‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 139 sur 309 · PENDANT QUE LA FENÊTRE ÉTAIT OUVERTE · texte numérisé non relu

PENDANT QUE LA FENÊTRE ÉTAIT OUVERTE

Poêle! U fenilre était ouverte nu vent,

Quand celle d qui tout bns ton Cffiur parle souvent

Sur ton fauteuil posait sa léte :

— € Oh! disait-elle, ami, ne vous y liei-iins! • Parce que maintenant, attachée i vos pas,

< Ha vie i votre ombre s'arrête;

c Parce que mon regard est liié sur vos yeui; ■ PaTce que je n'ai plus de sourire joyeux

c Que pour votre grave sourire; ( Parce que, de l'amour me faisant un linceul,

[ Je fous offre mon cœur comme ud livre où tous seul t Avei encor le droit d'écrire;

i 11 n'est pas dit qu'enSn je n'aurai pas un jour c La curiosité de troubler votre amour

a El d'alarmer votre <eil sévère, I Et l'inquiet caprice et le désir moqueur X De renverser soudain la paix de votre cœur

■ Gomme un enfant renverse un verre !

1 Uommes ! vous voulei tous qu'une femme ait longtemps a Des fiertés, des hauteurs; puis vous êtes contents,

I Dans votre orgneikque rien ne brise, 1 Quand, aux feui de l'amour qui rayonne sur nous, I Pareille i ces fruits verts que le soleil fait doni,

f La hautaine devient soumise!

« Aimes-moi d'être ainsi I — Ces hommes, A mon roi, B Que vous voyez passer si froids autour de moi, t Empressés. près des autres femmes,

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