CHAPITRE XXXVI
ton de octane.
jcctNE. Oui, tu ai raison, celle blanchi lunnii'-rü est proim-e aui ami* «le la Franco et (toile U: trouille à «et ennemi*.
Scauu.ft — La Puctlle, acte iv, sc. 3.
Oh ! si par un beau soir d’été, sous le ciel enchanteur de Xante ou de Céphalonie, alots qu’une folie brise ride à peine la surface de b mer en apportant le parfum des oranger* du rivage, alors que Tardent soleil jette, comme à regret, scs derniers rayon* d or. oh ! si vous avez cherché une fraîcheur délicieuse dans les eaux calme* et limpides du Levant, n’y avez-vous pas vu étiuceler, comme un rubis, un tout petit et tout gracieux poisson, empourpré d'un rouge violet dout le sombre éclat était rehaussé par de brillantes écailles d’argent et des nageoires frangées de nacre?
Admirant sa grâce et sa beauté, ne Tavez-vous pas pris pour quelque bon géuii* des eaux, pour quelque gentil Aricl quia revêtu celle enveloppe afin de parcourir, inconnu, les profondeurs transparentes de la mer, cl de sc jouer parmi ces belles algues vertes qui sVuhcent en guirlandes d'émeraudes aux branches pétrifiées du corail rouge 'I
Alors, épris de ce bijou des océans, vous avez nagé ver* lui pour le saisir. Mais lui, u'csl-ce pas ? joyeux et folâtre, taulôt, sc tenant immobile. sc laissait approcher : tant fit plongeait en fuyant, puis if revenait, fuyait encore en traçant dans l'eau bleue mille cercles argentés, et vous entraînait ainsi à sa poursuite.
Mais lorsque, ravi, von* croyiez enlin von* en rendre maître, n 'avezvous pas vu tout à coup dans le sillage de ce charmant pilote, u'aveivntis ]ias vu luire les deux yeux jaunes ci ronds d'un requin gigaotesquo, à peau rugueuse cl noire, qui, ballant l’uan de son énorme queue, ouvrant une gueule effroyable, s'avançait rapidement ver* vous, guidé par cet attrayant pilote qui le précède toujours eLlui amène ainsi charitablement sa proie?
Alors, u cst-cc pas? rassemblant vos forces pour fuir les dents aigués de votre ennemi, voue avez gagné b côte hospitalière, si vous l aves
pu...
Eh bien! ainsi que ce dangereux et séduisant pilote, la Sylphide, :iu-*i vive, aussi gracieuse, aussi dorée, aussi perfide, guidait et précédai! les lourds et redoutables vaisseaux de guerre qui, cachés par les bciutcs terres du sud d (blessant, voguaient dans le* eaux de la frégate.
A ce moment la canonnade, qu'on entendait toujours, diminua peu à u, et bientôt cessa entièrement: d’après ceb on pouvait penser que hàiimeut attaqué avait été pris, ou no’ayani intrépidement tente le passage du Four, il avait ainsi échappé à l'ennemi.
Henri ne douta plus de cette dernière supposition quand il aperçut la vigie d'Ouessant signaler au vaisseau le Tonnant, qu’un voyait au veut de i'fie, les deux frégates ennemies qui venaient de poursuivre cl de combattre une frégate française maintenant réfugiée dans le passage du Four, où elles naraient pas osé la suivre.
Aussitôt le vaisseau fit signe à la Sylphide de doubler la pointe de Corda*, qui cachait les bâtiments français, de s'approcher seule de l’ennemi, en feignant de vouloir le reconnaître, puis de prendre chasse en manœuvrant de façou à attirer les frégates anglaises près de la pointe, et presque dans tes eaux des deux vaisseaux, qui, paraissant alors, s'empareraient facilement de l'eouemi.
— Lâche besogne que celle-là ! dit Henri avec humeur : servir d'appât à ces pauvres frégates, les conduire traîtreusement dans le piège, et , les faire prendre sans tirer peut-être un coup de canon : vive Dion !
: c'est l'affaire d'un ignoble vaisseau marchand, et non d une noble frégate de guerre. Le marin qui cummande ce vaisseau, ajouta-t-il en dési- ! guant le Tonnant, ne le sait-il pas? J'aimerais mieux cent fois prêter le travers moi seul à ces deux bâtiments que d'agir ainsi.
Mais, comme avant tout Henri se soumettait aux ordres de ses supérieurs avec une obéissance passive, il Ht force de voiles et exécuta b manœuvre qu'on lui avait commandée, pendant que les deux vaisseaux, caché* par la terre, attend -kot b facile proie que le comte devait leur ! amener. * -*
LA VIGIE DE KOAT-VRN.
Alors la Sylphide, belle el parée, doublant la pointe de Porcbs, i'atança seule dans l'Océan, avec l’air honteux et timide d'une jeune mariée qui s’aventure en tremblant dans un salou, et cherche de tous rôti- une Ogure amie.
Bientôt les bâtiments anglais aperçurent U française, et, confiants dans leur force, Us bissèrent arriver sur elle.
F,l la Sylj kidt, serrant toujours le vent, s’approchait aussi de l'ennemi, et s en trouva bientôt à un quart de mille.
Alors, comme Indécise, die diminua peu à peu de voiles.
Les Anglais, eux, en forcèrent, vinrent à portée, et, hissant le pavillon britannique, Us I assurèrent de deux coups de canon dont les boulets tombèrent à Quelques toises de la fréaale.
Alors, comme si elle venait seulement de s'apercevoir du danger qu'elle courait, la Sylphide vira tout à coup de bord, se couvrit de voiles, et prit citasse, en se dirigeant vers cette fatale pointe à l'abri de bu ne Ile étaient embusqués les deux vaisseaux requins.
Les frégates anglaises, imitant la manœuvre de la Sylphide, b poursuivirent «le près, afin de la mettre entre deux Jeux, el l'empêcher de regagner le port.
liais, hélas ! hélas ! à peine avaient-elles doublé ceue maudite pointe de Porclas, les pauvres anglaises, que la Sylphide, virant de bord, leur pas*e au veut, hisse le royal pavillou de France en l'appuyant d'uue volée tirée et) plein bois, et que les deux vaisseaux paraissent sous toutes voiles; de façon que. se trou vaut enveloppées de la sorte, sans espoir de salul, force fut aux deux anglaises d'amener leur pavillon el de se rendre apres une légère résistance. Qu elles ne iireut que pour la forme.
Ce fut alors qu’on apprit que le bâtiment français que les Anglais avaient combattu était en effet b frégate la Minerve.
Cette expédition imprévue si heureusement terminée, le capitaine du Tonnant fit signal à Henri do passer à sou bord, afin de recevoir les ordres qu'il avait à lui communiquer de la pan de M. le maréchal de Casiries.
La Sylphide mit en panne, et un quart d'heure après Henri était à bord du Timnanl.
— Bravo, monsieur de Vaudrcy 1 lui dit le commandant du vaisseau, vous ave* on ne peut mieux joué votre rôle.
— Pourtant, monsieur le marquis, dit Henri d’un air chagrin, c’est une gloire que je laisserais A qui b voudrait ; je ne suis pas scrupuleux, mais, en vérité, je me reprocherai cela toute ma vie.
— Allons donc, vous êtes fou, lui dit le marquis, c'est de bonne guerre: les Anglais combattaient bien la Minerve, de vingt-quatre canons. avec deux frégates de trente-six ; ma foi, moi, je Buis moins scru-
S que vous, et l’en suis ravi, mon cher comte. Ce disant, il prit ar le bras et le conduisit dans b galerie de son vaisseau. M. le al de Casiries m'a remis des dépêches pour vous, monsieur le comte, lui dit-il, les voici ; en outre, voilà un ordre cacheté que vous «'ouvrirez qu'à b hauteur des Açores, et d-ins cet ordre vous trouverez des instruction» ultérieures. M. le maréchal, qui vous connaît parfjitesneut, ro'a encore j rid de bien vous recommander d'éviter tout combat par trop inégal, car les dépêches que vous portez à ia Nouvelle-Angleterre sont de b plus haute importance, et impatiemment attendues par M. le chevalier des Touche*. Adieu, monsieur de Vaudrcy, bonne et glorieuse chance je sous souhaite ; vous êtes plus heureux que nom, car nous allons retourner à Brest. Puis il ajouta d’un air confidentiel à l’oreille de fleuri : — Mais peut-être nous reverrons-nooê bientôt.
— Comment cela, monsieur le marquis ? dit Henri.
— Oh ! je ne pub vous en dire plus, ajouta le commandant du vaisseau duu air mystérieux.
Enfin, reconduisant Henri sur le pont, il lui serra cordialement b main, et le comte regagna son canot an milieu des félicitations des officiers du Tonnant, qui no pouvaient se lasser d’admirer b légèreté, l'éléganee et la marche de sa frégate.
— Encore adieu, messieurs, dit Henri aux officiera sur le couronnement du vaisseau, mille souvenirs à mes amis de France.
Et, *e dirigeant vers sa frégate, il eut bientôt atteint son bord, non uns avoir jeté no regard de fierté sur sa Sylphide, qui se balançait gracieusement sous scs huniers.
Une fois le comte à son bord, il donna ordre de meure en route , el, profilant de b brise qui du N.-O. venait de sauter au N. -E., il commença de courir grand largue dans l'O.-S.-O., après avoir ordonué de fermer les soutes aux poudres et de suspendre les préparatifs de combat jusqu'à nouvel ordre.
— Eh bien ! maître Frank, dit M. Kergouét en remontant tout cha-
( |rin de sa batterie, qu'est -ce que vous dites ée ça ? était-ce U peine de arguer nos pièces de leurs palan*. el de mettre le feu à la bouche de ces pauvres canons, pour les laisser sur leur appétit, (mur ne leur permettre qu'uue mauvaise volée de raccroc, et qui avait encore plutôt l'air d’un salut bon «-nbui que d une enfilade a boulets? Eucorc une fois, qu’est- ce que vous dites de ça, père Frank? Dans une boutique bien organisée ça n'irait nas ainsi ; si le ntaitre dit à ses commis : C’est aujourd nul fête, eh bien! c’est fête; mais ici... ici... Enfin qu'en ditesvous, maître Frank ?
— Je dis, maître Kergouét, je dis que ce n'est pas dans mon genre de me plaire à voir le navire que je monte servir à amorcer l'ennemi pour le (aire prendre par d'autres... Je dis que je n’ai pas de goût à faire l’ef-
fet de b charogne ou de i'asticot qu'on met au bout d'une ligne pour attraper un merlan.
— Ne parle/ pas d’asticot... ça m'insurge, maître Frank, s'écria maître Kergouét duu air dégoûté; c’est une corruption par trop ignoble, ne m’en parlez pas ; mais j'accepte la comparution de b charogne, elle est plus délicate.
— iléJicale ou non, si je ne me trompe, le commandant n’est pas plus coulent que uous du métier qu’on aous » fait faire pour le début d'une campagne, car, lui, il me fait l’effet d'un léopard qui a autant de deuls que de poils, comme ou dit. J'ai connu feu üiroux, qui était maître à bord du Robuste, où servait le commandant, qui, m’a-t-il dit, était un lapin qui...
— Ce n'était donc pas un léopard, puisque c’est un bpio, dit naître Kergouét d uu air ironiauc.
— Ah! feues donc, le gouailleur, parce qull parle comme un livre, dit maître Frank d'un air méprisant; lapin ou non, c'est un marin... et comme marin ça le vexe de faire l'asticot.
— Eucore l’asticot, maître Frank, c'est révoltant : mais tei»ex, asticot à part, et sans me croire inculpé de super mieux, c'est ennuyeux pour les gens raisonnables qui croient aux présages de...
— Ah ! vous allez recommencer vos bêtises, dit Frauk en l'interrompant ; tenez, maître Kergouét, c'est déjà vous qui avez abruti mon neveu Daniel par vos palabres de bons et de mauvais présages, par vos sottises de feu Sainl-F.lme, de sorts, de tremblement enfin: mai», voyez-vous, sur moi ça ne mord pas; j'ai b peau trop dure, mon vieux caïman.
El, frappaul familièrement sur l’épaule du maître, il descendit daus le (aux pool.
— Ça ne mord pas, ça ne mord pas, répétait maître Kergouét d'un air désappointé, et c'est un tort de fa part de ta peau, imbécile. L est la peau qui a tort, sauvage; car les pré-ages. c’est comme le baromètre... ça annouçe le bien et Te mal, ainsi que je le disais à notre commis aux vivres, cet Espagnol qui est toujours triste comme un mort, et qu'on ne voit jamais; toujours seul dans sa cambuse. Ah ! c'est un gaillard, celuilà, qui n'aurait pas b postérité d’Adam, si les paroles étaient des enfants, ajouta le canonnier bourgeois on retouruaut donner un dernier coup d’œil à sa batterie, qu'il appelait si ingénieusement sa boutique.
Il était alors quatre heures de l’après-midi. Le soleil de janvier brûlait dans un ciel pur et s'abaissait lentement à l'horizon, qu'il colorait d’un rouge vif et ardent.
La Sylphide voguait avec grâce sur une nier magnifique, et laissait à sa gauche et derrière elle les hautes ferres de ItrcUgue, que les derniers rayons du soleil couvraient d'une teinte dorée.
Tous les yeux étaieul tournés vers les côtes, où chacun laissait un souvenir on un regret.
Car c'est toujours un moment soleuncl qu’un tel départ, en temps de guerre surtout, quand on quitte son pays, ses affections, scs habitudes, pour un avenir aussi incertain, aussi voilé que l’Océan caché par b brume...
Celle sensatiou grave et profonde n'attiédit pas le courage, mais elle plonge lliorame le pki* insensible dans une espèce de rêverie sérieuse el mélancolique.
Aussi, le premier jour d'un départ est-il ordinairement triste à bord, surtout tant qu’on aperçoit la terre, qui parait souriante comnte un ami qui vous dit adieu ;
Ou colère comme un créancier cloué au rivage, qui voit partir son débiteur ;
Ou gaie comme le débiteur qui voit partir ton créancier ;
Ou en larmes comme une jeune tille qui n’a plus que le souvenir d'une faute douce cl cruelle comme... toutes les fautes de jeune fille.
Ou... mais ce serait I histoire du cœur humain, que l'histoire de ce prisme merveilleux qui colore si diversement la même terre.
Mais une fois en mer, bien en mer, dès qu'on ne voit plus que le ciel et l'Océan, alors on se livre tout entier à cette nouvelle vie, à ses hasards, à ses périls ; et ces émotions sans cesse renaissantes, vous absorbant tout entier, vous bissent à peine le temps d’evoquer vos souvenirs.
Malgré son caractère frivole, le comte n'avait pas échappé à ces impressions; aussi, après avoir donné >c* ordres au lieutenant pour b route, il descendit dans sa galerie, et b, appuyé sur le coussin de velours bleu qui tordait sa fenêtre dorée, il jebtl un long regard sur les côtes de celte France où il avait passé tant de joyeux moment», lorsque Monval entra, après s'éire fait annoncer par 1c valet de chambre de Henri, el lui dit :
— Commandant, b vigie de b côte nous demande notre numéro
d'ordre...
— Rb bien! donnex-le, monsieur, dit Henri contrarié d’être dérangé dans cermunent; quelle est donc cette vigie si curieuse?...
— C'est celle qu’on a établie récemment sur b tour de Koat-Véu, commandant ; tenez, on b voit <J’icl.
Il serait difficile de dépeindre l'effet que ce nom, prononcé dans ce moment, à celte heure, dans celte disposition, fit sur Henri: il plis» ses sourcils, salua l’officier du peste comme pour I inviter à sortir, et se mit à sc promener à grands pas dans sa galerie.
Cette galerie, qui prouvait le goût de M. Doauin, formait un carré long, dont les parois étaient cachées par une épaisse étoffe de salin bleu damassé, eucadree dans de larges baguettes d'or : up magnifique
LA VIGIE DE KOAT-VRN.
lapb> de Turquie couvrait le pbuclicr, et deux large» et profond» eauopé» & boi» dorés attendaient de chaque côté de la porte du milieu, poi le voilée par une portière de même étoffe que la tenture.
Eu face de ce» canapés, et dans b longueur de U pièce, s'ouvraieni les quatre fenêtre» de poupe, avec leur» coussin» de velours et leurs draperie» gracieusement idées sur de» lleclie» et rctcuue» par de Urilbute» tresses à gland» et à crépRie» d'or.
A cl ta que bout de celte galerie on voyait une porte de glace; l'uue Communiqua u à uu cabinet de toilette, l'autre à une salle de bains.
La porte d'entrée principale, que nous avons dit être voilée par une portière, «'ouvrait sur b salle a manger ; à droite île cette salle a tnang-r était l'office ; & candie la chambre à coucher de lleuri, qui ne le cédait en rien au boudoir le plu» recherché.
EuUii une première pièce, où se tenaient ses valet» de chambre, précédait celle salle a manger.
A b porte de celte pièce, dans b batterie, deux marins moulaient b garde, armé» de piques, et dos piloüns assis sur des banquette» alleu* ibicnl le» ordres que le commandant {tous ali avoir a transmettre.
Daus b galerie, au-dessus de chaque canapé, était un compas traitspaient tuspeudu au pbfoud, alla qu'asbb ou couché, le commuudaul pût toujours suivre b route ou b directiou que tenait le navire.
ht puis, sur de» étagère* placées entre les fenêtres et curieusement inci ustée» de nacre, d'ivoire et d'argent, étaient b riche panoplie de Henri, •et cartes, ses Instrument» nautiques, une petite collection de livres licencieux ou de romans il b mode, et tous les ouvrages connus de stratégie et de lactique uavale, français, anglais. ou espagnols ; car Henri possédait aussi b connaissance pratique de ces deux dernières langues, «agi pesté longtemps dans les diverse» possessions de ces différants pays.
Lutin, au dedau» de chaque fenêtre, il y avait une petite caisse de bronze doré et ciselé, renfermant les Heurs le» plu» précieuse», que le fidèle Ücrmeau entretenait avec graud soin ; puis, sur des bible» à roulis attachées au plafond p;»r des chaîne» dorée», brillait un délicieux choix de porcebine» de Sevres et de cri* taux de Bohême, avec but» pince» et leur» cuiller» de vermeil.
J'oubliais de légers store» chinois, couverts de cudinaux à l'éblouis* saut plumage écarlate, argent cl bleu ; ce» oiseaux paraissaient vivant» et suspeudu» aux (létales embaumée» des Heurs dont chaque fenêtre était émaillée.
Les appartement» de tous les vaisseaux du guerre, quoique assez orné», étaient bieu loin d’approcher de cette élégante somptuosité. Ibi» Ueuri, grâce i sa fortune, avait pu déployer, dan» ce petit espace, un luxe plein de goût et de recherche.
C'est donc appuyé sur une de» fenêtres de celte splendide galerie que M. de Vaudrey. b» de se promener avec agitation. »e mit I contempler b tour de Knat-Véfl. qui »o voyait encore sur b côte, malgré le» ombras croissante» de b nuit.
Car, il est vrai de le dire, à b vue de celle tour qui venait lui rappeler si Imivqui'ineni l'aventure de b duchesse, lleuri n avait pu échapper à des idees. sinon unie roi, au moins tristes i mai» d'une tristesse douce et pleine de charme, qui le désolait délicieusement.
t br, ainsi que nous l'avons dit, ou n'est jamais bien cruellement torturé à celle pensée que. par son inconstance ou ses mépris, on a bit mourir une femme de chagrin.
Ce» torture» cruelle» poigncraicnl plutôt celui qui croirait que b délaissée se console de riucuustance ou du déduin en menant heureuse, et
longue, et joyeuse vie.
Mai» ce que je dis b des hommes s'applique aux femmes à fortiori; car, après uu amant fidèle, ce quelle» exccreul le plus au .monde, o'e»l un amant consolé.
Toujours est-il que le soleil avait depuis longtemps disparu de l'horizon. que le comte regardait encore dans b directi ui des côtes de France.
Mai» Henri n'avait pas été le seul u qui b tour de Koat-V'ên eût donné à penser et à se souvenir.
Il y avait eucoto llumphiux, qui avait passé bien de» nuits sur b plateforme à observer le» astre».
Il y avait encore Sulpicc, le bou Sulpitv. qui avait, lui, passé hirii dos nuit» à veiller »nu frère.
Il y avait encore Hita et son écuyer.