‹ Œuvres illustrées; de seize dessins originaux de Bida, de portraits de MussetChapitre 23 sur 76 · SCÈNE II (A létude). — GUILLAUME et LANDRY, travaillant · texte numérisé non relu

SCÈNE II (A létude). — GUILLAUME et LANDRY, travaillant

GUILLAUME. — II me semble que Fortunio n'est pas resté longtemps à l'étude.

LANDRY. — II y a gala ce soii' à la maison, et maître André est invité.

GUILLAUME. — Oui ; de façon que l'ouvrage nous reste. J'ai la main droite paralysée.

LANDRY. — 11 n'est pourtant que troisième clerc; on aurait pu nous inviter aussi.

GUILLAUME. — Après tout, c'est un bon garçon; il n'y a pas grand mal à cela.

LANDRY. — Non. Il n'y en aurait pas non plus si on nous eût mis de la noce.

GUILLAUME. — Iluni, hum ! quelle odeur de cuisine! On fait un bruit là-haut, c'est à ne pas s'entendre.

LANDRY. — Je crois qu'on danse; j'ai vu des violons.

GUILLAUME. — Au diable les paperasses! Je n'en ferai pas davantage aujourd'hui.

LANDRY. — Sais- tu uue chose? J'ai quelque idée qu'il se passe du mystère ici.

GUILLAUME. — Bah! Comment cela?

LANDRY. — Oui, oui. Tout n'cst pas clair, et si je voulais un peu jaser....

GUILLAUME. — N'aie pas peur, je n'en dirai rien.

LANDRY. — Tu te souviens que j'ai vu l'autre jour un homme escalader la fenêtre : qui c'était, on n'en arien su. Mais aujourd'hui, pas plus tard que ce soir, j'ai vu quelque chose, moi qui te parle, et ce que c'était, je le sais bien.

GUILLAUME. — Qu'cst-cc quc c'était? Conte-moi cela.

LANDRY. — J'ai vu Jacqueline, entre chien et loup, ouvrir la porte du jardin. Un homme était derrière elle, qui s'est glissé contre le mur, et qui lui a baisé la main ; après quoi, il a pris le large, et j'ai entendu qu'il disait : Ne craignez rien, je reviendi'ai tantôt.

GUILLAUME. — Vraiment! cela n'est pas possible.

LANDRY. — Je l'ai vu comme je te vois.

GUILLAUME. — Mafoi, s'il en était ainsi, je sais ce que je ferais à ta place. J'en avertirais maître André, comme l'autre fois, ni plus ni moins.

LANDRY. — Cela demande réflexion. Avec un homme comme maître André, il y a des chances à courir, il change d'avis tous les matins.

GUILLAUME. — Enteiids-tu le carillon qu'ils font? Paf, les portes! Clip-clap, les assiettes, les plats, les fourchettes, les bouteilles! Il me semble que j'entends chanter.

LANDRY. — Oui, c'est la voix de maître André lui-même. Pauvre bonhomme ! on se rit bien de lui.

GUILLAUME. — Viens donc un peu sur la promenade; nous jaserons tout à notre aise. Ma foi! quand le patron s'amuse, c'est bien le moins que les clercs se reposent.

(Ils sortent.)

SCÈNE III (La salle à manger). — MAITRE ANDRE, CLAVA- ROCIIE, rORTUNIO et JACQUELINE, à table. — On est au dessert.

CLAVAROCHE. — Allous, monsicur Fortunio, servez donc à boire à Madame.

FORTUNIO. — De tout mon cœur, monsieur le capitaine, et je bois à votre santé.

CLAVAROCHE. — Fi donc! vous n'êtes pas galant. A la santé de votre voisine.

MAITRE ANDRÉ. — Eh oui ! à la santé de ma femme. Je suis enchanté, capitaine, que vous trouviez ce vin dj votre goût

(Il chante.)

Amis, buvons, buvons sans cesse....

CLAVAROCHE. — Cette chanson-là est trop vieille. Chantrz donc monsieur Fortunio.

FORTUNIO. — Si Madame veut l'ordonner.

MAITRE ANDRÉ. — Hé, hé! le garçon sait son monde.

JACQUELINE. — Eh bien! chantez, je vous en prie.

CLAVAROCHE. — Un instant. Avant de chanter, mangez un peu de ce biscuit; cela vous ouvrira la voix et vous donnera du montant.

MAITRE ANDRÉ. — Le Capitaine a le mot pour rire.

FORTUNIO. — Je vous rcmercie, cela m'étoufferait.

CLAVAROCHE. — Bon, bon! Demandez à Madame de vous en donner un morceau. Je suis sûr que de sa blanche main cela vous paraîtra léger.

(Regardant sous la table.)

0 ciel ! que vois-je? Vos pieds sur le cari-eau! Souffrez, madame, qu'on appointe un coussin.

FOHTUNio, se levant. — En voilà un SOUS Cette chaise.

(Il le place sous les pieds do Jacc^ueliue.)

CLAVAROCHE. — A la Lonne heure, monsieur Fortunio. Je pensais que vous m'eussiez laissé faire. Un jeune homme qui fait sa cour ne doil. pas permettre qu'on le prévienne.

MAITRE ANDRÉ. — Oh! oh ! le garçon ira loin; il n'y a qu'à lui dire un mot.

CLAVAROCHE. — Maintenant donc, chantez, s'il vous plaît ; nous écoutons de toutes nos oreilles.

FORTUNIO. — Je n'ose devant des connaisseurs. Je ne sais pas de chanson de table.

CLAVAROCHE. — Puisque Madame l'a ordonné, vous ne pouvez vous en dispenser.

FORTUNIO. — Je ferai donc comme je pourrai.

CLAVAROCHE. — N'avez-vous pas encore, monsieur Fortunio, adressé de vers à Madame? Voyez, l'occasion se présente.

MAITRE ANDRÉ. — Sileuce, silence ! Laissez-le chanter.

CLAVAROCHE. — Une chanson d'amour surtout, n'est-il pas vrai, monsieur Fortunio! Pas autre chose, je vous en conjure. Madame, priez-le, s'il vous plaît, qu'il nous chantu une chanson d'amour. On ne saurait vivre sans cela.

JACQUELINE. — Je VOUS en prie, Fortunio.

FORTUNIO chante.

Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, 1 Je ne saurais pour un empire Vous la nommer.

Nous allons chanter à la ronde,

Si vous voulez, Que je l'adore, et qu'elle est blonde Comme les blés.

Je fais ce que sa fantaisie

Veut m'ordonner, Et je puis, s'il lui faut ma vie,

La lui donner.

Du mal qu'une amour ignorée

Nous fait soulTrir, J'en porte l'âme déchirée

Jusqu'à mourir.

Mais j'aime trop pour que je die

Qui j'ose aimer, Et je veux mourir pour ma mie,

Sans la nommer.

MAITRE ANDRÉ. — En vérité, le petit gaillard est amoureux

comme il le dit; il en a les larmes aux yeux. Allons! garçon, bois pour te remettre. C'est quelque grisette de la ville qui t'aura fait ce méchant cadeau-là.

CLAVAROCHE. — Je ne crois pas à M. Fortunio l'ambition si roturière; sa chanson vaut mieux qu'une grisette. Qu'en dit Madame, et quel est son avis?

JACQUELINE. — Très bien. Donnez-moi le bras et allons prendre le café.

CLAVAROCHE. — Vite, monsieur Fortunio, offrez votre bras à Madame.

JACQUELINE prend le bras de Fortunio; bas en sortant. — Avez-

vous fait ma commission?

FORTUNIO. — Oui, madame ; tout est dans l'étude.

JACQUELINE. — Allez m'attendre dans ma chambre, je vous y rejoins dans un instant.

(Us sortent.) SCÈNE IV (La chambre de Jacqueline). Entre FORTUNIO.

FORTUNIO. — Est-il un homme plus heureux que moi? J'en suis certain, Jacqueline m'aime, et à tous les signes qu'elle m'en donne, il n'y a pas à s'y tromper. Déjà me voilà bien reçu, fêté, choyé dans la maison. Elle m'a fait mettre à table à côté d'elle; si elle sort, je l'accompagnerai. Quelle douceur, quelle voix, quel sourire ! Quand son regard se fixe sur moi, je ne sais ce qui me passe par le corps; j'ai une joie qui me prend à la gorge; je lui sauterais au cou si je ne me retenais. Non; — plus j'y pense, plus je réfléchis, les moindres signes, les plus légères faveurs, out est certain; elle m'aime, elle m'aime, et je serais un sot fieffé si je feignais de ne pas le voir. Lorsque j'ai chanté tout à l'heure, comme j'ai vu briller ses yeux! Allons! ne perdons pas de temps. Déposons ici cette boîte qui renferme quelques bijoux; c'est une commission, secrète, et Jacqueline, sûrement, ne tardera pas à venir.

(Entre Jacqueline.)

JACQUELINE. — Etes-vous là, Fortunio.

FOTRUNio. — Oui. Voilà votre écrin, madame, et ce qu« vous avez demandé.

JACQUELINE. — Vous êtes homme de parole, et je suis contente de vous.

PORTUNio. — Comment vous dire ce que j'éprouve? Un regard de vos yeux a changé mon sort, et je ne vis que pour vous servir.

y LE CHANDELIER 105

ïACQnELiNE. — Vous nous avez chanté, à table, une jolie chanson tout à l'heure. Pour qui est-ce donc qu'elle est faite? Me la voulez-vous donner par écrit?

FORTUNio. — Elle est faite pour vous, madame; je meurs d'amour et ma vie est à vous.

(Il se jette à genoux.)

JACQUELINE. — Vraiment! Je croyais que votre refrain défendît de dire qui on aime.

FORTUNIO. — Ah! Jacqueline, ayez pitié de moi; ce n'est pas d'hier que je souffre. Depuis deux ans, à travers ces charmilles, je suis la trace de vos pas. Depuis deux ans, sans que jamais peut-être vous ayez su mon existence, vous n'êtes pas sortie ou rentrée, votre ombre tremblante et légère n'a pas paru derrière vos rideaux, vous n'avez pas remué dans l'air, que je ne fusse là, que je ne vous aie vue; je ne pouvais approcher de vous, mais votre beauté, grâce à Dieu, m'appartenait comme le soleil à tous; je la cherchais, je la respirais, je vivais de l'ombre de votre vie. Vous passiez le matin sur le seuil de la porte, la nuit j'y revenais pleurer. Quelques mots, tombés de vos lèvres, avaient pu venir jusqu'à moi, je les répétais tout un jour. Vous cultiviez des fleurs, ma chambre en était pleine. Vous chantiez le soir au piano, je savais par cœur vos romances. Tout ce que vous aimiez, je l'aimais; je m'enivrais de ce qui avait passé sur votre bouche et dans votre cœur. Hélas! je vois que vous souriez. Dieu sait que ma douleur est vraie, et que je vous aime à en mourir.

JACQUELINE. — Je ne souris pas de vous entendre dire qu'il y a deux ans que vous m'aimez, mais je souris de ce que je pense qu'il y aura deux jours demain.

FORTUNIO. — Que je vous perde si la vérité ne m'est aussi chère que mon amour! que je vous perde s'il n'y a deux ans que je n'existe que pour vous!

JACQUELINE. — Levez-vous donc; si on venait, qu'est-ce qu'on penserait de moi?

FORTUNIO. — Non! je ne me lèverai pas, je ne quitterai pas cette place, que vous ne croyiez à mes paroles. Si nous repoussez mon amour, du moins n'en douterez-vous pas.

JACQUELINE. — Est-ce une surprise que vous faites?

FORTUNIO. — Une entreprise pleine de crainte, pleine de misère et d'espérance. Je ne sais si je vis ou si je meurs; comment j'ai osé vous parler, je n'en sais rien. Ma raison est perdue; j'aime, je souffre; il faut que vous le sachiez, que vous le voyiez, que vous me plaigniez.

JACQUELINE. — Ne va-t-il pas rester là une heure, ce méchant enfant obstiné? Allons! levez-vous, je le veux.

FORTUNio, se levant. — Vous croyez donc à mon amour?

JACQUELINE. — Non, je n'y crois pas; cela m'arrange de n'y pas croire.

FORTUMO. — C'est impossible! vous n'en pouvez douter.

JACQUELINE. — Bah! OU ne se prend pas si vite à trois mots de galanterie.

FORTUNIO. — De grâce! jetez les yeux sur moi. Qui m'aurait appris à txwiper? Je suis un enfant né d'hier, ot je n'ai jamais aimé personne, si ce n'est vous qui rignoriez.

JACQUELINE. — Vous faites la cour aux griscttes, je le sais comme si je l'avais vu.

FORTUNIO. — Vous VOUS moquez. Qui a pu vous jB dire?

JACQUELINE. — Oui, oui, VOUS allez à la danse et aux dîners sur le gazon.

FORTUNIO. — Avec mes amis, le dimanche. Quel mal y a-t-il à cela?

JACQUELINE. — Je VOUS l'ai déjà dit hier, cela se conçoit; vous êtes jeune, et à l'âge oîi le cœur est riche, on n'a pas les lèvres avares.

FORTUNIO. — Que faut-il faire pour vous convaincre? Je vous en prie, dites-le-moi.

JACQUELINE. — Vous demandez Un joli conseil. Eh bien! il faudrait le prouver.

FORTUNIO. — Seigneur mon Dieu, je n'ai que des larmes. Les larmes prouvent-elles qu'on aime? Quoi, me voilà à genoux devant vous; mon cœur à chaque battement voudrait s'élancer sur vos lèvres; ce qui m'a jeté à vos pieds, c'est une douleur qui m'écrase, que je ne peux plus contenir, et vous restez froide et incrédule? Je ne puis faire passer en vous une étincelle du feu qui me dévore? Vous niez même ce que je souffre quand je suis prêt à mouiir devant vous? Aht c'est plus cruel qu'un refus? c'est plus affreux que le mépris? L'indifférence elle-même peut croire, et je n'ai pas mérité cela.

JACQUELINE. — Dcbout! OU vient. Je vous crois, je vous îime, sortez par le petit escalier, revenez en bas, j'y serai.

(Elle sort.)

FOiîT'Nio, seul. — Elle m'aime! Jacqueline m'aime! elle fi'éloij^i ' , elle me quille ainsi! ÎN'on ! je ne puis descendi-e

encore. Silence! on approche; quelqu'un l'a arrêtée; on vient ici. Vite, sortons!

(Il lève la tapisserie.)

Ail ! la porte est fermée en dehors, je ne puis sortir; comment faire? Si je descends par l'autre côté, je vais rencontrer ceux qui viennent.

CLAVAROCHE, en dehors. — Venez douc, venez donc un peu.

FûRTUNio. — C'est le capitaine qui monte avec elle. Cachons-nous vite et attendons; il ne faut pas qu'on me voie ici.

(Il se cache dans le foad ae l'alcôve. — Entrent Clavaroche et Jacqueline.)

CLAV.\ROCHE, se jetant sur un sofa. — Parbleu! madame, je vous cherchais partout; que faisiez-vous donc toute seule?

JACQUELINE, à part. — r Dieu soit loué, Fortunio est parti!

CLAV.\R0CHE. — Vous me laissez dans un tête-à-tête qui n'est vraiment pas supportable. Qu'ai-jeà faire avec maître André, je vous prie? Et justement vous nous laissez ensemble quand le vin joyeux de l'époux doit me rendre plus précieux l'aimable entretien de la femme.

FORTUNIO, caché. — C'est singulier; que veut dire ceci?

CLAV.\ROCHE, ouvrant l'écrin qui est sur la table. — VoYOns

un peu. Sont-ce des anneaux? et dites-moi, qu'en voulezvous faire? Est-ce que vous faites un cadeau?

JACQUELINE. — Vous savez bien que c'est notre fable.

CL.WAROCiiE. — Mais, en conscience, c'est de l'or? Si vous comptez tous les matins user du même stratagème, notre jeu finira bientôt par ne pas valoir.... A propos, quç ce dîner m'a amusé, et quelle curieuse figure a notre jeune initié !

FORTUNIO, caché. — Initié? à quel mystère? est-ce de moi qu'il veut parler?

CLAVAROCHE. — La chaîne est belle; c'est bijou de prix. Vous avez eu là une singulière idée.

FORTUNIO, de même. — Ah ! il paraît qu'il est aussi dans la confidence de Jacqueline.

CLAV.\ROCHE. -^ Comme il tremblait, le pauvre garçon, lorsqu'il a soulevé son verre ! Qu'il m'a réjoui avec ses coussins, et qu'il faisait plaisir à voir.

poRTUNio, de même. — Assurément, c'est de moi qu'il

.le, et il s'agit du dîner de tantôt.

CLAVAROCHE. — Vous rendrez cela, je suppose, au bijoutier qui l'a fourni.

FORTUNio, de même. — Rendre la chaîne! et pourquoi donc?

CLAVAROCHE. — Sa chauson surtout m'a ravi, et maître André l'a bien remarqué; il en avait, Dieu me pardonne, la larme à l'œil pour tout de bon.

FORTUNIO, de même. — Je n'ose croire ni comprendre encore. Est-ce un rêve? suis-je éveillé? Qu'est-ce donc que ce Glavaroche?

CLAVAROCHE. — Du Fcste, il devient inutile de pousser les choses plus loin. A quoi bon un tiers incommode, si les soupçons ne reviennent plus? Ces maris ne manquent jamais d'adorer les amoureux de leurs femmes. Voyez ce qui est arrivé! Du moment qu'on se fie à vous, il faut souffler sur le chandelier.

JACQUELINE. — Qui peut savolr ce qui arrivera? Avec ce caractère-là il n'y a jamais rien de sûr, et il faut garder sous la main de quoi se tirer d'embarras.

FORTUNIO, de même. — Qu'ils fassent de moi leur jouet, ce ne peut être sans motif. Toutes ces paroles sont des énigmes.

CLAVAROCHE. — Je suis d'avis de le congédier.

JACQUELINE. — Comme vous voudrez. Dans tout cela, ce n'est pas moi que je consulte. Quand le mal serait néces- .saire, croyez-vous qu'il serait de mon choix? Mais qui sait si demain, ce soir, dans une heure, ne viendra pus une bourrasque? 11 ne faut pas compter sur le calme avec trop de sécurité.

CLAVAROCHE. — Tu Crois?

FORTUNIO, de même. — Sang du Christ! il est son amant.

CLAVAROCHE. — Faîtes-en, du reste, ce que vous voudrez. Sans évincer tout à fait le jeune homme, on peut le tenir en haleine, mais d'un peu Foin, et le mettre aux lisières. Si les soupçons de maître André lui revenaient jamais en tête, eh bien! alors on aurait à portée votre M. Fortunio, pour les détourner de nouveau. Je le tiens pour poisson d'eau vive; il est friand de l'hameçon.

JACQUELINE. — Il me semble qu'on a remué.

CLAVAROCHE. — Oui, j'ai cru entendre un soupir.

JACQUELINE. — C'est probablement .Madeleine; elle range dans le cabinet.

LE CHANDELIER luj

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