‹ Œuvres inconnues de J. RacineChapitre 68 sur 104 · MEM · texte numérisé non relu

MEM

De ta sainte loi que j'adore Je fais l'unique objet de mon plus tendre amour; À méditer sur elle attaché dès l'aurore 1 . Je ne la quitte point jusqu'à la fin du jour.

Je te dois toute la prudence Qui me sert à confondre un mortel ennemi: Et de tes saints décrets l'éternelle présence Contre tous ses efforts me rend plus affermi.

Je surpasse en intelligence Et suis plus éclairé que ceux qui m'ont instruit. Mon esprit cependant n'a puisé sa science Qu'en méditant souvent ta loi qui le conduit.

Le vieux docteur le plus habile Est sans comparaison moins habile que moi: Mais ma capacité vient de mon cœur docile. Qui se plaît à percer les secrets de ta loi.

J'ai détourné mon pied timide Du chemin périlleux qui conduit au péché; Et toujours attentif à ta voix qui me guide, A garder tes décrets je me suis attaché.

De tes jugements adorables Mon cœur humble et soumis ne s'est point écarté;

1. Epîtrc dédie, de Bérénice : Tant d'occupations où le zèle de votre prince et le bien public vous tiennent continuellement attaché.

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Et quand tu m'as prescrit des lois inviolables, A tes ordres divins je n'ai point résisté 1 .

Que ta parole qui me touche A pour moi d'agrément et qu'elle a de douceur! Le miel délicieux est moins doux à la bouche Que tes divins décrets ne le sont à mon cœur.

Je tire une lumière heureuse (2) Des saints commandements que tu nous a donnés, Et je déteste et fuis cette route odieuse Qui conduit à la mort les pécheurs obstinés.

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