AUTRE GUITARE
Cooiment, disaient-ils.
Avec nos nacelles, Fuir les alguazils?
— Ramez, disaient-elles.
Comment, disaienUili, Oublier querelles, Misère et périls?
— Dormez, disaient-elles.
Gomment, disaient^ls.
Enchanter les belles Sansjphiltres subtils?
— Aimes, disaient-ellet.
Juillet iSSS.
SInand tu me parles de gloire, e souris amèrement.
Cette voiz que tu veux croire.
Moi, je sais bien qu'elle ment.
La glmre est vile abattue; L'envie au sanglant flambeau N'éparjrne cette statue Qu assise au seuil d'un tombeau.
La prospérité s'envole.
Le pouvoir tombe et s'enfuit.
Un peu d'amour (|ui console Vaut mieux et fait moins de bruit.
Je ne veux pas d'autres choses Que ton sourire et ta voix.
De l'air, de l'ombre et des roses.
Et des rayons dans les bois !
Je ne veux, moi qui me voile Dans la joie ou la douleur, Que ton regard, mon étoile.
Que ton haleine, ô ma fleur!
Sous ta paupière vermeille Qu'inonde un céleste jour.
Tout un univers sommeille ; Je n'y cherche que l'amour!
Ma pensée, urne profonde, Vase à la douce liaueur, Qui pourrait emplir le monde, Ne veut emplir que ton cœur I
Chante ! en moi l'extase coule.
Ris-moi ! c'est mon seul besoin.
Que m'importe cette foule Qui fait sa rumeur au loin !
Dans l'ivresse où tu me plonges, En vain pour briser nos nœuds, Je voisjNisser dans mes songes Les poètes lumineux.
Je veux, quoi qu'ils me conseillent, Préférer jusqu é la mort, Aux fanfares qui m'éveillent Ta chanson qui me rendort!
Je veux, dùf mon nom suprême Au front des deux s'allumer, lu'une moitié de moi-même «ste \c\-bas pour l'aimer!
-Il , , ^^^^m.
LES RAYONS ET LES OMBRES
Laisse4noi t'aimef dans l'ombre, Triste, ou du moins sérieux.
La tristesse est un lieu sombre .Où Tamour rapnne mieux.
Ange aux yeux pleins d'étincelles, Femme aux jours de pleurs noyés, Prends mou âme sur tes ailes.
Laisse mon cœur à tes pieds !
Octobre 1837.