MADAME LA COMTESSE A. H
Sur ma lyre Tautre fois, '
Dans un bois Ma main préludait à peine; Une colombe descend
En passant, Bbn«'he sur le lutl l'ébène.
Mais au lieu d'accords touchants,
De doui chants, La colombe gémissante Me demande par pitié
Sa moitié, Sa moitié loin d'elle absente.
Samtc-Beoye.
ODByiNGT-TROlSlÈNB
Oh ! quel que soît le rêve, ou paisible ou joyeux^ Qui dans 1 ombre à cette heure illumine te« yeux,
C*est le bonheur qu'il te signale; Loin des bras d'un époux qui n est encor qu'amant. Dors tranquille, ma sœur! passe-la doucement,
Ta dernière nuit virginale!
Dors : nous prirons pour toi jusqu'à ce beau matin ^ Tu devais être â nous, et c'ctaii ton destin,
Et rien ne pouvait t'y soustraire.
Oui, la voix de l'autel va te nommer ma sœur; Mais ce n*est que l'écho d'une voix de mon cœur
Qui déjà me nommait ton frère.
Dors, cette nuit encor, d'un sommeil pur et dou.\ ' Demain serments, transports, caresses d'un époux,
Festins que la joie environne, Et soupirs inquiets dans ton sein renaissant, Quand une main fera de ton front rougissant
Tomber la tremblante couronne !
Ah ! puisse dés demain se lever sur tes jours Un bonheur oui jamais ne s'éclipse, et toujours
Brille, plus beau qn un rêve même!
Vers le ciel étoile laisse monter nos vœux. Dors en paix cette nuit où nous veillons tous deux,
Moi qui te chante, et lui qui t'aime!
Décembre 1S27.
M grandi coups Jt-pce. ( Tige 77.)