AU LECTEUR
DES VERS DE L'aUTEUR
Ce livre est toute ma jeunesse; Je l'ai fait sans presque y songer.
Il y paraît, je le confesse, Et j'aurais pu le corriger.
Mais quand l'horame change sans cesse, Au passé pourquoi rien changer?
Va-t'en pauvre oiseau passager; Que Dieu le mène à ton adresse!
Qui que tu sois, qui me liras, Lis-en le plus que lu pourras, El ne me condamne qu'en somme.
Mes premiers sont d'un enfant,
Les seconds d'un adolescent,
Les derniers à peine d'un lir-jime.