‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue Le marquis de LetoriereChapitre 13 sur 16 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

L'entrevue.

Cette fois encore la métamorphose du marquis était complète. Il ne semblait pas avoir plus de vingt ans ; ses cheveux châtains sang poudre, partagés an milieu de son front, encadraient sa charmante liguie, alors candide et ingéuuc. Il était vêtu de noir, baissait timidement les veux, tournait son chapeau entre ses mains d un air embarrassé, et restait à la porte sans oser faire un pas.

La conseillère, émue, irritée, menaçante, qui, une main sur la garde de son poignard, s'attendait à voir entrer un brûlant cl hardi seigneur au re t ird effronté, aux allures audacieuses, au propos délibéré, resta si» > é été à l'aspect de cel adolescent d'une si rare beauté, qui, tout iulit il , semblait hésiter à s'approcher d'elle.

Re pouvant eu croire ses yeux, et craignant quelque méprise, Martha lui dit d’une voit aigre :

— Etes-vous bien M. le marquis de Létorière ?

— Oui, madame la conseillère, répondit le marquis d’une voix tremblante, sans lever les yeux et en rougissant beaucoup.

— Vous venez de France?

— Oui, madame la conseillère; il y a trois jours que je suis arrivé....

A cette voix douce, d'un timbre si pur et si jeuue, l'étonnement de

Martha redoubla : elle abandonna ses armes, se pencha vers le marquis cl lui dit d’une voix un peu moins grondeuse :

— Vous êtes enfin M. de Létorière, qui sollicitez pour un procès?

— Oui, madame la conseillère...

— Pour un procès coutre les ducs de Brunswick et de Brandebourg ?

— Oui, madame la conseillère ..

F n entendant ces réponses d une naïveté presque niaise, et balbutiées avec tous les dehors de la crainte, Martha, rassurée, se leva et fit même deux pas vers la porte, eu disant au marquis :

— Mais approchez-vous donc, monsieur...

Létorière, jmur la première fois, leva scs grands yeux tendres et mélancoliques, les attacha quelque temps sur la conseillère, puis les voila de nom eau sous leurs longues paupières.

J>c sa vie Martha n'avait rencontré un regard à la fois si doux, si séduisant; elle se sentit émue, et dit au marquis avec une sorte de brusque impatience :

— Mais approchez-vous donc... monsieur... on dirait en vérité que ie

vous fais peur... *

— Oh! non, madame la conseillère.,., vous ne me faites pas peur. .. « car la femme vertueuse est un excellent partage, et elle sera donnée à l nomme pour ses bonnes actions, » dit l'Ecriture...

— Il cite F Ecriture I s’écria Mut ilia avec adutirutiou, et elle reprit tout u lait rassuiée : — Je vous intimide donc Lieu /

— .Mais... madame.. c’est que vous avez l'air si inffMwaut... Vous ressemblez tant à uuc des filles de notre roi, que le cœur me bat malgré moi ; et le marquis mil, avec un mouvement plein de grâce, sa main sur sou cœur. Mou Dieu... je puis à peine parler. Ah ! ue m'eu voulez pas. madame, ou u’est pas maître de cela, dit Létorière en jetant un regard à h fois timide et implorant sur la conseillère, singulièrement flattée* de l'efl'et quelle produisait, cl de sa ressemblance avec une des fille» du roi de France.

— Mais je ne sais si je rêve ou si je veille, ne disait Martha ; comment ' c’est là cet effnmlé? cet audacieux? ce séducteur impitoyable? .Mai* peut-être se joue-t-il de moi ? peut-être celte apparence candide n’nafr» ellc qu’une feinte abominable du mauvais esprit? Peut-être est-ce une ruse du ti^re qui s’approche à pas lents de sa proie pour mieux la saisir et la dévorer î

A mesure que ces soupçons lui vinrent à l’esprit, la conseillère, imitant elle-même, jusqu'à du certain point, dans sa retraite, la démarche ob'ique et soupçonneuse du tigre, regagna prudemment son fort, c’està-dire la table, et dit tout bas 4 sou mari :

— Préparez votre arquebuse, Fbchslnfiugen... le moment approche

Au brusque mouvrme.nl que fit le tapis, il fut impossible de devimi

si le conseiller armait son arquebuse ou s’il faisait un geste d'impatience.

lue fois bien retranchée et à portée do son puiguard, la conseillère reprit sou accent impérieux, sa physionomie rébarbative, et dit durement à létoriore :

— Eh bien! que vuulrz-vous, monsieur? mon mari est convaincu de la justice des droits des princes allemands, cl toutes vos démarches seront inutiles.

— Adieu donc, madame, puisque vota lie voulez pas daigner m’eu- Icudre. Je n’ai plus d'espoir... Uélas! mon Dieu! que Je suis malheureux !

Le marquis, mettant une de ses mains sur ses yeux, se dirigea vers la porte d'uu air douloureusement abattu.

A ce mouvement, qui était loin d’annoncer des intentions hostiles, à cet accent profondément désolé, la conseillère oublia tousses soupçon-, sort il jMjur la seconde fois de son fort, s’approcha du marquis et lui dit d uuc voix irèiv-adoucic, qui trahissait un p< u de dépit :

— Mais qui vous dit que je ne veux pas vous entendre, jeune homme ? Pourquoi vous eu aller?.,. Quoique le gain de votre proies soit compromis, il est du devoir de mou mari d écouler vos réclamations... Conliezmoi cela... rassurez-vous; ai-je donc l’air si terrible? Voyons, venez pus de moi, n'ayez pas ticur. Et ce disant, Martha prit le marquis par la main cl I amena à bas lents pris d’un fauteuil en lui répétant : Itassurez-vuu- donc, il lie faut pas être si craintif non plus, mou enfant.

A ce moment, un bruyant éclat de rire se lit entendre, le tapis de la table se souleva tout à coup, et le gros conseiller parut, sou arquebuse à la main, eu s'écrhul avec un redoublement d'hilarité :

— Où est donc votre poignard? où rsl doue votre cuirasse? où e>t donc votre bouclier, Martha ?... C’est vous maintenant qui êtes obligée do rassurer ce Pharaon! ce A’abucliodonosur... Ah ! ah ! ah ! voilà Judith qui calme l'émotion d'Iloîophcrne !

Tout ceci était à peu près incompréhensible pour Létorière. qui, un moment surpris de la brusque apparition du conseiller, n’eut meoièl tpi'è comprimer l'envie de rire qu’excitait la grotesque tournure de FbcUsinfingen.

Mais Martha, aussi courroucée qu'buiniliée des railleries de son mari sur les folles précautions qu elle avait prises, se précipita vers le conseiller d'un air indigné en s’écriant :

— N'avez-vous pas de honte de recourir à de si vils moyens pour venir espionner votre femme ? Oh ! l'odieux tyran! 0I1 ! l'abominable jalon* ? Lui ai-je, mon Dien ! jamais donné lieu de douter de ma vertu ?

Et Martha leva les yeux au ciel pour prendre Dieu à témoin de l'injustice des soupçons du pauvre conseiller, qui. étourdi, hébété par ces reproches si inattendus, restait béant, son arquebuse à la main.

— Comment, ma femme, dii-U, voua?...

— Je ne veux rien entendre , s’écria Martha eu le preoaut par le bras . . . La issez-moi . . .

— Mais... pour anl...

— Sortez, monsieur, sortez! votre présence me fait un mal affreux...

F.l Martin poussait rudement son mari vers la porte d'un cabinet qui ouvrait sur celte pièce. ^

— Mais... ma femme !... El le conseiller se rebéquaii encore.

,, — . Ktdcxranl ce jeune homme] Mon Dieu, que va-t-il penser de moi * séena Martha.

— Mais, par le diable ! c est vous qui.,.

— S'embusquer là traîtreusement avec une arquebuse! ajouta Marllia.

— Mais enfin... ma femme !... Et le conseiller, perdant du terrai»

était toujours refoulé vers la porte, *

Un véritable guet-apens, digne d’uu bandit italien! reprit Martha •voc horreur. 1

— Pourtant, ma femme, c'est vous oui.»

LE MARQUIS DK I.ftTORIÊRE. 27

— Un conseiller aulique jouer un tel rôle! Ab! vous m'épouvantez... sortez ! sortez :

Et après une assez longue lutte Flachsiuiiiigeu disparut cniin dans le cabinet, Joui sa femme poussa les verrous.

— Ah çàl se dit en riant Léloriere lorsqu’il se vil ainsi enfermé avec Martha, ce u'esl, pardieu! plus elle, mais bien moi maintenant (pii vaU peut-être avoir besoin de dëfeuseur. Je regrette fort la présence de l'homme à l'arquebuse, ajouta-t-il eu regardant autour de lui avec un certain effroi.

.Mort ha revint bientôt, les yeux baissés comme une prude offensée.

— One je suis confuse de cette scène, monsieur !... Hélas ! mou mari est malheureusement jaloux... affreusement jaloux!... Jésus-Dieu, sans le moindre motil... Il esL cutiu si visionnaire que, sachant que je devais avoir un entretien avec vous... avec un jeune gentilhomme... et la conseillère hésitait, qu'on disait si... enfin... dont la réputation était tellement... en un mot... mon mari s'était caché pour .. Hais, mou Dieu ! vous me comprenez de reste.

— Oui, madame; ou m avait déjà dit que M. le conseiller était bien jaloux... dit timidement le marquis.

— Ab !... on vous avait dit cela ! Et Marcha minaudait.

— Oui, madame, on m'avait dit que M. le conseiller était très-jaloux de riitfluctue que vous exerciez sur scs clients qui s'adressaient toujours à vons plutôt qu’à lui. On vous sait si bonne... d'un jugement si droit... Et pourtant votre mari devrait vous bénir chaque jour ; car l'Ecriture dit que « le mari qui a une bonne femme est heureux, • et que « le nombre de scs années se multipliera au double. »

Ceci fut prononcé avec une telle expression de virginale innocence, avec un accent si doux et si religieux, que Martha stupéfaite, après avoir longtemps regardé cette physionomie enchanteresse , se dit ; — Mais c'est un véritable agu- au pascal... Pauvre innocent!... toujours les textes saints à sa pensée... Comme il m'intéresse ! Et elle reprit tout haut ;

— Mais, di tes-moi, comment, si jeune, vos parents vous binent-ils voyager seul? Comment tonfitOt-Bl les soins aun procès si important à votre inexpérience?

— Hélas ! madame, je suis orphelin, je suis pauvre... je n’ai pas d'appui, je uni pour ami et pour guide que mon vieux précepteur.

— Mais comment sc fait-il qu'iuU ressaut comme vous l'êtes vous ayez une réputation telle mie b vôtre ?

— Moi, madame? demanda Létoriere avec une simplicité angélique. ■Et quelle réputation, mou Dieu?

La conseillère était stupéfaite: elle croyait bien à l'exagération de certaines renommées, mais qu'un adolescent d'une candeur si rare, d'une éducation si sainte, pût passer pour un séducteur effréné, ccst ce qu'elle ne pouvait coiiiprenure.

— Vous n'avez pas de parent de votre nom à la cour de Fraucc ? dit-elle d’uu air inquiet au marquis.

— Non, madame.

— Ce sont les princes allemand* qui auront évidemment répandu cet bruits fâcheux sur leur adversaire, pensa Martha. Mais, diles-moi, quelles démarches avez-vous faites jusqu’à présent?

— Hélas ! de bien inutiles, madame. Je suis allé d’abord chez M. le baron de Henfcrester.

— Juste ciel ! pauvre cutiul, vous vous êtes aventuré dans l'autre de cet affreux Polyphénie ?

— Oui, madame. Oh I il m’a bien fort effrayé... et puis...

— Allez... allez, dites-moi tout, et, pour vous mettre à l’aise, apprenez que mon mari et moi nous délestons cordialement le baron.

— Je ne le savais pas, madame... C'est pour cela que je craignais de vous dire...

— Non, non, dites tout.

— Eh bien, madame, je suis allé au château de llcufercsier. M. le baron a d'abord commencé par sc moquer de moi, parce que je venais en voilure au lieu de venir à cheval.

— Le vilain centaure ! il se ligure que tout le monde est comme lui, de fer et d'acier, dit Martha avec mépris.

— l orsque j’ai commencé à lui parler de mon procès, il m'a dit de sa grosse voix : « D’abord à table... nous causerons mieux le verre à la main, a

— L'ivrogne ! je le reconnais bien là.

— N’osant pas contrarier M. le baron, je me suis mis à table; mais, au risque de lui déphirc, par exemple, comme il n’avait pas dit le Bénédicité, je huai demandé la permission de le dire.

— Pauvre petit martyr! A merveille, mou enfant... Et ce brutal vous a laissé dire, j ’espcre?

— Oui, madame; mais ensuite il a beaucoup ri, ce qui m’a bien scandalisé...

— Je le crois... Malheureuse brebis, où vous étiez-vous égarée, mon

Dieu !

— Comme je mangeais Irès-peu, M. le baron m*a dit : — Vous avez donc dîné? — Non, monsieur, mais l'Ecriture dit : « Ne vous empressez point étant au festin. »

— Bien répondu à ce glouton ; mou enfant, vous auriez pu ajouter, eu manière de prédiction, que « l'insomnie, la colique et les tranchées .

seront le partage de I homme intempérant (I). » Car c'est, en vérité, tout ce que je lui souluite, à ce \iLiin brutal ! ajouta b conseillère,

— Alors, madame, il m'a douiié un grand verre tout rempli de vin pur eu me disant de trinquer avec lui. — Mais, monsieur, lui ai-je dit, je ne bois jamais de vin pur. Alors, madame, U s’est mis à rire aux éclats, et m'a répondu C'est égal... buvez toujours à votre maîtresse.

Parler ainsi à un enfant de ect âge, quelle corruption abominable ! El la conseillère leva les mains au ciel.

— Je n’ai pas compris ce que voulait me dire M. le baron ; j’ai trempé mes lèvres dans ce grand verre et je l'ai remis sur la table tout interdit. Alors le baron m'a regardé de travers eu me disant d’une grosse voix : — Vous ne buvez pas de vin, vous ne mangez pas. vous ne parlez pas. Peut-être serez-vous plus communicatif entre un widerkom de Lirchenwaser et une pipe bien bourrée de tabac.

— Du kirsclienwaser! une pipe! Oh' le vieux pandour! vouloir donner ses odieux goûts de corps de garde à cet adolescent, qui ressemble plutôt à une fille qu'à un jeune homme!

— Mais, ai-je répondu à M. le baron, je ne bois jamais de liqueurs fortes, et le liai jamais fumé... Alors il s'est mis à jurer, mais à jurer, que j’en étais honteux pour lui. et il m'a dit ; — Vous ne fumez pas, vous ne buvez pas; je vois que nous ne nous entendrons guère, car moi je ne m’intéresse qu'aux gens qui me ressemblent '... Du moins chassez* vous? — Oui, monsieur le baron. J’ai chassé les alouettes au miroir. — Alors, madame, il s'est mis à rire et à jurer encore plus fort qu'il n’nv.iit fait jusque là, et nia dit : — Jeune homme, excusez ma franchise, mais le châtelain de Henfcrester aimerait mieux ne loucher à un verre, a une bride ou à une carabine de sa vie, que de s'intéresser à un chasseur d’alouettes... Je ne puis rien pour vous. Et voilà, madame, connue j'ai quitté M. le baron, et comme je suis revenu lotit désespéré...

— Et le dorteur Sphex, l avez-vous vu? dit Martha en réfléchissant.

— Oui, madame. Mais il m’a demandé avant tout si je connaissais la littérature profane... et un eerlaiu auteur païen nommé Perse, qu’on dit illisible pour des jeunes gens de mon âge. Je lui ai dit que non ; alors il m’a dit que ma cause était mauvaise, que mes adversaires avaient des droits certains.-. Et j'ai vu qu'il n'y avait nas plus d’espoir de ce côté-là que de l'autre.

La couseiUère sc sentait profondément émue.

— Ecoutez, mou enfant, dit-elle au marquis, vous m'intéressez plus que je ne le saurais dire .. Je suis bicu chagrine de voir les autres conseillers si contraires à vos intérêts ; mais je n'y puis rien : tout ce qui dépend de moi, c'est de tâcher de vous assurer U voix de mon mari...

— Ah! madame, H serait vrai ! s’écria l-étorière avec l’expression de la plus vive reconnaissance. Ah! l’Ecriture a bien raison de dire : a La « femme forte est la joie de son mari : elle lui fera passer en paix toutes « les années de sa vie... » Oui, madame, car je bénirai votre mari, et il sera fier d’avoir, grâce à vons, fait triompher le bon droit.

— Toujours l'Ecriture! on dirait en vérité un petit pasteur, dit Mar- Üu avec abandon. Mais, reprit-elle, n'allez pas après cela concevoir de folles espéra ne es. ne vous désespérez pas non plus : le baron et le docteur peuvent revenir de leurs préventions... Et Martha ajouta en ellemême : — Qu’il m'en coûte de le tromper ainsi! il a bien peu de chance, mais je n’ai pas le courage de le desespérer.

— Ah! madame! s’écria l^torière en sc jetant à ses genoux, je le sens, vous serez mon bon ange... C’est à vous que j'attribuerai tout le bonheur qui m'arrivera désormais... Mon Dieu! madame, que vous êtes bonne et généreuse ! Oh ! labsez-mol là, à vos pieds, vous remercier encore.

La conseillère très-émue, très- attendrie, détourna la tète et dit doucement au marquis, eu lui donnant sa Bain à baiser :

— Allons ! allons, enfant, relevez-vous, ne restez pas là. .

Le marquis, toujours à genoux, prit résolûment la main qui lui élaitofferle, la porta bravement à Ses lèvres en fermant les yeux, et dit d’une voix reconnaissante et passionnée ;

— Oh ! madame, comment jamais reconnaître tant de bontés !...

— Eh bien! eh bien! petit fou, dit Martha en dégageant doucement sa main et en donnant de l’autre uu léger soufllet à l étorière, allez -u*us me faire repentir de mes boutés?...

Depuis que le marquis s était jeté aux genoux de Martha, la figure réjouie d'i conseiller, toujours ai mé de son arquebuse, avait irradncUement apparu à un oeQ-dè- boeuf qui surmontait la porte du cabinet où il était enfermé.

Voyant sa femme si peu disposée à recourir au poiguard pour repousser rilolophente, le Tarqnin, le Nabnchodonosor, le conseiller voulut joyeusement sc venger de son incarcération, et tira son coup d’arquebuse en l'air, en disant : — Martha, n'avez-vous pas crié ; « A moi, i'Iaehsinfiugcn ' »

Puis, accoudé sur le support de la fenêtre, il se mit à rire aux éclats.

La conseillère, outrée oe cette nouvelle facétie de son mari, prit U) parti de se trouver mal.

Léturière sc sauva en appelant au secours et laissa Martha entre les mains de ses femmes et de son mari, qui, voyant la fâcheuse issue de sa plaisanterie, desceudU à la hâte pour se faire pardonner son Impertinence.

(1) BccUtvm., ch. in, v, 35.

LF. MARQUIS DR LfiTORIfiRR.

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