‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue Les mysteres de ParisChapitre 103 sur 174 · IM BATEAU · texte numérisé non relu

IM BATEAU

— Eh quoi! déjà partir? N — Partir! uc plu# entendre tob noble# parole# ! Non, par le ciel! je reste ici , auitxe~.

WoLFEASQ, BC. U.

Pendant la nuit, l’tspeci de Hic habitée par ta famille Martial était sinistre; mais, à la brillante clart du soleil, rien de jiius riant que ce séjour maudit.

Bordée de saules et de pcuplit rs, presque entièrement couverte d’une herbe épaisse, où serpentaient quelques allées de sable jaune. File renfermait un petit jardin potager et un assez grand nombre d’arbres à fruits. Au milieu de re verger on voyait la baraque à toit de chaume ttaus laquelle Martial voulait se retirer avec François et AmauJine. De to côté, I fle se terminait à sa pointe par une sorte d'csiacade formée de gros pieux ib stinés à contenir l'éboulemcnt des terres.

Devant la maison, touchant presque au débarcadère, s'arrondissait une tonnelle de treillage vert, destinée à supporter pendant l'été les liges grimpante» de la vigne vierge cl du houblon, berceau de verdure sous lequel nu disposait alors les tables des buveurs

A l'une des extrémités de la maison, peinte eu blauc cl rccouveit* de tuiles, un bûcher surmonté d’un grenier formait eu retour une petite aile beaucoup (dus basse que le corps de logis principal. Presque au-dessus de cette aile ou remarquait une fenêtre : ux volets garnis de plaques de tôle, et extérieurement condamnés par deux barres de fer transversales, que de forts crampoos fixaient au mur.

Trois bachots se balançaient, amarrés aux pilotis du débarcadère

Accroupi au fond de l'un de res bachots, Nicolas s'assurait du libre jeu de ta soupape qu’il y avait adaptée.

Di bout sur un banc situé en dehors de la tonnelle, Cachasse. ta maiu placée au-dessus de ses yeux en minière d’abat-jour, regardait au loin dans ta direction que madame Séraphin et Fleur-de-Marie devaient suivre pour se rendre à l ile.

— Personne ne parait encore, ni vieille ni jeune, dit Calebasse eu descendant de sun banc et s'adressant à Nicolas. Ce sera comme hier ! nous Mirons attendu pour le roi de Prusse. Si ces femmes n’nn bout pas avant une demi-heure.... il faudra partir; le coup de Bras-Rouge vaut mieux, il nous attend. La courtière doit venir à cinq heures chez lui, aux Champs-Elysées. Il faut que nous soyons arrivés avant elle. Ce malin ta Chouette nous Fa répété...

— Tu as raison, reprit Nicolas en quittant s-on bateau. Que le tonnerre écrase cette vi. ille qui non» fait droguer pour rien! La soupape va.... comme un charme. Des deux affaires nous non aurons pcal-étre pas une...

— Du reste, Rras-Rougc et Barbillon ont besoin de uous... à eux deux ils ne peuvent rien.

— C’est vrai : car, pendant qu’on fera le coup, il faudra que Bras- Rouge reste eu dehors Je sou cabaret pour être au guet, et barbillon

n'est pas assez fort pour entraîner à lui tout seul la courtière dans le caveau .. elle regimbera, celte vieille.

— Est-ce que la Chouette ne nous disait pas, en riant, qu’elle j tenait le Maître d'école... en pension... dans ce caveau?

— Pas dans celui-là. Dans un autre qui est bien plus profond, et qui est inondé quand la rivière est haute.

— Doit-il marronner dans ce caveau, le Maître d'école! Etre là-dedans tout seul, et aveugle ! •

— Il y verrait clair qu'il n'y verrait pas autre chose : le Caveau est noir comme un four.

— C’est égal, quand il a fini de chanter, pour sc distraire, toutes les romances quil sait, le temps doit lui paraître joliment long.

— La Chouette dit qu’il s'amuse à taire ia chasse aux rats , et que co caveau-là est très-giboyeux.

— Dis donc, Nicolas, à propos de particuliers qui doivent s’ennuyer et marronner, reprit Calebasse avec un sourire féroce, en montrant du doigt la feuélre garnie de plaques de tôle, il y en a là un qui doit se manger Je sang.

— Bah!... il dort... Depuis ce matin il ne cogne plus... et son chien est muet.

— Peut-être qu’il Fa étranglé pour le manger. Depuis deux jours ils doivent tous doux enraeer la faim et la soif là-dedans.

— Ca les regarde... Martial peut durer encore longtemps comme ça, si ça Camuse, Quand il sera fini... on dira gu’il est mort de maladie; ça ne fera pas un pli.

— S'il crois?

— Bien sûr. En allant ce matin à Asnières, la mère a rencontré le pèrè F'Tot, le pêcheur ; comme il s'étonnait de ne pas avoir vu son ami .Martial depuis deux jours, la mère lui a dit que Martial ne quittait pas son lit, tant il était malade, et quou désespérait de lui. Le père Férol a avalé ça doux comme miel... il le redira à d'autres... et quand ia chose arrivera... clic paraîtra toute simple.

— Oui, mais il ne mourra pas encore tout de suite ; c’est long de t elle manière-là.

— - Qu’ext-cc que lu veux ? il n’y avait pas moyen d’en venir à bout autrement. Cet enragé de Martial, quand D s’y met, est méchant en diable, et fort comme un taureau, par la-dessus ; U se défiait , nous n'aurions pas pu l'approcher sans danger; taudis que sa porte une fois bien clouée en dehors, qu'est-ce qu’il pouvait faire ? 8a fenêtre était grillée.

— Tient... il pouvait dc«cdler les barreaux,., eu creusant le plâtre avec son couteau, ce qu’il aurait fait, si, montée à l'échelle, je ne lui avais pas déchiqueté les mains à coups de hachette toutes les fois qu'il voulait commencer sou ouvrage.

— Quelle faction ! dit le brigand en ricanant ; c’est toi qui as dû t’amuser!

— II fallait bien (c donner le temps d’arriver arec la i61e que tu avals été chercher cbex le père Micou.

— Devait-il écumcr... cher frère I

— 11 grinçait des dents connu un possédé ; deux ou trois fois U a voulu me repousser à travers les barreaux à grands coups de bâton ; mais alors, n ayant plus qu'une main de libre, il ne pouvait pas travailler et desceller la grille. L’est ee qu’il fallait.

— Heureusement qu’il n'y a pas de diciniaée dans sa cbamlvre !

— Et que la porte est solide et qu’il a les matas abîmées ! sans ça, il serait capable de trouer le plancher.

— El les poutres, U passerait donc à travers? Non, non, -va, il n’y a pas de danger qu'il s'échappe; les volets août garnis de (Ole et assuré# par deux barres de fer; b porta,., douée en dehors avec des clous à bateau de trois pouces. Sa bière est plu» solide que si elle était eu dilue et en plomb.

— Dis donc, et quand, en sortant de prison, b Louve viendra ici pour chercher son homme... comme elle l’appelle?

— Eh bien ! on lui dira ; Cherche.

— A pronos, sais-tu que si ma mère n’avait pas enfermé ec# gueux d’enfants , iis auraient été capables de ronger b porte comme des rats pour délivrer Martial ? Ce petit gredin de François est un vrai démon depuis qu’il sc doute que non» avons emballé le grand frère.

— Ah çà ! mais est-ce qu'on va les bisser dans la chambre d'en haut pendant que nous allons quitter l’Ile? Leur fenêtre n'est pu grillée ; ils n’ont qu’a descendre eu dehors...

A cc moment, des cris et des sanglots, partant de b maison, attirèrent l'attention de Calebasse et de Nicobs.

Us virent la porte du rez-de-chaussée, jusqu’alors ouvert»', se fermer violemment ; une minute après, 1a figure pâle et sinistre de b mère Martial apparut à travers les barreaux de b fenêtre de la cuisine.

De son long bras décharné, la veuve do supplicié fit signe à ses enfants de venir à elle.

— Allons, il y a du grabuge ; je parie qoe c’est encore François qui se rebiffe, dit Nicolas. Gredin de Martial! sans lui, ce gamin-là aurait été tout seul. Veille toujours bien; et si tu vois venir les deux femelles, appelle-moi.

Pendant que Calebasse , remontée sur son banc , épiait au loin la venue de madame Séraphin et de b Goualeuse, Nicolas entra dans la maison. .

la petite Amandine, agenouillée au milieu de b cuisine, sanglotait et ! demandait gràre pour um frère François.

Irrité, menaçant, celui-ci. acculé daus an des angles de celle pièce, i brandissait la hachette de Nicolas, cl semblait décidé à apporter cctto fois une résistance désespérée aux volontés de sa mère.

Toujours impassible, toujours silencieuse, montrant à NieoLis l'entrée du caveau qui s'ouvrait dans la cuisine et dont b porte était cutrebàillée, la veuve fit signe à son fils d'y enfermer François.

— Ou ne m'enfermera pas là-dedans! s'écria l'enfant détermine dont les yeux brillaient comme ceux d'un jeune chat sauvage.

— Vous voulez nous y bisser mourir de biin avec Amandine, comme notre frère Martial.

— Maman... pour famour de Dieu, laisse- nous eu haut dans notre 1 chambre, comme hier, demanda la petite fille d’un ton suppliant, eu joi- I gnaut les matas... dans le caveau noir, nous aurons trop peur.

! La veuve regarda Nicolas d'un air impatient, comme pour lui repro- I cher de n’avoir pas encore exécuté ses ordres; puis, d'un quuvcju geste j impérieux, lui dé-igna François.

Voyant son frère s’avancer vers lui , le jeune garçon brandit sa hachette d'un air (Inespéré cl s'écria :

— Si ou veut m'enfermer là, que cè soit ma mère, mon frère ou Cale- . basse, tant pis... je frappe, et b hache coupe.

Ainsi que la veuve, Nicolas sentait l'imminente nécessité d'empêcher 1 les deux enfants d'aller au secours de Martial pendant que b maisou rcsj terait seule, et aussi de b tir dérober b connaissance des scènes qui al- [ (aient se passer, car de leur fenêtre on découvrait b rivière, où Fou voulait noyer Fleur-de-Slarie.

Mats Nicolas, aussi fcroco que lâche, et se souriant peu de recevoir un coup de b dangereuse hachette dont son jeuue frère était armé, hésitait à s'approcher de lui.

La veuve, courroucée de Fbésitatian de son fils alué , le poussa rudement par l'épaule an-devant de François.

Mais Nicolas, reculant de nouveau, s'écria :

— Quand U m'aura blessé, qu'esl-ce que je ferai, b mère? Vous savez bien que je vais avoir besoin de mes bras tout à l'heure, et je me ressens encore du coup que ce gueux de Martial m'a donué.

La veuve haussa les épaules avec. mépris, et fit un pas vers François.

— N'approchez pas, ma mère, s'écria François furieux, on vous allez me payer tous les coups que vous^uous avez donnés à nous deux Amandine.

— Mon frère, laisse-toi plutôt renfermer. Oh ! mon Dieu, ne frappe pas notre mère ! s’écria Amandine épouvantée.

Tout à coup Nicolas vit sur une chaise une grande couverture de laine dont on s’était servi pour le repassage ; il b saisit, la déploya à moitié, et b lança adroitement sur b tête de François, qui, maigre ses efforts, se trouvant engagé sous ses plis épais, ne put faire usage de son arme.

Alors Nicobs se précipita sur lui, et aidé de sa mère il le porta dans le caveau.

Amandine était restée agenouillée au milieu de b cuisine; dès qu'elle vit le sort de son frère, die se leva vivement, et, malgré sa terreur, alla d'elle-mèinc le rejotndre dans le sombre réduit.

La porte fut fermée à double tour sur le frère et sur b soeur.

— C’est pourtant b faute de ce gueux de Martial si ccs enfants sont ni jint- uant comme des déchaîné» après nous, s'écria Nicobs.

— On u 'entend* plus rien dans sa chambre depuis ce mutin, dit b veuve d’un air pcu*if, et elle tressaillit; plus rien...

— C'est ce qui prouve, b mère, que lu as bien bit de dire tantôt au père Férol, le pêclieur d'Asnières, que Martial était defhtis deux jours dans son lit ruabde à crever. Comme ça, quand tout sera dix, on no s'étonnera de rien.

Après un moment de silence, et comme si elle eût voulu échapper à une pensée pénible, la veuve reprit brusquement :

— La ClioucUe est venue ici pendant que j'étais A Asnières ?

— Oui, la mère.

— Pourquoi n'est-elle pas restée pour nous accompagner chez Bras- Rouge? Je me délie d'elle.

— Bail ! vous vous défiez de tout lo monde, b mère : aujourd'hui c’est de la Chouette, hier c'était de Bras-Bouge.

— Bras-Bouge c*l libre, mon fils est A Toulon, et 0# avaient commis le même vol.

— Quand vous répéterez toujours ccb... Bras-Rouge a échappé parce qu’il isi fin comme l'ambre, voilà tout. La Chouette n’esl pas restée ici , parce qu'elle avait rendez-vous à deux heures, près l’Observatoire, avec le grand monsieur en deuil au compte de qui die a enlevé cette jeu no i fille de campagne avec l'aide du Maitre d'école et de Tortillard, mémo que c’était nui hilton qui menait le fiacre que ce grand monta, ur en deail avait loué pour cette affaire. Voyons, b mère, cornaient voulez-vous que b Chouette nous dénonce, puisqu'elle nous dit les coup» qu'elle monte, et que nous ne lui disons pas nôtres? car elle ne sait rien de b noyade

de tout à l'heure. Soyez tranquille, allez., b mère, les loups ne se ihan- ; geut pas, b journée sera bonne ; quand je pense que b courtière a sou- : vont pour des vingt, des trente mille francs de diamants dans son sac, et qu'avant deux heures nous la tiendrons dans le caveau de Bras- 1 Bouge!... Trente mille francs de diamants!... pensez doue !

— Et pendant que nous tiendrons la courtière, Bras-Rouge restera en dehors de son cabaret? dit U veuve d'un air soupçonneux.

— Et où voulez-vous qu’il soit? S’il vient quelqu'un chez lui. ne faut* il pas qu’il réponde, et qu'il empêche d’approcher de l'endroit où nous ferons notre affaire?

— Nicolas ! Nicolas ! cria tout à coup Calebasse au dehors, voilà les deux femmes.

— Vite, vile, la mère, votre chàlc ; je vais vous conduire à terre, ça sera autaul de bit, dit Nicobs.

La veuve avait remplacé sa marmolte de deuil par un bonnet de tulle noir. Elle s'envoloppa dans un grand châle de tartan à carreaux gris et blancs, ferma b porto de b cuoinc, plaça b clef derrière un des volets du icz-dc-cbau*sée, et suivit son fils à l'embarcadère.

Presque malgré elle, avant de quitter l'Ile. elle jeta un long regard sur b fenêtre de Martial, fronça les sourcils, pinça ses lèvres ; puis, après un brusque et nouveau tressaillement, elle murmura tout bas :

— C’est sa faute, c'est sa bute.

— Nicobs, les voistu... là-bas, le long de b butte? il y a une paysanne cl une bourgeoise, s’écria Calebasse en montrant, de l'autre cftlé de la rivière, madame Séraphin et FIcur-de-Marie qui descendaient un petit sentier contourna tu un escarpement assez élevé d’ou l’on dominait un fuur à plâtre.

— Attendons le signal, n’allons pas faire de mauvaise besogne, dit Nicolas.

— Tu es donc aveugle? Est-ce que lu ne reconnais pas b grosse femme qui est venue avant-hier ! Vois donc son châle orange. Et b petite paysanne, comme elle se dépêche!

Elle est encore bonne eubnt, celle-là, on voit bien qu’eUc ne sait pas ce qui l’attend.

— Oui, je reconnais b grosse femme. Allons, ça chaude, ça chaude. Ab çà ! convenons bien du coup ,

Calebasse, dit Nicolas.

Je prendrai b vieille et b jeune dans le bachot à soupape, tu me suivras aans l'auffc bout à bout, et attention à ramer juste, pour que d’uu saut je puisse me lancer dans ton bateau dès que j’aurai bit jouer la trappe et que le mien enfoncera.

—N’aie pas peur, ce n’est pas b première fois que je rame, n’est-ce pas?

— Je n'ai pas peur de me noyer, lu sais comme je nage. Mais, si je ne sautais pas à temps dans l’autre bachot, les femelles, en se débattant contre la noyade, pourraient s’accrocher à moi , et, merci, je obi pas envie de faire une pleine eau avec elles.

— La vieille fait signe avec son mouchoir, dit Calebasse ; les voilà sur la grève.

— Allons, allons, embarquez, b mère, dit Nicolas en démarrant, venez dans le bachot A soupape. Comme çà les deux femmes ne se défieront de rien. Et toi, Calebasse, saute dans l’autre, et des bras, ma fille, rame dur. Ab ! tiens, prends mon croc, mels-le à côté de loi. U «al pointu comme une bnce, ça pourra servir, et en route ! dit le baudit en plaçant dans le bateau de Calebasse on long croe arme d’un fer aigu.

En peu d'instants les deux bachots, conduits l’un par Nicolas, l'autre par Calebasse, abordèrent sur b grève, où madame Séraphin et Fleurde-Maric attendaient depuis quelques minutes.

Pendant que Nicolas attachait sou bateau à un pieu placé sur le rivage, madame Séraphin s'approcha cl lui dit tout bas et très-rapidement : — Dites que madame Georges nous attend ; puis la femme de charge reprit à haute voix :

— Nous sommes un peu en retard, mou garçon ?

— Oui, ma brave dame ; madame Georges vous a déjà demandées plusieurs fois.

— Vous voyez, ma chcre demoiselle, madame Georges nous attend, dit madame Séraphin en sc retournant vers Fleur-de-Maric, qui, malgré sa confiance, avait senti son cœur sc serrer à l'aspect des sinistres figures de b veuve, de Calebasse et de Nicobs. Mais le nom de madame Georges b rassura, et elle répondit : — Je suis aussi bien impatiente de

voir madame Georges ; heureusement le trajet n'est pas long.

— Va-t-elle être contente, celte chère dame ! dit madame Séraphin. Puis, s'adressant a Nicolas : Voyous, mon garçon, approchez encore un peu plus votre bateau qu^ nous puissions monter. Et elle ajouta tout bas : Il but absolument noyer b |iclite ; si elle revient sur l’eau , replougcxb.

— C'est dit; et vous, n’ayez pas peur : quand je vous ferai signe, donnez-moi b maiu.

Elle enfoncera toute seule, tout est préparé, vous u'avcx rien à craindre, répondit tout bas Nicobs. Puis, avec une impassibilité féroce, sans être touché ni de b beauté ni de b jeunesse de Fleur-de- Maric, il lui tendu sou bras.

La jeune fille s’y appuya légèrement et entra daus le bateau.

— A vous, ma brave dame, dit Nicolas à madame Séraphin.

Kl il lui ofTril b main i son tour.

Fut -ce pressentiment, défiance ou seulement crainte de uc pas sauter assez lestement de l'embarcation dans laquelle se trouvaient Nicolas et la Gouulcuse lorsqu’elle coulerait à fond, la femme de charge de Jacques Ferrand dit à Nicobs en se reculant:

— Au bit, inoi j’irai dans le bateau de mademoiselle Et elle se plaça près de Calebasse.

— A b bonne heure, dit Nicolas en échangeant un coup d'œil expressif avec sa sœur.

Et du bout de sa rame B donna une vigoureuse impulsiou à son bachot.

Sa sœur l'imita lorsque madame Séraphin fut à côté d'elle.

Debout, immobile sur le rivage, indilfércute à cette scène, b veuve, pensive et absorbée, attachait obstinément son regard sur b fenêtre de Martial, que l’on distinguait de b grève à travers les peupliers.

Pendant ce temps, les deux bachots, dont le premier portail Pleur de-Marie et Nicolas, l'autre madame Séraphin et Calebasse, s'éloignèrent lentement du bord.

Fleur-de-Marie s'embarquant sur le bateau i soupspe

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