CHAPITRE XII
Tom et Sarah.
Sarah Seyton, alors veuve du comte Mac-Grégor, et âgée de trentesept à trente-huit ans, était d’une excellente famille écossaise, et fille d'un baronnet, gentilhomme campagnard.
D’une beauté accomplie, orpheline à dix-sept ans, Sarah avait quitté l’Ecosse avec son frère Tom Seyton de Dabbury.
Les absurdes prédictions d'une vieille highlandaise , sa nourrice , avaient exalté presque jusqu’à b démence les deux vices capitaux de Sarah, l’orgueil et Yambition, en lui promettant, avec une incroyable persistance de conviction, les plus hautes destinées... pourquoi ne pas le dire? une destinée souveraiue!
La jeune Ecossaise s’était rendue à l’évidence des prédictions de sa nourrice, et se redisait sans cesse, pour corroborer sa foi ambitieuse, qu’une deviueresse avait aussi promis une couronne à b belle et cxcel-.
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