‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 128 sur 309 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

Je lai du : La rose du jardin, comme ta sais, dore peu; et U siiison des roses est bien vite écoulée.

StAOL

Quand l'Automne, abrégeant les jours qu'elle dévore, Eteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore ; Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu. Que le bois tourbillonne et qu'il neige des feuilles, 0 ma musc ! en mon âme alors lu le recueilles. Gomme un enfant transi qui s*approche du feu.

us OniËNTALBS.

ans qui b

Ton soleil d'orient s'éclipse et rnbandonne, Ton beau rive d'Asie avorte, et ta ne voii, Sous les feux que la rue au bruit accoutuinée, Brouillard à ta Tenétre, et. longs flols de famée, (Jui baignent en Tuyant l'angle noirci des toits.

Alors s'en vojit en foule et snltaos et salUces, Pyramides, palmiers, galères capitanea, El le tigre vorace et le chameau frugal, Djinns lu vol furieux, danses des bayadéres. L Arabe qui se penche au cou des dromadaires, Et la fauve girafe au galop inégal.

Mon, éléphants blancs chargés de femmes brunes. Cités au domeii d'or ou les mois sont des luDes, Intans de Hahomel, mages, prêtres de Bel, Tout fuit, tout distrait i — plus de minaret maure Plus de sérail fleuri, plus d'ardente Gomorrhe Qui jefte un rellet rouge au front noir de Baliel.

C'est Paris, c'est l'bitrw. — A ta cbanion coofuM, Odalisques, émin, pachis, tout se refuse. Dans ce vaste Paria le klephte est a l'étroit; Le fiil déborderait; les roses du Bengale Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale; A ce soleil brumeux les Péril auraient froid.

Fleurant ton Urient, a\on, muse ingénue,

Tu viens à moi, honteuse, et seule, et pr^que nue.

— Ifas-tu pas, me dis-tu, dans ton cœur jenne eiKor

Quelque chose a chanter, ami? carie m'ennuie

A voir ta blsnche vitre ou ruisselle la pluie.

Moi qui dans mes vitraux avais un so1«l d'or?

Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes: Et nous nous asseyons, et loin des veux profanes. Entre mes souvenirs je t'offre les pins doux, Hun jeune ige, et ses jeux, et l'école mutine. Et les serments sans fin de la vierge enfantine, Aitlaurd'hni mère heureuse aux bras d'an autre époux.

LES OltlKNTAlES.

■e appiriiU. ai 1K,.S8.

Je te raconté inuï commeDl, aux FeiiillaiitÎDei, Jidis ttDltient pour moi les cloches argentines. Comment jeune et sauvige, errait ma liberté, El qu'a du ans, parfois, resté seul à la brune, ntveur, mes yeui cherchaient les deux yeux de la lime, Comme la Deur qui s'ouvre aux tïèdes nuits d'élé.

l'uii tu ne «oÏE du pied jtresMDl l'escarpolelte Oui d'an rieux marroonier fnit crier le squelette. Et Tole; de ma mère étemelle terreur!

ha je te dis les noms de mes nmis d'Espagne,

Madrid, et son cotlése où l'ennui l'accompagne. Et nos combais d'entants pour le grand empereur!

Puis encor mon bon père, ou quelque jeune fille Horle 1 qninte ans, a l'Age où Vœil s'allume et brille. Hais surtout In te plais aui premières amoars, Frais papillon dont l'aile, en fuyant r^ennie, Sous le ooigt qui b Exe est si vite tonie, Eaaain dore qni n'a qu'un jour dans loua noi jours-

HoTenbre 1898.

FIN DFS OllIEHTiLES.

■MMMMdnk.

NOTES

IBS TiTIf 10 SIIAIL.

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Oui, Giioaris. tu vois le sérail et ma téie Arnich6« au cercaeil pour orner cette fête.

Le tombeau de Marcos Botzaris, le Léonidas de la Grèce moderne, était à Missolonghî. On dit qae les Turcs l'ouvrirent, afln d'envoyer le crâne du héros au sultan.

Au reste, ce tombeau sera réédifié par une main fran-

Siise. Nous avons vu dans Tnlelier de notre grand statuaire avid une statue de marbre blanc destinée au mausolée de Marc Bolzaris. C'est une jeune fille à demi couchée sur la pierre du sépulcre, et qui épôîe avec son doigt celte grande epitaphe : Botzabis. U est diflicîle de rien voir de plus beau que cette statue. C'est tout & la Tois du grandiose comme Phidias et de la chair comme Puget.

Ainsi que plusieurs autres hommes remarquables du temps, peintres, musiciens, poêles, monsieur David est aussi, lui) i la tète d'une révoludon dans son art. De toutes parts Fœavre s'accomplit.

Pagt a

Et cet eohnt dea monts, notre imi, notre émule, Mayer, qui rapportait aux file He Trasyliule La flèche de Guillaume Tell.

Volontaire suisse, rédacteur de la ChroniqMê heUénique, mort à Missolonghî.

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0 mes frères, Josefili, «viSqne, vous stine.

Joseph, évèqoe de Rogout, mort A Hissolonghi comme mi prêtre et comme on soUat

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