‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 292 sur 309 · II · texte numérisé non relu

II

Dors, nous t'irons chercher! ce jour viendra peut-être! Car nous t'avons pour. Dieu sans t'a voir eu pour maître! Car notre œil s'est mouillé de ton destin fatal. Et sous les'trois couleurs comme sous l'oriflaïuiie.

LES CHANTS DU GRËPUSCULE

Nous ne noug pendons pas â cette corde infime Qui t'arrache â ton piédestal !

Oh ! Ta, nons te ferons de belles funérailles ! Nous aurons bien aussi peut-être nos batailles; Nous en ombragerons ton cercueil respecté! Noos y confirons tout, Europe, Afrique, Asie! Et nous t'amènerons la jeune poésie

Chantant la jeune liboté I *

Tu seras bien ches nous!-— couché sous ta colonne, Dans ce puissant^ ans qui fermente et bouillonne, Sous ce ciel tant de fois d*orages obscurci. Sous ces pavés virants qui grondent et s'amassent, Où roulent les canons, où les légions passent : — Le peuple est une mer aussi.

S'il ne garde aux tyrans qu'abîme et que tonnerre, Il a pour le tombeau, profond et centenaire

tLi seule miqesté dont il soit courtisan |, fn long {pémissement, infini, doux et sombre, Qui ne laissera pas regretter â ton ombre Le murmure de l'Océan !

9 octobre i830.

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