, suis-je bien éveillé!.., moi... moi, le mari de madame la marquise I
LE COMTE CntUtTUN.
METEO.
El pourtaut, madame s'accommode de d’esprit !
FACSTIKE.
cela, elle qui a tant
Parbleu ! {Montrant une des porte s $ ouvrant sur le salon.) Et après la béuédicliun... la chambre uupliale.
jcuee rougit, baisse Us yeux, s'appuie à Cun des fauteuils, et nui son autre main sur sa poitrine.
Eli bien ! dans ses léle-à-téte avec M. le comte, elle a de l’esprit pour deux : elle peut se permettre celle dépense; d’ailleurs elle est encore affolée de M. le comte, et quand elle est affolée de quelqu'un, ce qiielqii’uu là est pour clic un pbéuix; elle lui sacrifierait le moudo entier... moins elle, bien entendu .
Le cœur me manque... Mon Dieu ! le bonheur vous écrase doit aussi sous sa grandeur! Il me semble que j'éprouve un remords d'être si heureux! Qu'ai-je doue fait pour mériter une félicité pareille?