‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 163 sur 309 · ÉCRIT SUR LA VITRE · texte numérisé non relu

ÉCRIT SUR LA VITRE

D*UKB FEI^ÂrilB flamahob.

J'aime le carillon dans tes cités antiques, 0 vieux pays gardien de tes mœurs domestiques. Noble Flandre, où le Nord se réchauffe engourdi Au soleil de Caslille et s'accouple au Midi! Le carillon, c'est l'heure inattendue et folle. Que l'œil croit vctf, vêtue en danseuse espagnole. Apparaître soudain par le trou vif et clair Que ferait en s'ouvra nt une porte de l'air. Elle vient, secouant sur les toits léthargiques Son tablier d'argent plein de notes magiques. Réveillant sans pitié les dormeurs ennuyeux. Sautant à pelits pas comme un oiseau joyeux, Vibrant, ainsi qu'un dard qui tremble dans la cible, Par un frêlo escalier de cristal invisible. Effarée cl dansante, elle descend des cicux; El l'esprit, ce veilleur fait d'oreilles et d'yeux, Tandis qu'elle va, vient, monte et descend, encore, Entend de marche en marche errer son pied sonore !

Malincs, août 1837

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