I. Publiée dans Le Colibri du i6 octobre
Quand pour son corps vieilli sonne l'heure suprême, Il s'endort dans les bras du Dieu que son cœur aime,
Joyeux que l'instant soit venu; Dans la nuit du tombeau que sa ferveur éclaire 11 entre, insoucieux des choses de la terre,
Comme dans un chemin connu.
Qu'importe de mourir si, vainement avide, Le moribond déçu n'a trouvé que le vide
Dans l'avenir qu'il espérait?
Il a vu sans effroi se dissoudre son âme : Son esprit, en jetant une dernière flamme,
A pu s'éteindre sans regrets !