CHAPITRE TU
aonoLm s aianex.
Satolslcin, 11 janvier IMS (1),
En me rassurant complètement aujourd'hui aur fa santé de votre père mon ainle, vous me faites espérer que vous pourrai, avant fa fin de rené
(!) Environ six mot* k sont fumti d^iun qu» Fhf i|» liih i «nume novice au courent de Stialc-IUmîuigilde. ®* 1 M,nSe
LIS MYSTÈRES DE PARIS
semaine, le ramener ici. Je Parais prévenu que dans la résidence de Rosenfeld. située au milieu des forêts, il serait exposé, malgré toutes les précautions possibles, i l'âpre rigueur de nos froids; malheureusement, sa passion pour la chasse a rendu nos conseils inutiles. Je tous en con-
Ë rc, Clémence, dès que rolre père pourra supporter le mouvement de voilure, parlez aussitôt ; quittez ce pars sauvage et cette sauvage demeure, seulement habitable pour ces vieux Germains au corps de fer dont la race a disparu.
Clémence, je vous en supplie, pas d'impudence ; je sa b combien vous êtes vaillante et dévouée... je sais de quels soins empressés vous allez entourer votre père ; mais il serait aussi désespéré que moi si votre santé s’altérait pendant ce voyage. Je déplore doublement la maladie du comte, car elle vous éloigne de moi dans un moment où j’aurais puisé bien des consolations dans votre leudre&se...
La duc de GeroUtein.
Je tremble qn’â votre tour voua ne tombiez malade ; les fatigues de ce voyage précipité, les inquiétudes auxquelles vous avez été en proie jusqu â votra arrivée auprès de votre père, toutes ces causes ont dû cruellement sur vous. Que n'ai-je pu voua accompagner !...
Ton Scjtoo.
La cérémonie de la profession de notre pauvre enfant est toujours Gxéc à demain... à demain 15 janvier, époque fatale... C’est le mui jasvixi que j’ai tiré l'épée contre mon père...
Ab ! mon amie... je m'étais cru pardonné trop tôt... L’enivrant espoir de passer ma vie auprès de vous et de ma tille m’avait (ail oublier
que ce n'était pas moi, mais elle, qui avait été punie jusqu'à présent, et que mou châtiment était encore à venir.
Et il est venu... lorsqu'il y a six mois l'infortunée nous a dévoilé la double torture de son cœur: — sa honte incurable du passé... jointe k son malheureux amour pour Henri...
Ces deux amers et brûlants ressentiments, exaltés l'un par l'autre, devaient, par une logique fatale, amener son inébranlable résolution de prendre le voile. Vous 1e savez, mon amie, en combattant ce dessein de toutes les forces de notre adoration pour eUe, nous ne pouvions nous dissimuler que sa digne et courageuse conduite eût été la nôtre. (Juc répondre à ces roots terribles :
a J’aime trop le prince Henri pour lui donner une main touchée par les bandits de la Cite. »
Elle a dû se sacrifier à ses nobles scrupules, au souvenir inelTaçable de sa honte! elle l'a fait vaillamment... clic a renoncé aux splendeurs ilu monde, elle est descendue des marches d’un trône pour s'agenouiller, vêtue de bure, sur la dalle d'une église : elle a croisé ses mains sur sa poitrine, courbé sa tête angélique... scs beaux cheveux blontjs que j'aimais tant , et que je conserve comme un trésor, sont tombés tranchés par le fer...
O mon amie, vous savez notre émotion déchirautc à ce moment lugubre et solennel ; cette émotion est , à celte heure, aussi poignante que par le passé... En vous écrivant ccs mots, je pleure comme un enfant.
Je l’ai vue ce malin ; quoiqu'elle m’ait paru moins pile que d'habitude. et qu'ele prétende ne pas souffrir... sa santé m'inquiète mortellement. llélas! lorsque , sous le voile et le bandeau qui entourent son noble front , je vois ses traits amaigris qui ont la froide blancheur du marbre, et qui font paraître ses grands yeux bleus plus grands encore, je ne puis m'empêcher de aonger au doux et pur éclat dont brillait sa beauté lors de notre mariage. Jamais, n'estce pas. nous ne l avions srue plus charmante?
notre bonheur semblait rayonner sur sou délicieux visage.
Comme je vous le disais, je l'ai vue ce matin ; die n'est pas prévenue que la princesse Juliane se démet volontairement en sa faveur de sa dignité abbatiale : demain donc, jour de sa profession, notre enfant sera élue abbesse, puisqu’il y a unanimité parmi les demoiselles nobles de la communauté pour lui conférer cette dignité (I).
Depuis te commencement de son noviciat, B n'y a qu’une voix sur sa
(1) Du* quelques circonstances, on étroit une religieuse à U dignité d'abbesse k jour même de u profession. — Voir la fit d* trii-haui» H irit-rtligitut» princutr madam» Chorlollr-Flandrùn dt Nouait, iHt-dtgnt abbtu» du royal nomuim dt SatnM-Croia, qui fui dw «Mum è du a neuf an».
Mort da la prineessc Amélie —ne* 378
piété, sur sa charité, sur sa religieuse exactitude à remplir toutes lès règles de son ordre, dont elle exagère malheureusement les austérités... Elle a exercé dans ce couvent l'inlluence qu’elle exerce partout, sans y prétendre et en l'ignorant, ce qui en augmente la puissance...
Sou entretien de ce matin m'a confirmé ce dont je me doutais ; elle n’a pas trouvé dans b solitude du cloître et dans la pratique sévère de la vie monastique le repos et l'oubli... elle se félicite pourtant de sa résolution, qu'elle cousidere comme l'accomplissement d'un devoir impérieux ; mais elle souffre toujours, car elle n’est pas née pour ces contemplations mystiques, au milieu desquelles certaines personnes, oubliant toutes les affections, tous les souvenirs terrestres, se perdent en ravissemeuls ascétiques.
Non, FIcur-de-Maric croit, elle prie, cite se soumet à la rigoureuse et
dure observance de son . ordre ; elle prodigue
les consolaiious les plus évangéliques, les soins les plus humbles sut pauvres femmes malades qui soûl traitées » dans l'hospice de l’âb-
bave. Elle a refusé jusqu à l’aide d'une sœur converse pour te modeste ménage de celle triste cellule froide et nue où nous avons rer marqué avec un si douloureux étonnement , vous vous le rappelez, mon amie, les branches desséchées de son petit rosier, suspendues audessous de son christ.
EUe est enfin l'exempte chéri, te modelé vénéré
de la communauté
Mais elle me l’a avoué ce malin, en se reprochant celte faiblesse avec amertume, die n’est pas tellement absorbée par la pratique et par les austérités de la vie religieuse, que 1c passé ne lui apparaisse sans cesse nonseulement tel qu'il a qlé... mais tel qu'il aurait pu être.
— Je m’en accuse, mon père, me disaitelle avec cette calme cl douce résignation que vous lui counaisscz, je met» accuse, mais ic ne puis m'empêcher de songer souvent que, si Dieu avait voulu in'éparguer la dégradation qui a flétri à jamais mon avenir, j’aurais pu vivre toujours auprès de vous, aimée de l’époux de votre choix.
Malgré moi, ma vie se partage «aire ccs douloureux regrets et les eiïroyablessouvcnirsde la Cite. Eu vain je prie Dieu de me délivrer de ces obsessions, de remplir uniquement mou
cœur de sou pieux amour, de ses saintes espérances, de me prendre enfin tout entière, puisque je veux me donner tout entière à lui... il n'exauce pas mes vœux... sans doute parce que mes préoccupation terrestres me rendent indigne d’entrer en communication avec lui.
— Mais alors, m’écriai-je, saisi d'une folle lueur d’espérance. Il en est temps encore, aujourd'hui ton noviciat finit, mais c’est seulement demain qu'aura lieu ta profession solennelle ; lu es encore libre, renonce à cette vie si rude et si austère qui ne t’offre pas les consolations que tu attendais; souffrir pour souffrir, viens souffrir dans nos bras, notre tendresse adoucira tes chagrins.
Secouant tristement la tête, elle me répondit avec celte inflexible justesse de raisonnement qui nous a ai souvent frappés .
— Sans doute, mon bon père, la solitude est bien triste pour moi... pour moi déjà si habituée à vus tendresses de chaque instaul. Sans doute je suis poursuivie par d'amers regrets, de navrauls souvenirs ; mais an moins j'ai la conscience d accomplir un devoir... mais je comprends, mais je sais que partout ailleurs qu'ici je serais déplacée; je me retrouverais dans celle condition si cruellement fausse... dont j'ai déjà tant souffert... et pour moi... et pour vous... car j’ai ma fierté aussi. Votre fille sera ce quelle doit être... fera ce qu’elle doit faire, subira ce qu'elle doit subir... Demain tous sauraient de quette fange vous m are* tirée... qu'en me voyant repentante au pied de la croix on me pardonnerait peut-être le passé en faveur de mon humilité présente... Et II u'en serait pas ainsi, n'csl-ce pas, mon bon perc, si l'on me voyait, comme il y a quelques mois, briller au milieu des splendeurs de votre cour. D'ailleurs, satisfaite aux justes et sévères exigences du monde, c’est me satisfaire moi-méme ; aussi je remercie et je béuis Dieu de toute la puissance de mon Ame, en songeant que lui seul pouvait offrir à votre tille on asile et une position dignes d’elle et de vous... une po- ■ sinon enfin qui ne formât pas uii aflligeaut contraste avec ina dégradation première... et pût mériter le seul respect qui me soit dû... celuHqtie l'on accorde au repentir cl A l'humilité sincères.
Hélas! Clémence... que répondre à cela?...
Fatalité ! fatalité ! car cette malheureuse enfant est douée, si cela peut se dire, d'une inexorable logique en tout ce qui touche les délicatesses do cœur cl de l'honneur. Avec un Cÿpril et uue Ame pareil-, il ne faut pas songer A pallier, A tourner les positions fausses ; Q faut en subir les implacables conséquences...
Je l'ai quittée, comme toujours, le cœur brisé.
Sans fonder le moindre 'espoir sur cette entrevue, qui sera la dernière avant sa profession, je m'étais dit : — Aujourd'hui encore elle peut reuoucer au cloilrc. Mais vous le voyez, mon amie, sa volonté est irrévocable, et je dois, bêlas ! eu convenir avec elle et répéter ses paroles :
— Dieu seul pouvait lui offrir un asile et une position dignes d’elle et de moi.
Encore une fois, sa résolution est admirablement convenable et logique au point de vue de la société ou nous vivons... Avec l’exquise susceptibilité de Fleur-de-Marie, il n’y a pas pour elle d'autre condition possible. Mais, je vous l'ai dit bien souvent, mon amie, si des devoirs sacrés, plus sacrés encore que ceux de fa famille, ne me retenaient. pas au milieu de ce peuple qui m'aime et dont je suis un peu la providence, je serais allé avec vous, ma fille, Henri et Murph, vivre heureux et obscur dans quelque retraite ignorée. Alors, loin des lois impérieuses d'une société impuissante A guérir les maux quelle a faits, nous aurions bien forcé cette malheureuse enfant au bonheur et A l'oubli... tandis qu'ici, au milieu de cet éclat, de ce cérémonial, si restreint qu il fût, c'était impossible... Mais encore une fois... fatalité!... fatalité! je ne puis abdiquer tnoo pouvoir sans compromettre le bonheur de ce peuple, qui compte sur moi... Braves et digues gens! qu’ils ignorent toujours ce que leur fidélité me coûte !...
Adieu, tendrement adieu, ma blco-aiméc Clémence. Il m’est presque consolant de vous voir aussi affligée que moi du sort de mon enfant, car ainsi je puis dire notre chagrin, et il n’y a pas d'égoïsme dans ma souffrance.
Quelquefois je me demande avec effroi ce que je serais devenu uns vous au milieu de circonstances si douloureuses .. Souvent ausri ces pensées m'apitoient encore davantage sur le sort de Fleur-de-Marie... Car vous me restes, vous... Et A elle, que lui reste-t-il?
Adieu encore, et tristement adieu, noble amie, bon ange des jours mauvais. Revenez bientôt ; cette absence vous pèse autant qu'à mol...
A vous ma vie et mon amour !... Ame et cœur, à vous !
Je vous envoie cette lettre par un courrier ; à moins de changement imprévu, je vous en expédierai un autre demain, sitôt après la triste cérémonie. Mille vœux et espoirs à votre père pour son prompt rétablissement. J'oubliais de vous dotmer des nouvelles du pauvre Henri. Son état s'améliore et ne donne plus de si graves inquiétudes. Son excellent pere. malade hii-méme. a retrouvé des forces pour le soiguer, pour le veiller; miracle d'amour paternel qui ne nous étonne pas, nous autres.
Ainsi donc, amie, A demain. .. demain, jour sinistre et néfaste pour moi!
A vous encore, à vous toujours.
Abbaye de Sainie-Herreiaiplde, quatre heures du matin.
Rassurez-vous, Clémence, rassurcr-vous, quoique l’heure à laquelle je vous écris celte lettre cl le lieu d'où clic est datée doivent vous effrayer...
GrAcc à Diett, le danger est passé ; ma» fa crise a été terrible...
Hier, après vous avoir écrit, agité par je ne sais quel funeste pressentiment, me rappelant la pâleur, l’air souffrant de ma fille, l étal de faiblesse où elle languit depuis quelque temps, songeant enfin qu’elle devait passer en prières, dans une immense et glaciale église, presque tonte cette nuit qui précède sa profession, j’ai envoyé Murph et David A l'abbaye demander à la princesse Juliane de leur permettre de rester jusqu'à demain dans la maison extérieure qu'Uenri habitait oïdinairemeot. Ainsi ma tille pouvait avoir de prompts secours et moi de ■ ses nouvelles ri, comme je le craignais, les forces lui manquaient pour accomplir cette rigoureuse... je ne veut pas dire cruelle... obligation de rester une nuit de janvier eu prières par un froid excessif. J avais ausri écrit à Fleur-de-Marie que, tout eu respectant l'exercice de scs devoirs religieux, je fa suppliais de songer à sa santé et de faire sa veillée de prières dans sa ceUule et non daus l'église. Voici ce qu elle m'a répondu ;
« Mou bou père, je vous remercie du plus profond de mon cœur de cette nouvelle et tendre preuve de votre intérêt. Pi'aycz aucune inquiétude ; je me crois eo état d'accomplir mon devoir. Votre liliè, mon bon père, ne peut témoigner ni crainte ni faiblesse. La règle cÿ telle, je dois m'y conformer. En résultAt-il quelques souffrances physiques, c'est avec joie que je les offrirais à Dieu. Vous m'approuverez, je l’espère, vous qui avez toujours pratiqué le renoncement et le devoir avec tant de courage. Adieu, mon bon père, je ne vous dirai pas que je va» prier pour vous. En priant Dieu, ic vous prie toujours, car il m'est impossible de oe pas vous confondre avec la diviuité que j'implore. Vous avez été pour moi sur la terre ce que Dieu, ri je le mérite, sera pour moi daus le ciel.
« Daignez bénir ce soir votre fille par la pensée, mon bon père... Elle sera demain l'épouse du Setgoenn.
« Elle vous baise fa main avec un pieux respect.
« Sœur Amélie. »
Cette lettre, que je ne pus lire sans fondre en larmes, me rassura pourtant quelque peu ; je devais, mol auvsi, accomplir uue veillée sinistre.
La nuit venue, j’allai m’enfermer dans le pavillon que j‘ai fait construire non loin du monument élevé au souvenir de mon père, en expiation de cette nuit fatale...
Vers une heure du malin, j’entendis fa voix de Murph; je frissonnai d’épouvante. 11 arrivait en toute bAie du couvent.
Que vous dirai-je, mon amie? Ainsi que je lavais prévu, fa malheureuse eu faut, malgré son courage et sa volonté, n’a pas eu fa force ‘d'accomplir entièrement celle pratique barbare, dont U avait été impossible à la princesse Juliane de U dispenser, fa règle étaut formelle à ce sujet.
A huit heures du soir, Fleur-de-Marle s’est agenouillée sur U pierre de cette église. Jusqu'à plus de minuit elle a prié. Mais, A celte heure, succombant A sa faiblesse, à cet horrible froid, à sou émoliou, car elle a longuement et silencieusement pleuré, elle s'est évanouie. Deux reb • gicuscs, qui, par ordre de fa princesse Julianne, avaient partagé sa veillée, vinrent fa relever et fa transportèrent daus sa cellule.
David fut A l'instant prévenu. Murph monta co voiture, accourut me chercher. Je volai au couveut ; je fus reçu par la princesse J ufiane. Elle me dit que David craignait que ma vue ne fit uue trop vive impression sor ma fille ; que son évanouissement, dont elle éUrl revenue, ne présentait rien de très-alarmant, ayaut été causé seulement par une grande faiblesse.
D'abord uoe horrible peusée me vint. Je crus qu'on voulait me cacher quelque grand malheur, ou du moins me préparer à l'apprendre ; mais fa supérieure me dit : — Je vous l'affirme, monseigneur, la princesse Amélie est hors de danger ; uu léger cordial que le docteur David lui a fait prendre a ranimé ses forces.
Je ne pouvais douter de ce que m'affirmait l’abbesse ; je la crus, et j’atlcudis des nouvelles de ma fille avec une douloureuse impatience.
Au boni d’un quart d'heure d'angoisses, David revint. Grâce à Dieu, «‘Ile a fiait mieux, et elle avait voulu continuer sa veillée de prières dans l'église, en consentant seulement à s'agenouiller sur un^coustin. Et, comme je me révoltais et m lodignaiâ de ce que b supérieure et lui eustenl accédé à sou désir, ajoutant que je n/y opposais formellement, il me répondit ju'il eût été dangereux de contrarier la volonté de ma tille dans un moment où elle était sous l'influence d’une vive émotion nerveuse, et que d'ailleurs il était convenu avec la princesse Juliane nue la pauvre enfant quitterait l'église à l'heure des matines pour prendre un peu de repos et se préparer à b cérémonie.
— Elle est donc maintenant à l'église ? lui dis— je .
— Oui, monseigneur; mais avant une demi heure elle Faura quittée.
Je me fis aussitôt conduire à notre tribune du nord, d'où l'on domine tout le chœur.
Là, au milieu des ténèbres de cette vaste église, seulement Murée par la pâle clarté de la lampe du sanctuaire, je b vis, près de b grille, agenouillée, les mains jointes, et priant encore avec ferveur.
Moi aussi je m’agenouilbi en pensant à mon enfant.
Trois heures sounèreul ; deux .sœurs assises dans les stalles, qui né l'avaient pas quittée des yeux, vinrent lui parler bas. Au bout de quelques moments elle sc signa, sc releva et traversa le chœur d’un pas assez ferme ; et pourtant, mon amie, lorsqu'elle passa sous la lampe, son visage me parut aussi bbnc que le long voile qui flottait autour d'elle.
Je sortis aussitôt de b tribune, voulant d’abord aller b rejoindre ; mais je craignis qu'une nouvelle émotion l'empêchât de goûter quelques moments de repos. J’envoyai David savoir comment elle se trouvait : il revint me dire qu'elle se sentait mieux et qu’elle allait tâcher de dormir un peu.
Je reste à l'abbaye pour b cérémonie qui aura lieu ce matin.
Je pense maintenant, mon amie, qu’il est inutile de vous envoyer celte lettre incomplète... Je la terminerai demain, eu vous racoutani les événements de cette triste journée.
bientôt donc, mon amie. Je suis brisé de douleur, plaigaex-moi.
Le 13 Jnnvler.