‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 228 sur 309 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

Moriturus moriturœ 1

ODE HUITIÈME

Le voile du matin sur les monts se déploie. Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour; Et déjà dans les cieux s'unit avec amour,

Ainsi que la gloire A la joie, Le premier chant des bois aux premiers feux du jour.

Oui, souris à l'éclat dont le ciel se décore ! Tu verras, si demain le cercueil me dévore, Un soleil aussi beau luire à ton désespoir, Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore, Sur mon tombeau muet et noir !

Mais dans l'autre liorizon l'âme alors est ravie. * L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité.

Au matin de l'éternité.

On se réveille de la vie.

Gomme d'une nuit. sombre ou d'un rêve agité!

Avril 1822.

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