‹ Œuvres illustrées; de seize dessins originaux de Bida, de portraits de Musset (volume 2)Chapitre 13 sur 130 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Jlesdames et messieurs, c'est une comédie, Laquelle, en vérité, ne dure pas longtemps; Seulement que nui bruit, nulle dame étourdie Ne fasse aux beaux endroits tourner les assistants La pièce, à parler franc, est digne de Molière; Qui le pourrait nier? Mon groom et ma portière, Qui l'ont lue en entier, en ont été contents.

Le sujet vous plaira, seigneurs, si Dieu nous aide. Deux beaux fils sont rivaux d'amour. La signora Doit être Jeline et belle, et si l'actrice est laide, Veuillez bien l'excuser. — Or, il arrivera Que les deux cavaliers, grand teneurs de rancune; Vont ferrailler d'abord. — N'en ayez peur aucune ; Nous savons nous tuer, personne n'eu mourra.

Mais ce que cette affaire amènera de suites, C'est ce que vous saurez, si vous ne sifflez pas. N'allez pas nous jeter surtout de pommes cuites Pour mettre nos rideaux et nos quinquets à bas. Nous avons pour le mieux repeint les galeries. — Surtout, considérez, illustres seigneuries. Comme l'auteur est jeune, et c'est son premier pas.

PERSONNACES

L'abbé ANNIB.^L DliSlDERlO. I'outeirs, clc.

RAFAËL GAUUCI. LA CAMARGO, da 'Sfiiso.

PALFORiO, hôtelier. L.ETIÏlA, sa cameiiàte.

Matelots. liOSE.

Valets. CVDALISE.

MUSICIE.NS.

L'amour est la seule chose ici-bas qui ne vcnillo d'autre acheteur que lui-même. — C'est le trésor que jo veux donuer ou enfouir à jamais, tel que ce marcliand qui, dédaignant tout l'or du Rialto et se raillant des rois, jeta sa perle dans la nier, plutôt que de la vendre moins qu'elle ne valait.

SCHII.LEH.

rnEMlliUES POESIES

Au îjoixl de la mer. — Un orage

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