I.BS VIKHOES DC VSaOlTTI. — ODE III
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Henriette, Uéléne et Agathe Walrin, filles d'un officier supérieur; Barbe Henri. - Sophie Tabouillot et plusieurs autres jeunes filles de Verdun furent traduites devant !e tribunal révolutionnaire, comme coupables d'avoir pn^senté des fleurs aux prussiens lors de leur entrée en cette ville. Les trois premières, qui seules font !e sujet de crilo ode, étaient accusées, eu outre, d'avoir distribué de l'argent el des secours aux cmîjjrrs. Une loi punissait de mort et; singulier genre de délit. Fouquier-Tainvinc. charnir de la ))caulô des trois jeunes Hllcs, leur fit insinuer qu'il tairait cette dernière partie de r«îCcnsatîon si elles voulaient écouler des propositions injurieuses à leur honneur Elles refusèrent, furent condamnées et traînées à la mort, avec vingt-neuf habitants de Verdun. La plus Ag(>e de ces trois sœurs avait dix-sept ans.
Barbe Henri, Sophie Tabouillot et leurs compagnes, parmi lesquelles se trouvaient des enfants de treize à (pia* torze ans, furent condamnées au carcan et à vingt ans de détention à la Salpétriére. Le Directoire leur rendit la liberté.
Pat/e it.
C'est Tainville : on le foit, au nom de la patrie, Convier aux forfaits cette herde flétrie
NOTES
D'assassins, j âges à Icar tour; Le besoin de sang le tourmente ; Et sa voix homicide a U hache fumante Désigne les tôles du jour I
Fouquier-Tainville. accusateur public, réunissait A celte horrible foncliou le privilège non moins horrible de marquer les soixante ou cj^aatre-vingls télés qui devaient tomber chaque jour à Pans.
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Que faisaient nos guerriers?... Leur vaillance Ironipt-e Prôtait au vil couteau le secours de Tupée; Us sauvaient ces bonrroaux qui souillaient leurs combats. Iléhis! un môme jour, jour d'opprobre et de gloire, Voyail monter Morcau iiu char de la victoire, • El son père iiu clinr du trépas!
Moreau enlevait à des.cnuemiii supérieurs en nombre Tile Cazan et le fort de l'Ecluse, le jour où son vien.\ père marchait à l'échafaud.
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Verdun se revèlit de sa robe de fêle, Et, libre de ses fers, vint offrir sa conquête Au monarque vengeur des rois!
Verdun brûlait d'ouvrir ses portes au roi de Prusse. L'intrépide commandant résista durant trois jours aUx instances des habitants et aux menaces de Frédéric-Guillaume. Forcé enfin de capituler, il se brûla la cervelle. Ce brave se nommait JBeaurepaire, L'honneur français ne s'est jamais démenti dans les camps.
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Charlotte, autre Judith, qui vous vengea d'avance.
^ L'année précédente.- Charlotte Corday avait tué Marat, l'un des représentants oui contribuérenl le plus puissamment à faire adopter la loi contre ceux qui secouraient les émigrés.
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El Sombreail, qui trahit par ses pâleurs soudaines Le sang glacé des morts circulant dans ses veines.
Mademoiselle de Sombreuil acheta le Iwnheur de sauver son père en buvant un verre de sang. Longtemps après encore, on l'a vue pMir et tressaillir' au seul souvenir de CCI horrible et sublime effort, qui détruisit sa santé, et la laissa pour sa vie sujette à de douloureuses convulsions.
QVIBBBOTI. — ODE IV.
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Après la prise du fort Penlhiévre, les émigrés, commandes par le comte de Sombreuil, frère de Hlluslre mademoiselle de Sombreuil. se virent poussés à l'extrémîlé de la presgu lie de Quiberon par les soldats de la Convention. Le gênerai républicain, «oche, craignît l'horrible carnage qui allait commencer de part et d^autre, les gentilshommes étant réduits au désespoir. Il proposa â Sombreuil de les traiter comme prisonniers de guerre s'ils voulaient se rendre. U ajouU que Sombreuil était le seul pour lequel il ne put nen promettre. Je mourrai volontiers, répondit ce jeune homme, si je puis sauver mes frères d'armes Se nani é cette capitulation verbale, Sombreuil ordonna aux siens de mettre bas les armes. On observa le traité A son égard: il fut fusillé avec l'évÔqUe de Dol. Maison n'eut pas la même fidélité envers les émigrés faits prisonniers de guerre. Le cri d'horreur et de pitié qui s'élève aujourd hui au seul nom de Quîberon dispense d'en dire davantage.
Au reste, ce n'est pas le nom du général Hoche qui reste souille de cet attentat. ^ ^
Les Vendéens ont donné le nom de Prairie des Martyrs à la plaine où ces vaillants gentilshommes furent fiisilles par détachements, et les soldats de Larochejaquelein viennent aujourd'hui en pèlerinage visiter les resles des compagnons de Sombreuil.