‹ Œuvres illustrées; de seize dessins originaux de Bida, de portraits de Musset (volume 2)Chapitre 119 sur 130 · A M. REGNIER · texte numérisé non relu

A M. REGNIER

de la Comëdie-Française, APRÈS LA MORT DE SA FII.LE

Quel est donc ce chagrin auquel je m'intéresse? Nous nous étions connus par l'esprit seulement; Nous n'avions fait que rire et causé qu'un moment Quand sa vivacité coudoya ma paresse.

Puis j'allais par hasard au théâtre, en fumant. Lorsque du maître à tous la vieille hardiesse, De sa verve caustique aiguisant la finesse, En Pancrace ou Scapin le transformait gaîment.

Pourquoi donc, de quel droit, le connaissant à peine, F..-.t-ce que je m'arrête et ne puis faire un pas, .\;iprenant que sa fille est morte dans ses bras?

Je ne sais. — Dieu le sait! Dans la pauvre âme humaine, La meilleure pensée est toujours incertaine, Mais une larme coule et ne se trompe pas.

CHANSON

Quand on perd, par triste occurrence,

Son espérance

Et sa gai té, Lcj-emède au mélancolique,

C'est la musique

Et la beauté !

Plus oblige et peut davantage

Un beau visage

Qu'un homme armé, El rien n'est meilleur que d'entendre

Air doux et tendre

Jadis aimé

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