‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 242 sur 309 · RÊVES · texte numérisé non relu

RÊVES

En la amena soledad de aquesta apacible estancia, beliisiaio laberinto de érboles, flores, y plantas.

Podeis deiarme, de xando conmigo, que ellos me bastan por compania, los libros que 08 mande sacar de casa; que yo, en tanto que Ânlioquia célébra con fiestas tantas la ttbrica de este templo, que oy & Jupiter consagra,

huyendo del j^tun bullicio, que hay en sus calles, y plaus, passar estudiando quiero la edad que al dia le falta.

Galderom, d Màgicù prodii/ioio.

ODE VINGT-CINQUIÈME

Amis, loin de la ville, Loin des palais de roi, Loin de la cour servile, Loin de la foule vile, Trouvez-moi, trouvez-moi.

Aux champs où l'âme oisive Se recueille en rêvant, Sur une obscure rive Où du monde n'arrive Ni le flot ni le vent,

Quelque asile sauvage, Quelque abri d'autrefois, Un port sur le rivaffe, Un nid sous le feuiTlnge, Un manoir dans les bois!

Trouvez-le-moi bien sombre.

Bien cabne, bien dormant, Couvât d'arbres sans nombre, Dans le silence et Tombre Caché profondément !

Que là, sur toute chose.

Fidèle à cenz qui m'ont, Non vers plane, et se pose Tantôt sur une rose, Tantôt sur un grand mont.

Qu'il puisse avec audace, De tout nœud détaché.

D'un vol que rien ne lasse, S'égarer dans l'espace Gomme un oiseau lâché.

Qu'un songe au ciel m*enléve, Que, plein d'ombre et d'amour.

Jamais il ne s'achève.

Et que la nuit je rêve A mon rêve du jour!

Aussi blanc que la Qu'à l'horizon je v<

voile voi,

Su'il recèle une étoile t qu'il soit comme un voile Entre la vie et moi!

Que la muse qui plonge En ma nuit pour briller Le dore et le prolonge, Et de l'éternel sonse Craigne de m'éveillerl

Que toutes mes pensées Viennent s'y déployer, Et s'asseoir, empressées, Se tenant embrassées.

En cercle à mon foyer.

Qu'à mon rêve enchaînées, Toutes, l'œil triomphant, Les bercent, inclinées.

Comme des sœurs aînées Bercent leur firère enfant!

On croit sur la falaise.

On croit dans les foréls.

Tant on respire à Taise, Et tant rien ne nous pèse, Voir le del de plus prés !

Là tout est comme un rêve; Chaque voix a des mots; Tout parle, un chant s'élève De l'onde sur la grève, De l'air dans les rameaux.

C'est une voix profonde, Un chœur universel, C'est le globe qui gronde, C'est le roulis du monde Sur l'océan du ciel.

C'est ré(Sho magnifique Des voix de Jéhovah, C'est l'hymne séraphique Du monde pacifique Où va ce qui s'en va ;

Où, sourde aux cris de femmc<;.

Aux plaintes, aux sanglots.

ODES

L'âme se mêle aux âmes, Gomme la flamme aux flammes Gomme le flot aux flots!

nr

Ge bruit vaste, à toute heure, On renteud au désert.

Paris, folle demeure, Pour cette voix qui pleure Nous donne un vain concert.

Oh! la Bretagne antiaue!

Quelcnie roc ecuroant!

Dans la forêt celtique Quelque donjon gothique!

Pourvu que seulement

La tour hospitalière Où je pendrai mon nid Ait, vieille chevalière, Un panache de lierre Sur son front de granit !

Pourvu que, blaKonnée D'un écussou altier, La haute cheminée.

Béante, illuminée, Dévore un chêne entier

Que, rëté, la charmille Me dérobe un ciel bleu; Que, rhiver, ma famille, Dans Tâtre assise, brille Toute rouge au grand feu !

Dans les bois, mes royaumes.

Si le soir Tair bruit,

Qu'il semble, à voir leurs dômes,

Des têtes de fantômes

Se heurtant dans la nuit!

Que des vierges, abeilles Dont les cieux sont remplis, Viennent sur moi, vermeilles^ Secouer dans mes veilles Leur robe à mille ^ilis !

Qu'avec des voix plaintives Les ombres des héros Repassent fugitives,

Blanches sous mes ogives, Sombres sous mes vitraux !

Si ma muse envolée Porte son nid si cher Et sa famille ailée Dans la salle écroulée D'un vieux baron de fer;

G'est que j'aime ces âges .

Plus iMaux, sinon meilleurs, Que nos siècles plus sages ; A leurs débris sauvages Je m'attache, et d'ailleurs

L'hirondelle enlevée Par son vol sur la tour, Parfois, des vents sauvée, Ghoisit pour sa couvée Un vieux nid de vautour.

Sa famille humble et douce, Souvent, en se jouant, Du bec remue et pousse, Tout brisé sur la mousse, L'œuf de l'oiseau géant.

Dans les armes antiques Mes* vers ainsi joûronl.

Et, remuant des piques, Riront, nains fantastiaues, De grands casques au uroni I

Ainsi noués en gerbe Reverdiront mes jours Dans le donjon superbe, Gomme une toufle d'herLe Dans les brèches des tours.

Mais, donjon ou ehaumière.

Du monde délié.

Je vivrai de lumière, D'extase et de prière.

Oubliant, oublié.

Juin 1828.

FIII DES QOBS.

BALLADES

BALLADES

Renouveloiit aiiMi Toute mille peniéê.

iOACUH MJ BlUAT.

UNE FKE

» .... Là reine llab m'a visité. C'est clic Qui fait dans le sommeil Teiller Tâme immortelle

EviLB Desciamps, Hotmo ei Juliette.

BALLADE PRENIÈRK

S lue ce soit Ui^éle ou Momne, 'aime, en un rêve sans efiroi, Qti*une fée an corps diaphane, Ainsi qu'une fleur qui se fane, Vienne pencher son front sur moi.

C'est elle dont le luth d'ivoire He redit, sur un mâle accord, Vos contes, qu'on n'oserait croire»

Bons paladins, si voire histoire N'était plus merreillense encor.

C'est elle, aux choses qu'on révère, Uui m'ordonne de m'allier, Kt qui veut que ma main sévère Joigne la harpe du trouvère Au gantelet ou chevalier.

Dans le désert qui me réclame, Cachée en tout ce que je vois, C'est elle qui fait pour mon Ame De chatjue rayon une flamme Et de chaque bruit une voix ;

Elle — qui, dans l'onde agitée, Murmure en sortant du rocher; Et, de me plaire tourmentée.

Suspend la cigogne argentée Au faite aigu du noir clocher;

Quand l'hiver mon foyer pétille, C'est elle qui vient s'y tajûr, Et me montre, an ciel qui scintille.

L'étoile qni s'éteint et mille Comme un œil prêt A s'asaonpir;

Qui, lorsqu'on des manoirs sauvages J'erre, cherchant nos vieux berceaux, N'environnant de mille images»

Gomme un Inruit du torrent des Ages, Fait mugir l'air sous les arceaux ;

Elle — qui, la nuit, quand Je. veille, M'apporte de confus abois, fil, pour endormir mon oreille.

Dans le calme du soir, éveille Un cor lointain au fond des bois !

S lue ce soit Urgèle ou Morgane, 'aime, en un rêve sans effroi, Îu'une fée au corps diaphane, insi qu'une fleur qui se fane, Vienne pencher son front sur moi !

BALLADES

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