A M. REGNIER
de la Comëdie-Française, APRÈS LA MORT DE SA FII.LE
Quel est donc ce chagrin auquel je m'intéresse? Nous nous étions connus par l'esprit seulement; Nous n'avions fait que rire et causé qu'un moment Quand sa vivacité coudoya ma paresse.
Puis j'allais par hasard au théâtre, en fumant. Lorsque du maître à tous la vieille hardiesse, De sa verve caustique aiguisant la finesse, En Pancrace ou Scapin le transformait gaîment.
Pourquoi donc, de quel droit, le connaissant à peine, F..-.t-ce que je m'arrête et ne puis faire un pas, .\;iprenant que sa fille est morte dans ses bras?
Je ne sais. — Dieu le sait! Dans la pauvre âme humaine, La meilleure pensée est toujours incertaine, Mais une larme coule et ne se trompe pas.
CHANSON
Quand on perd, par triste occurrence,
Son espérance
Et sa gai té, Lcj-emède au mélancolique,
C'est la musique
Et la beauté !
Plus oblige et peut davantage
Un beau visage
Qu'un homme armé, El rien n'est meilleur que d'entendre
Air doux et tendre
Jadis aimé